‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 12 sur 62 · CD ME · texte numérisé non relu

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de plus forte taille et de conformation plus ouverte,

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Les premiers Southdown portaient des cornes, mais ces accessoires longtemps disparu; il n’en reste que des excroissances qui apparaissent autre sur les béliers de type assez grossier. Avant d’être améliorée, la race était petite, à cou long, à épaules légères; le dos était nu, la croupe tombante, mais la cuisse bien

La toison n'était pas aussi fermée ni aussi ferme qu'aujourd'hui, et la } J

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laine était plutôt bouclée.

Un des premiers am/liorateurs de la race fut M. John Ellman, de Glynde, comté de Sussex, qui commença son travail vers 1870 et le termina à sa mort, en 1832. Cet éleveur attachait beaucoup d'importance à la forme du cou et à l’avant-train, qu'il voulait avoir musculeux, épais, bien prononcé 11 chercha à développer ces caractéristiques, ainsi que l'amplitude des côtes, de Ja poitrine, et la profondeur et la largeur des quartiers de derrière, “Le gigot de mouton ”, disait M. Ellman, “ doit être bien garni, en dehors, sur les faces internes et externes, et Sous ses soins, la toison devint presque aussi ferme qu’une planche, s’ouvrant jusqu’à la peau quand l'animal se tournait, et présentant une surface ferme et élastique, Feu M. Jonas Webb, de Babraham, Cambridgeshire, succéda à M. Ellman. Le type actuel de la race est dû en grande partie à ses efforts.

Le Southdown est un des plus beaux moutons qui existent; son corps lisse, égal: sa poitrine arrondie et nette; ses pattes courtes, sa tête fine et ses reins larges, de même que sa viande tendre, à saveur douce et rarement trop grasse, le désignent pour la pelouse du gentleman-farmer, tandis que sa précocité et son aptitude à l’engraissement le font également rechercher du cultivateur pratique. C’est la plus petite des races moyennes; mais grâce à sa forme compacte, il atteint un poids remarquable pour sa taille. Un bélier bien développé, à point pour l'élevage, pèse environ 200 livres, et à point pour l'exposition, de 225 à 240 livres. Les brebis adultes pèsent de 150 à 200 livres, suivant leur condition. Cette race convient mieux aux terres roulantes ou accidentées, à herbage court et fin, mais elle s'adapte également bien aux prairies plates, non marécageuses. Elle est précoce, possède des aptitudes à l’engraissement exceptionnelles, et souffre moins de l’agglomération, à la bergerie ou au pâturage, que Ja plupart des autres races.

La toison du Southdown est la plus courte et la plus fine de toutes celles des dunes. Sa laine obtient un prix plus élevé que toutes les autres, à moins que les laines grossières ne fassent défaut Elle est compacte et en général uniforme sur toute la surface du corps. Un Southdown moyen rendra de 5 à 7 livres de laine, en suint,

Pour fins de croisement, le Southdown a été particulièrement utile et toutes les variétés améliorées des dunes lui sont tributaires. Comme ses caractères sont depuis longtemps fixés, il les transmet à sa progéniture jusqu’à un degré remarquable.

La face, les oreilles et les jambes du Southdown ont une teinte uniforme, gris brun ou gris souris. Le front, les joues, sont bien recouverts de laine de la même densité et de la même blancheur que la laine des autres parties du corps. Les oreilles sont plutôt petites, assez espacées, recouvertes de poils fins, et ont un mouvement

aussi rond qu’une balle de cricket.”

d'avant en arrière très vif.

Avec ses proportions admirables, sa symétrie parfaite, son corps compact, ses paties courtes, le Southdown représente le type idéal du mouton de boucherie, 11 a une allure vive, attrayante, un regard hardi et un pas ferme et fier

Le Suffolk.

Le mouton Suffolk, qui n’est représenté au Canada que par un petit nombre de troupeaux, appartient aux races des dunes, qui peuplaient autrefois les comtés du sud de l'Angleterre. Quoique plus large, de taille plus allongée, et de couleur

ph : noire que le Southdown, cette race a cependant largement contribué à la forma: tion du Suffolk. La seule autre race qui soit entrée dans la combinaison, était Norfolk, qui paraît avoir été ravé de la liste des rnces modernes de moutons, Les anciens Norfolk étaient droits, robustes, actifs et prolifiques, à face et à pattes très noires, munis de cornes, chez les deux sexes, et revêtus de toisons de laine fine et douce, qui rendaient environ 3 livres à la tonte. Us peuplaient les pentes crayeuses des comtés de Suffolk, Norfolk, Cambridge et Essex. Le Southdown, qui habitait les comtés adjacents, est, comme nous l'avons dit, un mouton plus élevé, plus bas sur pattes, et bon “raceur”. Ce sont les béliers de cette dernière variété qui, employés sur les brebis de l’ancien Norfolk, ont formé la nouvelle race de Suffolk.

Le crédit de l’établissemen du Suïtolk revient principalement à M. George Dabito, de Lydgate, que l’on dit avoir été un avocat enthousiaste de la combinaison Southdown et Norfolk. Bien que le nom de Suffolk n'ait pas été généralement adopté avant 1859, époque où la Société d'Agriculture de Suffolk créa des classes spéciales pour cette race, on prétend qu’il existait des troupeaux purs de cette race, en 1810.

En ces dernières années, les Suffolk ont tenu tête aux autres races à laine courte, dans les expositions britanniques, En 1883, 1884 et 1885, ils battirent toutes les autres races, À l'exposition de la Société Royale d'Agriculture, et ils remportèrent depuis de belles primes dans la catégorie des moutons gras, dans les concours ouverts à toutes les races, de l'exposition de bétail gras de Smithfield. D'apparence grèle, en raison de la tête et des jambes nues et du peu de longueur de la laine, cette race ne paraît pas aussi attrayante que la plupart des autres espèces Down, mais c’est sur le bloc du boucher, la vraie pierre de touche de tous les animaux À viande, qu’elle montre réellement ce qu’elle vaut. Sa chair est rarement trop grasse, si elle l'est jamais, et le grain en est beau et la saveur particulièrement agréable,

Actif et très vigoureux, le Suffolk réussit aussi bien sur les collines à maigres herbages que sur les gras pâturages. L’infusion de Southdown et le soin apporté à l'élevage, au cours de ces dernières années, en ont fait une race très précoce, Les troupeaux produisent une haute proportion de jumeaux vigoureux, qui se développent rapidement, grâce à la quantité abondante de lait donnée par leurs mères.

La Société du mouton Suffolk, d'Angleterre, fut établie en 1886. Les premières importations au Canada eurent lieu en 1888, et quelques troupeaux se sont depuis établis, dans l'Ontario, l'Ile du Prince-Edouard, et la Colombie-Anglaise. Les premiers Suffolks des Etats-Unis furent importés en 1888, mais un grand nombre d’autres suivirent, et l'association américaine pour l'enregistrement des troupesux, fut instituée en 1892,

Si on le compare aux autres races des dunes, c’est avec le Hampshire que le Suffolk présente le plus de points de ressemblance, et même, à quelques-unes des grandes expositions, ces deux variétés sont classées ensemble. Toutefois, ils leur sont inférieurs sous le rapport de la taille et du poids, mais ils sont } lourds que les Southdown et les Shropshire. Les béliers adultes, en bon état d chair, pèsent de 240 à 260 livres, et les brebis, de 190 à 210 livres. Ils ont le corps et les membres plus longs que le Shropshire. La tête est plus longue, plus étroite, et nue; mais l'on ne s’oppose pas à la présence d’une petite touffe de laine blanche et courte, sur le front. La tête et les jambes sont d’un noir lustré. Au point de vue de la production de la laine, ils rendent un peu plus que le Southdown, et la qualité de la laine est égale à celle du Hampshire où du Shropshire.

Dorset,.

Le mouton Dorset à cornes constitue l’une des plus anciennes races de moutons anglais. 11 peuple, depuis une date très anciene, les comtés fertiles de Dorsetshire et de Somersetshire, situés dans le sud-ouest de l'Angleterre. Le pays d’origine de la race est parsemé de collines et de vallées fournissant des pâturages crayeux et élevés où des pentes et des vallées argileuses et riches. Le mnt

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deux sexes ont conservé leurs cornes, depuis l’origine de leur race jusqu'à nos jours. Ils appartiennent aux espèces à laine moyenne, mais, contrairement à la plupart de celles-ci, ils ont la face et les pattes blanches. On s’eflorça, mais sans succès, d’améliorer la race par des croisements, bien que l’on ait employé pour cela les races

Leicester et Southdown. L'amélioration très sensible effectuée dans la forme et la

précocité du mouton Dorset, au cours du dernier quart de siècle, s'est faite entière-

ment dans la race elle-même.

Pour l'élevage, le Dorset possède des qualités qui le rendent supérieur à toutes les auties races, Les brebis, contrairement aux autres variétés, peuvent être saillies presque à tout moment de l'année, et il n’est pas rare qu’elles agnellent deux fois en 12 mois. En Angleterre, on voit souvent, à Noël, des agneaux Dorset sur le marché de Smithfield, et ils commandent alors des prix de fantaisie. Beaucoup d'éleveurs, sur ce continent, de même qu'en Grande-Bretagne, cherchent à obtenir leurs agneaux d'automne dès le mois de septembre, tandis que d’autres préfèrent ne pas les

La brebis Dorset est une mère excellente; elle produit rarement

avoir avant janvier.

moins de deux agneaux, et souvent trois. Elle donne du lait en abondance, et ses

agneaux, bien nourris, se développent très rapidement. Pour ces raisons, les Dorset oecupent une place spéciale, comme producteurs de ce que l’on appelle des “ agneaux de serre ”, qui rendent fréquemment de 40 à 45 livres de viande nette, à quatre mois.

La conformation générale du Dorset est celle du type de boucherie; il s'approche plus du Southdown, sous ce rapport, qu'aucune des autres races. Il est plus gros que le Southdown, égalant presque le Shropshire, mais moins symétrique que l’une ou l'autre de ces variétés. Le poids moyen des béliers adultes est d'environ 220 livres, et celui des brebis, d'environ 162 livres.

Au point de vue de la qualité, la laine du Dorset ressemble beaucoup à celle du Shropshire:; la toison est très tassée, très blanche, et élastique. Le front et les mâchoires sont recouverts, comme chez le Southdown. Les béliers de bonne venue rendent environ 10 livres, et les brebis, de 7 à 8 livres de laine, non lavée.

Les cornes du Dorset s’inclinent gracieusement en avant, assez près des mâchoires. Elles sont petites et plates, chez la femelle, mais beaucoup plus longues, beaucoup plus fortes et beaucoup plus anguleuses, chez le mâle, où elles s’enroulent en spirales vers l'extérieur, à partir du dessus de la tête.

Les Dorset sont très appréciés, aux Etats-Unis, pour le croisement, surtout dans les districts où l’on trouve des métis mérinos. Ils communiquent d’une façon remarquable leur fécondité, leur vigueur, leurs excellentes aptitudes laitières et leur forme compacte, à leur progéniture. Leurs cornes les rendent peu propres à des croisements avec des races sans cornes. Cependant, si l’on devait s’en servir dans ce but, les Dorset, dans le croisement, ne devraient fournir que les femelles. On obtient ainsi des agneaux à face noire, qui s’écoulent plus facilement que les agneaux d'élevage Dorset et qui sont souvent primés, aux expositions, danas les catégories ouvertes aux métis.

L'élevage du Dorset a été peu pratiqué, en dehors de son pays natal, jusque vers 1885. Dernièrement, de petits troupeaux ont été établis dans d’autres parties des Iles Britanniques. On a commencé à importer au Canada vers 1885, et aux Etats-Unis en 1887. On en trouve maintenant de nombreux troupeaux, au Canada et aux Etats- Unis.

Le Cheviot.

La race Cheviot est peu connue des éleveurs canadiens, mais elle gagne rapidement en faveur partout où on en fait un essai loyal. Venant d’un pays accidenté, elle possède une faculté particulière d'adaptation pour les pays de montagnes, où l’on ne peut

donner une attention journalière aux animaux.

Le Cheviot appartient à l’une des plus anciennes races de moutons. Il rentre 1 + la Black Favre, dos

Highlands de Ecosse, au point de vue de la rusticité. Il provient des terres monta-

Hneuses qui bordent l'Ecosse ot l'Angleterre, et où l'on en pratique l'élevage de puis

Cpoque très reculée, Dan Mn pays natal, on ne lui fournit pas d’abri, et il paît t l'année sur l pentes des montagnes et dans les vallées, (C tte vie en plein air du Cheviot une d les pl rustiques, parmi les « pêces À laine moyenne

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Cette même année, cleveurs renommés visitèrent le Lincolnshire et revin

avec 14 béliers, qu’ils crent avec grand succès sur leurs troupeaux. On pré! que le troupeau de M. Jam Robson, de Philhope, fut si bien améli, ré par le er ment Lincoln, que, pendant de nombreuses années, M. Rob on vendit plus de bélie lui seul que —n moitié à rmiers de la montagne mis en emble,

La race fut baptisée vers 1799 Elle était alors décrite

comme race à laine 1 De 1800 à 1860, le mouton Cheviot g

\gne graduellement du t« rrain, et les Black F © la plupart des meilleurs f. rmes du sud de l’Ecosse, sauf dans districts montagneux dc l'Ayrshire et de Lanarkshire, Ensuite vint une saisons rigoureuses, qui remit les Black Face en faveur dans toutes les ] r les pentes inférieures et herbeuses de la montagne, où le

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C’est un animal de taille moyenne, À peu près semblable au Shropshire, pour : poid Les brebis pèsent de 150 à 160 livres, et les béliers, de 180 à 295 livres, Ils « 2 rare qu’elle devienne trop grasse, Elle consiste en un mélange de gras et de mais : Mouton des bruyères du nord de la Grande Bretagne, Comme la plupart des races

Montagnes, ils ont l’avant-trairi léger, mais les quartic es et produisent des gigots de mouton de Cheviot, e mme celle des autres r

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La laine du Cheviot appartient : ‘a classe moyenne, La toison a une tendance etre ouverte et elle est quelque pen ius longue et plus le laine Shropshire, Comparée à la laine des Oxford

i qualité. Les brebis rendent de 6 à 9 livres,

non Jlavée

grossière que le meilleur ty , elle lui est plutôt supérieure « et les béliers, de 8 à 12 livres de lain Le Cheviot est doué d’une vigueur de constitution extraordinaire. Il est tri prolifique, les brebis produisant plus souvent des jumeaux que des agneaux seuls. Lx brebis prennent bien soin de leurs agneaux et ceux-ci se développent rapidemen d nnant, à l'âge de 6 mois, de 50 à 60 liv res de viande. De facon générale, la forme du Cheviot ressemble 1 bonnes races à viande, La tête, noirs, brillants, et des oreilles

eaucoup à celles des autre sans têre trop lourde, est large, har droites de moyenne longueur.

Pau, autour de la bouche, est noire; les jambes, ] vertes de poils blancs, durs et propres,

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tout particulièrement aux districts accidentés, Il

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bien, même sur un pâturage maigre,

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Promptement sur racines, bon pâturage, ou sum fourrages, même sans ration de grain, Ces moutons tout tout à fait chez eux dans les provinces maritimes et les parties escarpées de la province de Québee, maintenant qu Iques troupeaux.

superficie de terrain, et s’engraisse où l’on en trouve

Le Mérinos.

Très répandus dans la République Américaine, les mérinos ne sont pas devenus populaires, dans ce pays. Au Canada, de même qu’en Grande- 3retagne, il faut qu’un mouton soit au moins un peu apte à produire de la viande, pour que les éleveurs s’en emparent, où que le cultivateur ordinaire, qui ne garde que quelques sujets, y trouve son profit. Toutefois, dans les prairies, la majeure partie des troupeaux sont formés de mérinos, et bien que le type de boucherie soit, en général, préféré par tout le Canada, tout indique que lon continuera à faire appel périodiquement, sinon de façon

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