‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 14 sur 62 · RE ER · texte numérisé non relu

RE ER

sujets ont été nourris, en hiver, avec du foin et des criblures, aux élévateurs, et étaient en excellent état pour le commerce d'hiver et de printemps.

La race Mérinos est la plus légère des races de moutons enregistrées, Le bélier moyen pèse de 150 à 200 livres, et les brebis, de 90 à 120 livres; mais parmi les Rambouillet, on rencontre parfois des brebis de 200 livres et des béliers de 300 livres. La race à fait preuve de facultés d'adaptation égales sous des conditions fort différentes; elle réussit également bien sur les collines maigres et sur les plaines fertiles. Elle supporte l’agglomération, le manque de soin, les longues marches, mieux que les autres catégories de moutons. Pour toutes ces raisons, bien aue moins prolifique que les races anglaises, les Mérinos, gardés en grands troupeaux dans les prairies et dans des conditions où il est impossible de leur accorder une attention individuelle, se multiplient de façon satisfaisante.

évateurs, et"

Le bélier ; ni les Ram- # ) livres, La

différentes; FORMATION D'UN TROUPEAU DE MOUTONS . Elle sup- : DE RAPPORT,

e les autres ue les races ; des condi- Le cultivateur canadjen qui désire établir un troupeau de moutons de rapport, a dtiplient de aujourd'hui beaucoup plus d'avantages qu’autrefois, pour arriver à ses fins. Dans les

; temps déjà lointains de l’agriculture canadienne, les seuls sujets qu'on pouvait se procurer pour la formation d’un troupeau étaient les moutons communs, nom par lequel ils étaient généralement désignés, et communs, ils l’étaient, en effet, à plus d’un titre. Partout, on les rencontrait, sur les fermes des cultivateurs anglais du Dominion, et ils étaient absolument dépourvus de tous les signes de bon éle rage qu'attestent aujourd’hui, par leurs qualités, les bons types de boucherie. Mais ils étaient vigoureux et si débrouillards qu’ils ne causaient que peu de frais à leur propriétaire. Cependant, leur agilité à escalader les clôtures et à prélever leur nourriture

sur les récoltes cultivées fut souvent pour lui et ses voisins une source d’ennuis considérables.

Ils étaient assez hauts sur pattes, à corps peu profond, et peu garni de chair. "0 Leur laine, quoique courte et épaisse, n’était cependant pas très fine; elle était même 0 très grossière sur les hanches et sur les cuisses, et, ce qui était encore pire, elle Rs Cclaircissait beaucoup avant l’âge de deux ans, jusqu’à laisser les parties inférieures 0 ct le cou entièrement nus.

# Ceux cui employaient ces moutons, comme souche d’un troupeau, n’obtenaient cure des agneaux assez uniformes pour la vente avant l'emploi, sur plusieurs générations successives d'animaux, d’un bélier de bon type de boucherie. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Le débutant a à sa disposition des trou- 0 peaux presque purs des diverses races et il peut commencer avec un troupeau de métis sélectionnés et présentant toutes les caractéristiques de la race pour laquelle il se sent une prédilection. Depuis longtemps, les meilleurs éleveurs de ces races s'efforcent d'établir dans leurs troupeaux respectifs le même type idéal de conformation. Il n'y a $ que la taille qui varie. Il sera bon d’avoir cet idéal dans l'esprit en faisant un choix. Il faut un dos bien recouvert, large, indiquant des côtes bien arquées et des reins larges; la chair lisse et élastique au toucher, si l'animal est en bon état, et non pas molle et OS flasque ni dure. Si l’animal est en bon état de chair, l’épine dorsale ne devrait pas se ! révéler au toucher. Il faut rechercher des quartiers longs, bien garnis, bien remplis | dans l’entre-cuisse et sur les faces internes et externes des cuisses. Ce sont là les f parties les plus précieuses du corps. Mais il nous faut aussi des côtes de bonne pro- + fondeur, une poitrine ample et profonde, si nous voulons avoir une constitution vigoureuse. Ces caractères devraient s'associer à un cou de longueur moyenne, plus fort aux épaules et bien planté. Une tête nette et intelligente, des yeux brillants assez proéminents, nulle mollesse dans l'apparence; tous ces traits sont désirables. Quand on choisit des brebis, il faut donner une attention particulière à l’ossature, qui doit être bonne et ferme; les pâturons doivent être courts et solides, pas trop inclinés en arrière; les pieds, de bonne forme et de bonne dimension; les jambes droites ; et d'aplomb. \ La toison demande aussi beaucoup d'attention, Les meilleurs producteurs de laine, qui présentent en même temps tous les traits caractéristiques de leur race, sont les sujets les plus avantageux, et pour qu’une toison soit pesante, il faut que les fibres soit N longs et bien tassés. La qualité doit être uniforme sur toute la surface du corps; il ne

M faut pas que la laine soit grossière sur les cuisses. Ceci est un point très important. 3 Ayant dans l'esprit le type qu’il nous faut, la question qui se présente ensuite par ordre d'importance est l'uniformité de é Ce point est Écalomen ,

VE puit OST CgaiCment trés ituipor-

tant, Car un groupe d'agneaux uniformes se vendra toujours mieux et obtiendra de prix plus élevés, Quand nous disons un lormes, nous ne voulons pas dire seulemen que les sujets du troupeau doivent présenter le même ion, mais que chaque sujet du tr upeau doit Jui-même utes ses parties doivent être de qualité égai bonne; il ne faut pas qu'il y ait des ,

type et être de la même dimen être uniforme, c’est-à-dire qu

, que la conformation générale doit êtr is extra bonnes et d'autre faibles.

Choix du bélier.

C’est surtout dans le choix d'un bélier que cette question de l’uniformité indivi

duelle prend le plus d'importance, car le bélier, grâce à son élevage soigné, peut trans

mettre sa conformation et son type à sa progéniture, et il est, en réalité, la moitié du troupeau.

Une taille moyenne, plutôt forte que faible, sera la plus désirable. Dans la |

ou doit rt chic ch r l imple ur «de forme s, car le 3 brebis de ce

de meilleures mères. Il faut &

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brebis à côtes courtes, à apparence resserrée Le bélier doit posséder les mêmes qualités de conformation et de t

oison, mais il doit également présenter une apparence plus compacte

, dénotant plus de force, de la virilité sans toutefois dépasser la taille moyen

[Il faut qu'il soit de race pure et qu'il possède toutes les caractéristiques de sa race, C’est }

un port fier, hardi, une ossature plus forte,

des béliers de son troupeau,

resque toujours une erreur que de croiser les races à moins que l’on ne se propose un but spécial, 1

#8 croisements continuels et peu judi cieux ruinent toujours un troupeau,

Dimension du troupeau.

Toute ferme de 100 acres sur laquelle on pratiqu

e un système de cultures variées, devrait avoir un troupeau de 15 brebis, au moins.

À mesure que l’on acquiert de l'expérience, on pourra augmenter ce nombre, mais sans dépasse moins que l’on ne désire se spécialiser dans l’élevage du mouton. exploité doit augmenter, pour 100,

r 20 ou 25 têtes, à

Un troupeau bien par les agneaux qu'il produit, dans la proportion de 150 à 175 itot ce dernier chiffre,

Un troupeau de cette dimension détruira, si on lui en donne l’occasion,

un grand nombre de mauvaises herbes sur une terre: mais il ne faudrait pas faire l'erreur de supposer que les moutons tireront le

eur subsistance des mauvaises herbes, ou des endroits

perdus de la ferme. 11 faudra faire provision de fourrage supplémentaire, comme l: navette; cette plante, produite à très bon marché, est généralement très

avantageuse, et Une fois sevrés, les agneaux se développent très rapidement sur la navette, et quand on y ajoute un peu d’avoine, vers la fin de ln période de nour:issage, on obtient une chair ferme et bonne qui rapportera les plus hauts prix. Si l’on nourrit pour la vente au mois de mars, ce qui est généralement l’époque la plus avantageuse, la navette prépare bient au norrissage d'hiver, Ces nourritures supplémentaires sont nécessaires pour l'exploitation avanta

on ne devrait jamais négliger d'en semer

geuse d’un troupeau,

À quel moment doit-on acheter les brebis.

La meilleure époque pour acheter les brebis est le mois d'août, immédiatement Elles sont alors aussi bon marché qu'à n'importe quelle n choisit des brebis qui ont élevé leurs agneaux, on pourra mieux juger de leur force et de leurs aptitudes laitières. ÆEn outre, en les achetant à ce moment, on aura le temps de les préparer pour le prochain agnelage, Il est vrai qu'une brebis d’une tonte qui n’a

pas eu d’agneau—c’est-à-dire une !

brebis de 16 à 17 mois—pourra rendre des services pendant un an de plus, cependant, il vaut mieux, règle générale, choisir des brebis de deux tontes. qu'elles sont aptes à

aprs le sevrage des agneaux.

autre époque, et si

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508 et Îes ineilieures laitières, Disons

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d'un an sont stériles, On devra laisser ces brebis sur un chaume, non ense-

encé en trèfle, ou sur de vieux pâturages, jusque vers le milieu de septembre, et leur onner alors accès à un champ de navette ou de trèfle, Quand on n’a pas de fourrages en abondance, il vaudra mieux donner une petite quantité de grain pour tenir les

en bon état. C'est là le moyen d'obtenir de fortes proportions de jumeaux, 11

être bon de suivre le conseil de certains éleveurs de choisir pour l'élevage des brebis étaient elles-mêmes jumelles; mais, même dans ce cas, ces brebis devront être fortes et vigoureuses, si nous voulons nous assurer les meilleurs résultats, Nous

non seulement des rendements plus élevés, mais les agneaux seront plus vigou-

et se développeront mieux, pourvu que l’on continue à donner aux brebis de bons

jusqu'au moment de la mise bas.

Lutte.

Le bélier devra également être sain et vigoureux au moment de la lutte, Génélement, on obtient des agneaux plus vigoureux quand on se sert de béliers âgés d’un

Mn ou plus, mais pour un troupeau de 15 brebis, un agneau mâle, bien développé,

lonnera des résultats satisfaisants. Non seulement il coûtera meilleur marché qu'un er plus âgé, mais il aura aussi l'avantage d’être plus jeune d’un an, et on pourra en disposer plus facilement, quand on voudra le changer, Mais quand le nombre

bis va jusqu’à 20, ou dépasse ce chiffre, on devra prendre un bélier plus âgé, Quand on emploie un bélier agneau pour 1 20 brebis—chose que l’on devrait éviter autant que possible on ne devra pas le laisser courir avec ses brebis, mais le tenir séparé, en lui laissant une brebis seulement pour compagnie et en lui permettant chaque matin de rester assez longtemps avec le troupeau pour lutter les brebis qui sont Il serait inutile de le laisser plus longtemps, sans compter que sa vitalité et son utilité en souffriraient, Quand on n’a pas l’aide nécessaire, ou quand on ne désire en prendre soi-même le temps—pas très considérable, il est vraide suivre cette méthode, on pourra, si l'agneau est adulte, lui permettre de courir avec un petit troupeau de brebis, pendant la saison de la lutte, sans qu’il en souffre apparemment, Toutefois, il vaut mieux restreindre un agneau, car il a généralement plus V'ardeur: il est plus exposé à se faire du mal et produit par conséquent des agneaux p faibles, Le profit du troupeau dépend largement du nombre des agneaux de déveloypement uniforme qu’on en obtient et, avec des précautions raisonnables, les soins et l'attention voulus, il est possible d'obtenir ces agneaux, pourvu que les brebis soient bonnes

laitières.

Hivernement.

À l'approche de l'hiver, le troupeau doit être fort et en bon état de chair, condition que l’on pourra réaliser, si les fourrages sont abondants à l’automne. L'hivernement coûtera d'autant moins cher que le troupeau sera en meilleur état. On pourra le maintenir vigoureux avec du foin de trèfle et quelques racines,—disons trois livres par téte et par jour,—et une bonne quantité de pesats de pois. Une petite quantité de grain donnée pendant quatre semaines, avant l’agnelage,—une livre par tête et par jour d'avoine et de son mélangés—contribuera à maintenir les brebis en bon état, au moment de la mise bas Après l’agnelage, on doublera la ration de grain et on donnera à peu près toutes les racines (betteraves ou navets) que les brebis voudront consommer. On obtiendra ainsi une bonne production de lait. C’est de ce lait que l'agneau dépend, les deux premiers mois. Une bonne nourriture, alors, en fera un agneau avantageux; tandis qu’une nourriture insuffisante l’arrêtera dans son développement. Après ces deux mois, on peut lui venir en aide avec d’autres aliments.

faut se garder de donner

mise [ : T 5 sont d'eau qu’elles renferment; consommées en grandes quantités, elles semblent affecter le fœtus et les agneaux naissent mous et faibles, très difficiles à élever.

On peut donner aux brebis des navets ou des bett: raves indifféremnient, quoiqu

beaucoup d'éleveurs pré‘èrent donner les navets avant la mise bas, et les betteraves ensuite, parce que celles-ci sont considérées meilleures pour la production du lait, Mai on ne devrait jamais donner de betterav. IX

béliers, car elles occasionnent des pierres dans la vessie et causent parfois des pertes sérieuses, Les navets n’ mt pas cet effet Il importe que les moutons « mtinuent }

[l us he sont plus au paturags L'en

1e ilage ne leur convient pas; il est souvent tre: ives, qui engendrent une chaleur fiévreuse de rd ainsi une bonne partie de la toison, la vitalité de l'animal est réduite.

4 recevoir une nourriture succulente, qi

acide et cause des indigestions gr

la peau et la laine se détaclu On pr

sans compter qu

Agnelage.

L'agnelage est le se ul moment de semaines des soins et une souvent les brebis, à cc ils viennent à

l'an: 6e où le

troupeau exige pendant quelqu ittention continue di

la part du berger, Il est bon de visiter moment, pour éviter que les iinonde où qu'ils ne s'affaiblissent par d'avoir quelques petit

agneaux ne se refroidissent quand manque de nourriture, Il est bon s loges que l'on pourra facile nt construire avec des clôtures ues) dans un coin de la grande ] prendre soin de leurs ag

troupeau,

portatives (cl ge. Les brebis refusent rarement de neaux, quand elles sont

seules avec eux, séparées du reste du Il est rare que les brebis

aient besoin d'aide au moment de la mise bas, ii, un peu d'aide à propos pourra sauver la vie d’un agneau faible, Une que les agneaux sont sur pied et qu'ils ont trouvé les trayons de leur mère, il n'exigent plus guère d'attention, à moins que |

IA, SOUVI fois

a brebis ne soit mauvaise laitière:

dans ce cas, il aux avec un peu de lait de vache,

ra avantageux d'aider les agne jusqu'à ce qu'ils mangent bien.

Il faudra couper la queue des Q

JÉNEAUX avant que ceux-ci aient plus de 10 jours. S1 on la lu:ss

e plus longtemps, ou si l'on attend qu’ils deviennent assez dodus, la commotion ou la perte de sang peuvent parfois entraîner la mort. On peut éviter la perte de sang en liant la queue avec une corde, bien serrée, juste au-dessus de l

l’on peut réduire Ja commotion en

droit où l'opération est effectuée, et coupant un Joint ou environ plus long Les agneaux mâles devraient être châtrés en même temps,

Tonte et lavage.

La tonte devrait se faire aussi tôt que possible, au printemps. Le commencement rés peu après la mise bas, est

généralement une bonne époque, ou, si l'agnelage it avoir lieu plus tard, avant la mise bas. Si l'on attend, pour la tonte, jusqu'après l'agneluge, il faudra avoir soin d’enlever toutes les toutfes de 1

aine autour du pis, Si l'on négligeait cette opération, les avaler, et il se formerait ainsi dans leur ‘ausent fréquemment l’inflammation et la mort. La

, Quand les agneaux sont infestés de poux, car ils sont alors s À se mordre et à tirer la laine, en svalant une portior la même manière,

nt la mise bas ou immédiatement après.

agneaux pourraient sucer ces touffes et les estomac des boules de laine, qui « ème chose arrive, pa

et les boules se forment Dès que la température se sera sufisamment réchauftée, au les moutons devront être tre mpés dans un des lavages que l’on trouve dans le commerce. On peut rapidement, et à peu de frais construire un Lassin ton, On devra laver les animau

pour cette opéraux de nouveau, à l'automne, avant que la température devienne très froide bien des ennui

printemps, les agneaux

Une demi iournée de travail passée Toute vermine laissñe sur les cher au propriétaire du troupeau.

à cette opération évitera ns entrant en hivernement coûte

moutu

Soin du troupeau au pâturage.

Le troupeau au n

iturore da

4 Peu d'attention: tout ce qu'il exige, c’est dé l’eau propre en abondance, et du sel. é

L'eau propre, tout le long de l’année, est néces- À saire pour assurer le maint l

nUen au troupeau en bonne santé, On ne devrait jamais

ent, quoiqu es betteraves u lait, Max ® it des pierres pas cet effet lente, qu. 1d souvent tror e de la peau, compter qu

nt quelqu Qui de Visiter ssent quand Il est bon des clôtures rarement di du reste du a mise bas, aible, Une ir mère, ils se laitière:

t de vache,

le 10 jours, z dodus, la at éviter la us de l’en- ‘oupant un ême temps,

mencement l'agnelage jusqu'après ur du pis, ration, les dans leur mort. La sont alors se forment

*S AgNeAUX ns le comtte opérampérature on évitera ent coûte

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at jamais

les moutons boire d'eau stagnante. Ils sont exposés, en re faisant, à introduire « rs organes des parasites qui les feront souffrir, On ne doit pas, non plus, pter sur la neige pour les abreuver, en hiver, car ils ne se porteront pas aussi bien.

i la chose est possible, on devrait changer le troupeau de pâture toutes les deux ou maines; les moutons se développeront beaucoup mieux. Il n’est pas nécessaire nouveau pâturage soit supérieur à l’ancien, Il suflira d’avoir deux champs et

transférer les animaux d’un champ à l’autre, toutes les quelques semaines.

Sevrage.

Une bonne époque pour le sevrage des agneaux, est la première moitié du mois

Il vaudra mieux, ensuite, les séparer complètement des brebis et les mettre

un petit enclos de jeune trèfle et de navette, Les brebis auront ainsi l’occasion

e remettre et de reprendre du poids, Pendant quelque temps, après le sevrage, il

lra surveiller soigneusement les mamelles des brebis et les traire à fond, chaque

que cela sera nécessaire, jusqu'à ce qu’elles soient taries. Les brebis qui ont des

en mauvais état devront être marquées pour la réforme: on devra aussi prendre

les meilleures laitières Pour réussir dans l'élevage des moutons, il faut, avant

s'attacher à ne conserver que des brebis bonnes laitières, car ce sont les bonnes

qui élèvent les meilleurs agneaux. Chez les agneaux, de même que chez les

brebis, les queues devraient être ceupées proprement, À la base inême, avant qu'on les

mette à la nourriture verte, comme le trè!: ou la navette, afin qu'ils soient moins

exposés à salir leur laine, quand leurs excrements deviennent mous, chose qui arrive fréquemment.

Précautions à prendre quand on donne de la navette.

Quand on met des agneaux ou des brelis dans un champ de navette, on doit aussi ouvrir à leur disposition un autre pâturage où ils pourront se rendre, de temps à autre, ir s'ils restaient continuellement dans la navette, leurs oreilles, et parfois même leur te, enfleraient et se crevasseraient tout comme si elles étaient gelées: souvent même les oreilles tombent, Avec un pâturage supplémentaire, à côté du champ de navette, cet inconvénient est bien moins à craindre, Il se produit aussi, parfois, des pertes par la météorisation, dans les premiers jours qui suivent la mise des moutons sur un champ de navette, ou même sur du jeune trèfle. Il suffit d’un peu d'attention pour éviter cet invénient, On ne devrait jamais lâcher les agneaux, pour la première fois, sur un champ de navette, quand les feuiiles de cette plante sont encore couvertes d'humidité, de rosée, ou de pluie. On choisira une belle après-midi ensoleillée et on aura soin de leur donner, auparavant, un bon repas de quelque autre nourtiture. [ls mangeront d'abord goulument de la navette, puis ils resteront quelques jours sans ÿ revenir, Le danger n’est, alors, plus à craindre, pourvu qu’ils aient un autre päturage où ils puissent se rendre à volonté. Une fois sur la navette, on ne devrait pas les en enlever, à moins qu'on ne désire les changer de pâturage. Après le premier juillet, quand on met les moutons dans un champ quelconque, où ils n’ont pas encore séjourné pendant l'été, on decra, au nréalable, enlever soigneusement les bardanes de toutes espèces Les piquants qu’elles produisent déprécient

l'aspect et la valeur de la laine.

Sélection et réforme,

On devrait marquer, au moment du sevrage, les agnelles bien développées provenant des meilleures brebis et des meilleures laitières. C’est parmi elles que l’on choisira les sujets pour perpétuer le troupeau, en s’attachant à ne conserver que celles qui approchent le plus possible du tyne idéa’. On les rourrira générensement. pour assurer un bon développement, mais il n’est pas nécessaire de nourrir avec extravagance. On ne devrait pas les faire lutter avant qu’elles aient dépassé l’âge d’un an. Luttées plus tôt, leur croissance serait retardée e. elles ne feraient pas des mères aussi

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. Vigoureuses. Leurs agneaux seraient aussi plus petits et rapporteraient moins. On choisira, à l'automne, les meilleures de ces brebis pour remplacer celles que l'on aura réformées, c’est-à-dire retirées du troupeau pour une raison quelconque, Mais il ne faut pas rejeter une bonne vicille brebis, bonne mère et bonne laitière, pour la remplacer par une jeune, à moins qu'elle n'ait plus de dents ou que son pis ne soit abîmé.

On traitera alors les brebis de la même manière que la première année, Celles qui ont des pis peu satisfaisants, qui ne se sont pas bien développées, où qui ne sont

pas Fonnes laitières, seront mises avec les sujets de boucherie et engraissées pour le

marché. On en achètera d’autres pour les remplacer,

Si l’on désire vendre les agneaux en automne, disons au mois d'octobre, on trouvera avantageux de leur donner, tous les jours, une petite quantité de grain; mais quand on a des fourrages verts en abordance, ils & engraisseront généralement bien, sans aucun grain.

Avant de les offrir pour la vente, on devra les rendre aussi présentables que possible, en leur taillant proprement la queue et en enlevant toutes les touffes, ete. qui pourraienc nuire à leur apparence, Quelques bons bergers disent qu’il est avantageux de les laver soigneusement, si ce sont des sujets à longue laine, et ils ont probablement raison, car ce lavage améliore certainement l'apparence des moutons.

On trouvera généralement plus avantageux de conserver les moutons jusqu'au mois de mars, en les nourrissant avec du foin de trèfle, des racines, et quelques grains. À cette saison, ils sont généralement exportés, soit aux Ltats-Unis, soit en Grande- Bretagne, où le marché demande des agneaux pesants. Outre le gain de poids plus considérable, le prix de la livre de viande est généralement plus élevé.

Le débutant sans expérience qui désire se spécialiser dans l'élevage du mouton et Y consacrer toute sa ferme, fera bien de commencer avec un petit troupeau, comme celui que nous avons décrit, et qu’il augmentera graduellement, au fur et à mesure qu'il pourra mittre la ferme en état d'utilisation et préparer les abris et les cours nécessaires, ete. Si la ferme, très accidentée, ne convient pas pour un autre genre de culture, le débutant pourra commencer avec un troupeau plus nombreux; mais, même dans ces conditions, il fera mieux d'ailer lentement, jusqu’à ce qu’il ait une année ou deux d'expérience. Dans tous les cas, pour réussir dans l'éler -» du mouton, aussi bien, du reste, que dans toute autre entreprise, l'œil du maîtr oue un grand rôle. L'éleveur devra ‘tudier les méthodes par lesquelles d’autres ont réussi et se ruider sur leur avis, mais non, toutefois, sans tenir compte des conditions dans lesqu ; ils se trouvent placés, et sans exercer librement le meilleur de son jugement.

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