‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 10 sur 62 · CRE TT · texte numérisé non relu

CRE TT

La différence entre le Leicester anglais et le Border-Leicester, consiste surtoi dans la forme de la tête. Dans la variété Border, la tête est blanche, bien porté propre et sans laine, le nez est légèrement aquilin, le museau plein, les narines dil: tées et les oreilles droites. Dans le Leicester anglais, la tête porte généralement ur touffe de laine, et les jarrets sont également recouverts de laine, La tête du Leicesti anglais est d’un blanc bleuâtre, tandis que celle du Border est d’un blane clair, I Border a une charpente large et plus longue, et la ligne du ventre n’est pas aus pleine; elle est portée un peu plus haut

Aucune race de moutons n’a été plus largement employée que le Leicester pou améliorer les autres races. Le Cotswold, le Lincoln, le Shropshire, le Hampshire « beaucoup d’autres, lui doivent, directement ou indirectement, une partie de leur qualités

Les Leicester canadiens comptent parmi les meilleurs sujets de la famill Leicester. Nulle part au monde on ne saurait trouver de plus beaux spécimen: La demande américaine a été languissante au cours de ces derniers temps: nos éle veurs Ont conservé dans leurs troupeaux les meilleurs sujets, parmi les agneaux d chaque année, Grâce à la sélection et à l'élimination soigneuse, un grand nombre di bons troupeaux ont été formés. L’excellence de nos Leicester démontre conclusive ment que si les éleveurs canadiens d’autres races voulaient adopter les mêmes méthodes les troupeaux canadiens de toutes les catégories égaleraient ou surpasseraient bientô ceux de tous les autres pays.

De même que toutes les autres races de boucherie, le Leicester devrait présenter d’une façon générale, les caractères typiques du mouton à viande, donnés dans la première partie de cet ouvrage. Le Leicester est une des grandes races; les béliers qui ont terminé leur croissance et qui sont en bon état de chair pèsent de 230 à 300 livres, et les brebis, de 175 à 200 livres.

La tête, petite pour la dimension du corps, est portée droite et avec dignité Chez les béliers, le nez est légèrement romain, et presque droit chez les brebis. L’oreille est mince, modérément longue, et portée droite et alerte. La tête et les jambes sont d’un blanc de neige chez les jeunes animaux, mais deviennent plus noires avec l’âge.

Le Leicester est classé parmi les races à laine longue: toutefois, sa toison est moins longue que celle du Cotswold et du Lincoln. La laine est lustrée, à brins de bonne qualité. Elle couvre toute la carcasse, sauf la tête et les jambes: cependant, on tolère une petite quantité de laine très courte, sur le front et sur les jarrets. Elle tombe en spirales épaisses et elle est bouclée jusqu’à la au; la toison consiste en une masse de boucles distinctes sur toute la surface du corps, et sans séparation bien tranchée sur le dos, comme dans certaines autres laines longues.

Le Cotswold,

Le mouton Cotswold tire son nom d’une chaîne de collines dénudées des comtés de Gloucestershire et de Worcestershire, Angleterre, qu'il a habitées pendant une très longue période; à moins, comme on le prétend, que ce ne soient les moutons qui aient donné leur nom aux collines. Le mot Cotswold vient de “ cotte ”, qui signifie bergerie, et “ wold ”, colline dépouillée, D'après les historiens, cette race consistait autrefois en sujets à cou long, hauts sur pattes, de forme carrée, à ossature puissante et revêtue de laine fine et douce. Dès l’année 1464, les moutons de la race Cotswold furent, par autorisation royale, exportés en Espagne, au grand avantage des troupeaux espagnols. Ceci, joint à d’autres faits, tend à démontrer que la raco produisait alors une laine fine, très peu semblable à la longue laine actuelle. Pendant une longue période, après la date que nous venons de mentionner, il ne semble pas que l’on ait rien écrit de précis sur cette race. Deux ou trois siècles plus tard, le professeur Low. écrivant sur le mouton Cotswold, donne l'impression qu’il est le produit de la race Midland, à longue laine, habitant les terres plates.

D’après les rapports des divers écrivains, on peut conclure que le Cotswold

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ï\ XVIIIème siècle. Le sang Leicester, introduit ensuite, augmenta l'aptitude de la ice à produire la viande. Vers ce temps, la plupart des vieux pâturages furent levés, et l'on commença la culture des navets et des céréales, circonstance qui exerça ne influence favorable sur le poids du corps et la longueur et ia force de la laine. endant Inogtemps, les éleveurs de Cotswold ont préféré et se sont efforcés d'obtenir ne toison à boucles larges, ouvertes, de préférence à la spirale fermée du Leicester. ans les premières années de la race, des taches grises ou d’un brun léger, ou sur la ts, n'étaient pas considérées comme un défaut, et même actuelle-

gure ou sur les jarre présentes sur les individus d’un grand nombre des

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iilleurs troupeaux, bien que le Cotswold soit considéré comme une race à tête

Janche.

Quelle que soit l’origine de ce mouton, il est certain que pendant les derniers

0 ans, au moins, il a été tenu pur de tout mélange, de sorte que le type est depuis ongtemps complètement fixé. Le mouton Cotswold est un animal de forte taille, jnut sur pattes, plus large, et à ossature plus forte que le Leicester. Il n’a pas le dos aussi large que celui-ci, mais le corps est plus profond. En outre, les quartiers de dé-vière ont une forme plus carrée. Un trait plus caractéristique du Cotswold, c’est la touffe de laine sur le front, qu’on ne rase jamais complètement, mais qu’on laisse pendre sur la figure et qui s'étend parfois jusqu’au bout du nez. La toison est lourde, sinueuse, plutôt plus grossière que celles du Leicester: elle devrait peser de 10 à 15 livres de laine, assez propre, mais non lavée. Elle devrait couvrir toutes les parties du corps. Règle générale, les meilleurs spécimens sont recouverts de laine jusqu’au arret sur les jambes de derrière. De même que chez le Leicester, la tête est portée Le cou est plutôt plus long et, dans bien des cas, accuse Line faiblesse On devra s'attacher à corriger ce défaut aussi rapidement que possible, partout où on le constate.

La race Cotswold jouit d’une haute réputation, en Grande-Bretagne et à l'étranger. On trouve de nombreux troupeaux de sujets purs et de métis, en France, en Allemagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis, et au Canada. Ils sont très vigoureux et possèdent, à un assez haut degré, la faculté de transmettre leurs caractéristiques à leur progéniture, quand on les craise avec d'autres races. Le poids moyen d’un bélier Cotswold adulte, en bon état de chair, est de 250 à 300 livres, et celui d'une brebis, de 190 à 225 livres. Les spécimens d'exposition, spécialement poussés, atteignent encore de plus hauts poids. Ils demandent de bons pâturages et réussissent assez bien à des altitudes modérées en pays peu accidenté. Les mères sont en général bonnes nourrices et conviennent par conséquent pour la production d'agneaux hâtifs pour le marché. L’aptitude à l’engraissement est bonne, mais le grain de la chair n’a qu’une finesse relative, si on laisse les sujets dépasser la maturité. Règle générale, les animaux que lon ne garde pas pour l'élevage devraient être engraissés et mis en vente avant d'avoir atteint l’âge de 15 mois.

très droite,

Le Lincoln.

Le mouton Lincoln provient d’une race fortement développée, qui peuplait les terres basses d’alluvion du Lincolnshire et les localités avoisinantes sur la côte est de C’étaient de grands moutons, à forme grossière, portant de lourdes toisons de laine huileuse qui balayait presque la terre. Ils avaient des côtés plats, des flancs creux, de gros pieds et de gros jarrets, et la cuisse était peu développée. Ils ne s’engraissaient que lentement, mais ils proûuisaient beaucoup de graisse intérieurement, bien que leur chair eût la réputation d’avoir une bonne saveur et un beau grain. Quand les Leicester améliorés se firent remarquer, vers la fin du XVIIIème siècle, les principaux éleveurs de Lincoln se procurèrent des béliers de cette race, qu'ils croisèrent avec leurs troupeaux. Grâce à ce croisement, les formes

es de la race furent beaucoup améliorées, et avec le temps, on parvint à obtenir

un nouveau type plus fin que l’ancien.

l'Angleterre.

se développaient et ne

Le changement dans les méthodes de culture qui s’effectua à peu près en mêm temps que l’amélioration de la race, et qui comprenait la production de racines et d plantes fourragères contribua également, avec les meilleurs soins et la plus grand attention donnée à l'élevage, à faire de la race Lincoln le plus grand producteur d viande et de laine du monde, On rapporte que dans les premiers jours de la race, de moutons de deux tontes donnaient fréquemment des quartiers de viande pesant 9 livres, et on cite un agneau de 14 mois qui produisit une toison pesant 26 livres e demie,

La race Lincoin fut reconnue comme race pure distincte par la Société Royale d'Agriculture d'Angleterre, en 1802, Avant cette date, toutes les races à longue laine étaient exposées ensemble, et les Lincoln, d'après des comptes-rendus véridiques, étaient généralement victorieux Alors, comme aujourd’hui, c'était une excellente race pour la laine ou pour la viande. Ils se développaient rapidement, s’engraissaient facilement, faisaient des gains rapides, pour la nourriture consommée, mais demandaient de grandes quantités de nourriture en raison de leur dimension. Chez les animaux adultes, la chair est un peu dure, mais elle est de bonne qualité et abondante chez les agneaux gris où antennis. .

Pour le poids de la toison et la longueur des fibres, la laine du Lincoln n'est pas surpassée; en finesse, elle égale presque la laine des Cotswold. Elle est hautement prisée par les fabricants d’étamine (worsted), et beaucoup demandée pour les tresses ou autres articles qui exigent des fibres longs et de bonne force. Le rendement habituel de troupeaux bien exploités varie de 10 à 14 libres pour les brebis, et de 12 à 18 pour les béliers, laine non lavée. La production de laine d'une année est d'environ 8 pouces.

Pour améliorer un troupeau, les Lincoln sont très en faveur quand on désire augmenter le rendement de viande et de laine; mais pour obtenir les meilleurs résultats, il ne faut pas garder la progéniture sur des pâturages maigres ou accidentés. Pendant nombre d'années, les béliers Lincolns ont été en vive demande pour améliorer la taille et la toison des métis mérinos dans les Etats de l'Ouest de l'Union américaine, l'Argentine, et l'Australie, Aux ventes annuelles des principaux éleveurs de l'Angleterre, les béliers rapportent de très hauts prix; un grand nombre de bons spécimens vont en Argentine, Pour les éleveurs canadiens, les Etats de l'Ouest, qui prennent chaque année un bon nomt+2 de béliers, à des prix rémunérateurs, constituent le principal marché.

La race a une tête blanche et porte sur le front une touffe proéminente. La tête est massive, mais non grossière. Le nez est quelque peu arrondi et non recouvert de laine, Le poitrail est profond et bien sorti, le corps rond et bien proportionné. Quoique lourd, ce mouton n’est pas grossier. Il n’atteint pas le poids de ses ascendants en viande ou en toison, mais ses qualités, transmises par de longues années d'élevage intelligent et suivi, le rendent très désirable pour la production de la viande ou de la laine, ou encore pour l'amélioration des troupeaux communs. Les béliers adultes, en bon état de chair, atteignent des poids moyens de 250 à 200 livres, et les bons spécimens de brebis font monter la bascule de 220 à 250 livres. Les spécimens d'exposition atteignent souvent des poids plus considérables.

Le Lincoln est plus massif que le Leicester ou le Cotswcid. II ressemble plutôt à ce dernier, au point de vue des formes, Il est plutôt moins actif et porte la tête plus bas, en raison de son cou plus court et plus épais.

Oxford Down.

Le mouton Oxford Down est le produit d'un croisement entre le Hampshire Down et le Cotswold. Ce croisement fut entrepris délibérément, vers l’année 1823, par deux ou trois éleveurs renommés, qui désiraient combiner en une race les qualités diverses des moutons à longue et à courte laine, Cette entreprise fut, dans une grande mesure, couronnée de succès ; il en résulta un motion de forte taille, à tête et it la conformation des Downs et une laine d’une finesse

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modérée. Les fondateurs de la race:

raize-Norton; William Gillett, de Sou ous éleveurs marquants de leur temps, AJ'un de l’autre, et ils furent aidés dans leur entreprise par MM. John Hitchman, de

Little-Hilton, et J. L. Twyman, de la ferme de Whitechurch, Hampshire. Certains

historiens prétendent que le sang du Southdown fut introduit dans la race naissante, la variété Hampshire Down habitaient des districts

MM. Samuel Druce, d'Eynsham; John Gillett, de thleigh, et Nathaniel Black, de Stanton-Harbour, demeuraient à une demi douzaine de milles

mais, comme cette variété et voisins l’un de l’autre, et que ni l’une ni l’autre n'étaient encore bien fixées, à cette 2 date, on peut supposer qu'il ne fut pas fait beaucoup de distinction entre les deux,

, nd on s’occupa de rechercher des types convenables des races Down. Dans les à premiers croisements, le mâle était un Cotswold et la femelle une Hampshire Down. Il paraît y avoir eu un bon nombre de mélanges avant que les éleveurs d'Oxford Down s’'arrêtassent à un programme fixe. M. Druce constata que les meilleurs résultats

étaient obtenus quand on employait, di deux côtés, des animaux métis. On ne se fit É pas faute d'employer des béliers métis sur des brebis métis qui possédaient des qualités À désirables; les brebis de taille faible étaient accouplées à des béliers Cotswold et les É

mâles Down à des femelles métis de type plus grossier.

Pendant nombre d'années la race fut connue sous divers noms. Jusque vers 1853, certaines personne la désignaient comme demi-sang et d’autres comme “ Down Cotswold ”. Quatre années plus tard, à une réunion d’éleveurs, tenue dans le comté d'Oxford, on convint de la baptiser “ Oxfordshire Down”. Bientôt après, on adopta le terme Oxford Down, plus facile à prononcer. Depuis cette date, il n’a pas été introduit de sang étranger, et le développement et l'amélioration ont été accomplis par la perpétuation des sujets sélectionnés dans la race elle-même.

Pendant longtemps, les troupeaux des divers éleveurs présentèrent, dans la toison et dans la face, des caractères dissemblables dus à la prépondérance des ascendants à longue ou à courte laine. Ces traits avaient complètement disparu avant la fin du siècle dernier. La face tachetée a donné lieu à un brun égal dont les tons peuvent varier sans risque de défaveur. Le profil finement découpé et le nez plus fin ainsi que l'oreille longue et modérément fine sont, sans doute, des vestiges de l’ascendant Cotswold, tandis que la face noire et la toison relativement fermée proviennent du Down. Jusqu'à ces dernières années, les traits caractéristiques principaux des deux races ascendantes étaient visibles chez le Oxford, mais aujourd’hui, les sujets primés aux grandes expositions ont une forme plus compacte qu'autrefois; de conformation, ils ressemblent aux grends types Shropshire. Cette forme plus compacte est le résultat indirect des efforts que l’on a fait pouor obtenir un animal à développement plus rapide, suivant la tendance générale, dans l'élevage de tous les animaux de boucherie de la ferme.

L'Oxford Down est une à plus grandes et des plus lourdes variétés des Dunes; elle approche de très près le Hampshire, sous ce ræpport. Un bélier, en bon état de chair, devrait peser de 250 à 275 livres, et une brebis, de 175 à 220 livres, à l’âge adulte.

En raison de sa forte taille et du caractère du pays où il a été élevé, l’'Oxford Down est mieux adapté aux terres arables qu'aux terres incultes. Il se développe rapidement et s'engraisse bien avec une alimentation modérée. Au point de vue de la qualité et du mélange égal de gras et de maigre, sa chair ressemble à celle des autres variétés des Dunes. Pour croisements, partout où l’on désire une augmentation de taille ct de rendement en viande, et partout où l'on dispose de gras pâturages ou de fourrages riches, pour élever les agneaux, l’'Oxford Down est très apprécié. Les brebis de cette race sont prolifiques et bonnes nourrices. La laine est plus longue et plus grossière que chez les autres races des Dunes; elle est aussi moins compacte.

Dans les troupeaux bien exploités, une toison moyenne, non lavée, pèse de 9 à 10 livres, mais les béliers bien développés donnent souvent un rendement plus élevé à leur première tonte.

Comparés à la race qui leur ressemble le plus, c’est-à-dire les Shropshire, les Oxford se distinguent par leur taille plus grande; leur toison est plus ouverte et plus

longue, au moment de la tonte: la tête et la face nm sont pas si foncées ni si com plètement recouvertes de laine, et la tête et l'orcille sont plus longues, On trouve des Oxford Down dans la plupart des pays où se pratique l'élevage des races nméliorées. 11 y en a de nombre troupeaux dans presque toutes les pro:

vincecs du Canada, les Etats Unis, l'Australi et l'Amérique du Sud

Le Hampshire Down.

Les Hanmp-shi wn et les South Down sont proche parents, Les ascendants de ces deux races peuplaient les terres crayeuses des comtés Southdown, de l'Angleterre, depuis le temps de Guillaume k Conquérant. A l'est de ces comtés, le sol était pauvre, accidenté, ne fournissant qu’un pâturage maigre. Les moutons que l'on y élevait étaient de petite taille, mcis de forme compacte et renommés pour l’excel- ‘ence de la chair. Ce sont d'eux que proviennent les South Down modernes, Ces terres crayeuses s'étendaient à l’ouest dans les districts de Hampshire, Berkshire et Wiltshire, mais Jà le sol était plus profond, plus fertile, fournissant un meilleur pâturage ct des récoltes plus touffues. Les moutons élevés sur ces terres étaient plus

grands et plus massifs que les South Down. Ce sont les ascendants du Hampshire Down d'aujourd'hui. Plus :

à cornes de Dorset et de Somersetshire, Pendant bien des générations, les moutons élevés à la lisière de ces territoires se mélangèrent de telle façon qu'il était impossible

l'établir une division bien nette entre les variétés. D'après les premiers écrivains,

\ l'ouest, on trouvait, dans ces jours lointains, les moutons

les troupeaux des parties du nord et de l’est des districts de Hampshire étaient de forme plus compacte et plus symétrique, et portaient une laine plus fine que ceux de la partie ouest; dans cette partie les oreilles et faces blanches ou tachetées et los cornes en spirales étaient assez communes. Plus à l’est, les cornes étaient inconnues et les faces et les oreilles des moutons étaient de couleur très noire. Ces différences se maintinrent pendant toute la période de 1815 à 1825. Vers cette époque, on commença à clôturer les terres arables et à donner plus d'attention à l'élevage du bétail. - On désirait obtenir une caté

orie de moutons qui se développeraient bien sur des pâturages exposés et produiraient économiquement de la viande de choix, sur racines et autres cultures On remarqua que partout où les Southdown s'étaient longtemps mélangés avec leurs voisins à cornes des comtés de Berkshire et de Wiltshire, les troupeaux parais-

saient mieux remplir les conditions désirées Un grand nombre de cultivateurs entroprirent l'amélioration de la race par la sélection et l'élevage. Pendant quelque temps, les types varièrent suivant les centres d'élevage et la race manquait d'uniformité, mais plus tard, le meilleur type s’affirma et fut universellement reconnu. Ce furent ces animaux que l’on prétend être le résultat d’un croisement entre le South Down et les vieux moutons à cornes de Wiltshire, sinsi que les Berkshire Knot, qui formèrent la souche de la variété Hampshire

Parmi les eultivateurs qui entreprirent de fixer la race Hampshire, M. Humphrey, de Oak-Ash, se distingua tout particulièrement. Il possédait, de façon indiscutable, les qualités particulières que doit avoir un bon éleveur de bétail. D’autres, qui lui étaient contemporains, furent MM. Lawrence, de Bulbridge, et Morrison, de Fonthill. La première mesure réellement efficace que prit M. Humphrey, pour améliorer la race, fut l'introduction, dans son troupeau, d’un bélier South Down, élevé par Jonas Webb, et qui avait remporté le premier prix de Liverpool, vers 1834. Une diminution de taille fut le résultat de ce croisement Pour Y remédier, l’éleveur s’appliqua à ne choisir, pour l'élevage, que les brebis Hampshire de plus forte taille qui répondaient à son idéal. Ces brebis furent accouplées aux béliers les plus virils et les plus robustes de son propre élevage. Les résultats dépassèrent les espérances de M. Humphrey. Ce n'est que très rarement que M. Humphrey acheta des brebis, et encore fallait-il qu’elles fassent doutes de qualités extraordinaires, C’est une de ces brebis, ainsi achetées, qui, accouplée à un bélier d’une lignée fameuse, produisit Jack Tar. Ces reproducteurs ne furent employés qu'avec la plus grande discrétion, et jamais directement. Ainsi, on donna à Jack Tar quelques brebis, et les agnelles qui on ré :

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