LES
Engraissement d'hiver.
‘4 AgNneaux, l'ous les bons éleveurs évitent, en tout temps, les changements brusques d’alimenait été fait t mais c'est surtout au moment où l’on met les agneaux en hivernement, que “encieux ot to précaution s'impose rigoureusement, Les portions journalières de foin et de l'engrui données quelques semaines avant que l'hiver ne vienne mettre un terme à la du mar du pâturage, préparent à l'alimentation qui doit suivre. Quand la navette, la
ou les autres récoltes qui ont jusque-là formé la ration principale, viennent à
soint, n’est er, on peut les remplacer graduellement par des racines, On augmentera la
æ goût des n de foin jusqu'à donner tout ce que les agneaux peuvent consommer, deux
et désirent fois par jour, et la ration de grain sera augmentée graduellement, en même
ci ne veut temps. Le but principal est de chercher à obtenir un gain de poids continuel, sans mmation. , et payant, chaque jour, pour la nourriture consommée.
"inner D La ration de grain à donner variera suivant les cours du marché ou les récoltes
des sur la ferme, Ce sera agir sagement que d'éviter d'acheter du grain, quand
eds faire venir sur la ferme, et on devra, dans la mesure où le sol et les condi- ‘ lent quand permettront, ensemencer au printemps pour pourvoir à l'engraissement des f4 bon rende- Æ : © PR s ‘ vs ux à type ivoine convient tout particulièrement, pour l'alimentation des moutons, : est ondre aux 8 rain nourrissant, que l’on peut donner sans crainte, facile à cultiver, et qui conae . bien, en mélange, avec les autres grains. Deux parties d'avoine, une partie de pl l'on t une partie de son, forment une bonne ration pour les moutons de toutes caténo ration g On peut aussi avantageusement remplacer les pois par du blé-d Inde, V ers la ere { la période de nourrissage, le volume par poids de la ration peut être augmenté des on désire u quarts. Les tourteaux de lin sont très appréciés de la plupart des éleveurs.
On peut les remplacer par le son, mais alors il faudra diminuer, en proportion égale,
quantité des grains pesants. Quand on donne une quantité généreuse de fourrage de ne qualité, la ration de grain pour l’engraissement peut se composer d’une demià une livre et demie par tête et par jour, suivant le but que l’on se propose, Les
ceux qui arcelle de
es, à côté
p D cthodes suivies par les éleveurs diffèrent suivant les localités. Un nourrisseur impor- __ + tant, M, Thomas Shillinglaw, du comté de Huron, qui achète en certairies saisons, des he neaux et des moutons pour l’engraissement, emploie la navette et les herbes fourra-
OD Sucett- ‘ , . . 2 U °p suceu res, comme ration principale. 11 ne donne aucun grain avant la période d'hiverne-
1, surtout nt. Pendant cette période, il donne, comme fourrage, du foin de trèfle, et laisse au cpendant, troupeau accès à la navette deux fois par jour et une heure chaque fois, jusqu'à Noël, ngereusc, D jusqu'à ce que cette nourriture soit recouverte par la neige. Les moutons profitent itons, sur n sur cette ration et on les vend aussitôt qu’il ne reste plus de navette, car on a sep — staté qu’il était difficile d'obtenir des gains satisfaisants pendant quelques semaines \g ges près que la navette est terminée. La ration de grain se compose généralement d’un F4
inge de pois et d'avoine, ou d'avoine et de blé-d’Inde, auxquels on ajoute parfois
l'or La quantité donnée de ce mélange est généralement de une chopine par te et par jour. Les agneaux qui pèsent 90 livres le premier octobre, atteignent le ls de 110 livres, environ, à Noël. Ces poids représentent la moyenne de 600 têtes. Dans le comté de North-York, M. Robert Somerville élève et engraisse environ centaine de brebis et d’agneaux. Les pâturages fournissent l'alimentation prin- * €n automne, mais on donne aussi de la navette ou des choux cavaliers. 1
oissement u’il ne se titue une l'est bon ront avec a mortaoir, pour
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Ê. ir du pâturage, on donne une quantité généreuse de foin, de luzerne et de navets Koss ae chés, et l’on commence à donner une ration de grain, d'avoine et d'orge, ou de pois, e matin. raison d'une chopine par jour et par tête, ou deux portions. Les agneaux sont i grain, ot == se s .
SHCRCHE 4 point au mois de janvier, époqne de la vente, et pèsent environ 120
livres chacun. Le troupeau d'élevage consiste en brebis métis Oxford et en béliers Oxford de race pure. On trouvera ailleurs, dans ce bulletin, des notes plus complètes sur les aliments.
Nécessairement,—et cette remarque s'applique à toutes les catégories de bestiaux— les animaux doivent, avant tout, être confortablement installés. A moins de précautions spéciales, les moutons seront sûrement infestés de tiques, et peut-être de poux, qui les irritent encore plus. Pour les en débarrasser, il faudra les laver soigneusement, avec une des bonnes préparations que l’on trouve dans le commerce et qui, non seulement détruisent la vermine, mais nettoient la peau, réduisent l'irritation +‘ agitation au minimum.
Engraisser à point.
Les moutons destinés au marché, ne devraient pas être mis sur le n à moins qu'ils soient à point, et on ne devra pas, non plus, retarder la vente, à iois cette condition atteinte. Si vue partie du troupeau n’est pas aussi avancée que le reste, et si l'on désire expédier le troupeau entier d’un seul coup, il faudra séparer les agneaux plus maigres et les pousser plus rapidement. Il faut un peu d'habitude, pour distinguer le moment où un mouton est juste à point. Dans un animal de bonne race, le dos fournit une indication sûre; mais, pour les sujets de type inférieur, le dos peut être nu alors que l’animal est gras Pour examiner l'état d’engraissement d’un mouton, on doit poser fermement la paume de la main sur le dos et la promener d’un côté à l’autre. Dans un mouton à point, l’épine dorsale est bien recouverte et donne une sensation de coussin élastique. On examinera aussi la queue et la poitrine. Dans un mouton à point, la queue est assez dodue, et la poitrine doit être bien garnie de chaque côté, de façon à remplir l'espace entre le poitrail et la jambe. Un mouton trop gras porte une quantité considérable de graisse, qui pend le long des côtes antérieures et de chaque côté du poitrail. Le marché ne désire pas des sujets extrémement gras. La figure 41 présente une coupe de mouton à point ; la figure 29, un animal beaucoup trop gras, et la figure 40, un animal non à point. La figure 38 présente un groupe de brebis à point, choisies pour le marché de Toronto, par des bouchers expérimentés. Ces brebis pèsent de 140 à 155 livres chacune.
Avantages du marché de printemps.
La coutume de vendre la majorité des agneawx, en automne, laisse le marché dépourvu de jeunes agneaux fraîchement abattus, peudant les mois d’hiver et de printemps. L’approvisionnement principal, à cette saison, consiste en viandes gelées, emmagasinées au commencement de l'hiver. Cette viande ne saurait convenir aux meilleurs clients, et c’est pourquoi les prix des moutons d'un an sont toujours en hausse, à cette saison.
Après la première partie de l'hiver, et à mesure que le printemps approche, l’approvisionnement de viande de mouton fait défaut, non seulement sur les marché: canadiens, mais aussi sur ceux des Etats-Unis, où la demande devient très vive. Non seulement ia valeur de la viande augmente, alors, mais aussi la valeur de la toison. Aux Etats-Unis, le droit de douane, sur un mouton de moins d’un an, est de 75 centins, que l'animal soit tondu ou non, tandis que le droit sur la laine séparée au mouton est de 12 centins la livre, ce qui représente la somme de $1.50 sur une toison de 124 livres. En raison de cet état de choses, les agneaux de bonne qualité sont très rares et très chers, au Canada, pendant les mois du printemps. On a même vu, pendant nombre de saisons, les bouchers de Toronto obligés d'importer des quartiers d'agneaux de Chicago en payant un droit de 23 centins par livre pour satisfaire aux demandes de leurs elients,
C'est la coutume imprévoyante d vendre le troupeau entier, à l’automne,—un des nombreux inconvénients de J’omissi: ‘ eastrotion—qui empêche l’éleveur cana-
| dien de profiter de la situation avant: * au merché de printemps, situation qui se
reproduit aussi sûrement et aussi resui.crement que le retour des saisons.
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Emploi de criblures dans l'engraissement.
Au cou:s de ces dernières années, l’engraissement des moutons et des agneaux a pratiqué, sur une très grande échelle, aux centres d'expédition du grain du Canada, notamment à Moose-Jaw, Sask.: Port-Arthur, Ont. et autres endroits. Le blé est
nettoyé, avant d'être réexpédié. Il résulte de ce nettoyage de grandes quantités de blures d'élévateurs, consistant en grains de blé petits ou concassés, graines de man- «3 herbes, et fragments de paille. Ces matériaux ont une valeur considérable pour vraissement des moutons et des agneaux; ils produisent dés gains rapides et une inde d'excellente qualité.
Avant l'automne de 1905, il s’exportait, tous ies ans, de grandes quantités de
à eriblures, de Fort-William et de Port-Arthur, aux enclos d’engraissement du Minné- : mais, depuis lors, ces déchets ont été utilisés à Port-Arthur, et les opérations ê. de la saison de 1905-06 et 1906-07 ont été très avantageuses, aussi bien pour Îgs pro- ; étaires des élévateurs que pour les éleveurs de moutons. Les criblures se vendirent des prix variant de #10 à $12 la tonne. Les agneaux venaient des pâturages de Alberta et pesaient de 50 à 60 livres. La première saison, on en fit venir 4,000, és de 82.00 à $2.50 par tête, et 10,000 à l'automne de 1906. Grâce à la demande
cée par les engraisseurs, le prix avait augmenté de $1 ou plus, par tête. g La période d'engraissement dura près de 100 jours, au bout desquels les agneaux, pesaient alors, avec leur toison, de 90 à 100 livres chacun, furent écoulés, prineilement à Winnipeg et à Port-Arthur, à des prix qui atteignaient jusqu'à 7.25 par
100 livres.
Les moutons étaient gardés dans des cours ouvertes, entourées de hangars consis-
tant en une seule paroi avec un toit. Il y avait, dans ces cours, des rateliers à foin et
ë de larges entonnoirs à distribution automatique, tenus continuellement remplis de cri-
CE res. Les agneaux furent tondus en mars, après quoi ils firent des gains très pides jusqu'au moment de la vente, le 15 avril, et un mois plus tard.
A Moose-Jaw, l'industrie est conduite sur une échelle un peu moins considérable.
; moutons sont tenus dans des Inges fermées, au lieu de cours ouvertes, comme à
Port-Arthur; mais, cependant, ces 1] atilation. Il n’y a pas de planche: et les accessoires sont à peu près les mêmes qu’à Port-Arthur: ils comprennent des distributeurs automatiques de nourriture et un iprovisionnement continuel d'eau pure.
Outre les agneaux d’un type serablable à ceux que l’on nourrit à Port-Arthur, on nvraisse aussi, à Moose-Jaw, un grand nombre de moutons de un à deux ans, et des
res sont assez ouvertes pour assurer une bonne
Lis d'îges divers.
rois hommes prennent soin de 3,000 têtes—deux distribuent la nourriture et ettoient les hangars, et le troisième s'occupe de maintenir la provision de nourriture découler les moutons engraissés. De même qu’à Port-Arthur, les moutons furent ndus, au mois de mars, et envoyés sur le marché, de la mi-avril à la mi-mai. La
à. ulupart des sujets, qui pesaient environ 124 livres par tête, furent vendus à des bou- : rs locaux. Une bonne partie de la viande se vendit à #7 par 109 livres.
Ces opérations d'engraissement de Port-Arthur et de Moose-Jaw furent très avaneuses pour les nourrisseurs, aussi bien que pour l'industrie de l'élevage des moutons l'Ouest. Elles fournissent un nouveau débouché pour les sujets des prairies, tron
maigres pour les meilleurs marchés, mais d'excellente qualité une fois engraissés. viande obtient des prix élevés et contribue beaucoup à augmenter la consomma- . n, et, par conséquent, la deinande de eette denrée, Les résultats de l’engraissement des moutons, à Moose-Jaw et à Port-Arthur, ont F ndement aceru l'importance de l'industrie de l'élevage des moutons dans l’ouest du nada. La découverte que cet animal pourrait, mieux que tout autre, convertir en duits précieux, les milliers de tonnes de graines de mauvaises herbes qui résuitent nettoyage du blé, contribuera puissamment à stimuler son élevage au profit des Itivateurs et du pays en général. Une nouvelle ère s’est ouverte à l'élevage du uton, dans les prairies canadiennes.
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