‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 35 sur 62 · ANIMAUX ENNEMIS DU MOUTON · texte numérisé non relu

ANIMAUX ENNEMIS DU MOUTON

Le chien malfaisant.

L'éleveur qui n'a pas eu à souffrir des ravages du chien errant, cet ennemi naturel du mouton, peut se féliciter. Maints troupeaux excellents ont été mutilés et ruinés par ces mangeurs de moutons et leurs propriétaires découragés au point d’aban donner l'élevage. C'est là la cause principale de la diminution des moutons, dans toutes les parties du Canada. Il n’y a peut-être pas sur la ferme, pour le berger, d'expérience plus douloureuse et plus irritante que de constater, le matin, que les chiens ont visité le troupeau pendant la nuit. Il trouve au champ un certain nombre des meilleures brebis déchirées, saignantes ou mortes, tandis que d’autres ont leur:

jambes de devant tellement mordues et leurs cuisses si lacérées, qu’elles sont infirmes

sans espoir de guérison. Celles qui ne sont pas mordues sont effrayées, épuisées et énervées au point d'être incapables de donner des services à l’avenir, Pendant des semaines, elles tressaillent et se sauvent eu moindre bruit anormal, si bien que Ja quiétude, si nécessaire au développement et à l'alimentation, est impossible, Le temps lui-même ne corrige pas le mal qui a été causé. La régulurité de l'élevage souffre, et les pertes, au moment de l’agnelage, sont grandement accrues, Bien que l'appropriation de la municipalité compense entièrement les dommages causés par les animaux tués ou blessés, il s'en faut de beaucoup que la perte soit entièrement compensée, car il est rare que le troupeau prospère par la suite. L'auteur de ce bulletin peut parler en connaissance de cause sur ce sujet: Dans une seule nuit, plus de vingt brebis portières, dont le plus grand ncmbre avaient été importées de la Grande- Bretagne, furent mordues ou lacérées. Bien que les animaux tués ne fussent qu’au nombre d’une demi-douzaine, les dégâts furent estimés assez considérables pour que le conseil se crût justifiable d'accorder $525,00, une très large somme pour le conseil, mais une compensation très faible pour le propriétaire du troupeau, tout comme serait une assurance d’un millier de piastres sur une perte de propriété de #100,000. Ce malheur se produisit au commencement de l'été, alors que les agneaux étaient encore jeunes. Le lait des brebis diminua, et ces animaux, inquiets et timides, maigrirent beaucoup; un grand nombre ne furent pas fécondées en automne, et beaucoup de celles qui le furent eurent ensuite des agnelages laborieux qui occasionnèrent de nombreuses pertes. Le troupeau, qui avait été choisi en Grande-Bretagne et au pays même, à grands frais, fut pratiquement ruiné.

Beaucoup d'éleveurs pourraient affirmer que cette description n’est nullement exagérée; malheureusement, il n’y a guère que les personnes intéressées dans l'élevage des moutons, qui se rendent bien compte de l’étendue des dégâts que les chiens causent à cette industrie, et il est presque impossible d’obtenir de la législature une protection adéquate. On considère même que la petite taxe de une piastre pour les chiens et de deux piastres pour les chiennes, constitue une injustice criante envers Je pauvre qui aime tant à garder chez lui deux chiens absolument inutiles. Les individus qui tiennent des chiens ne sont nullement intéressés dans les moutons, et, comme ils forment la grande majorité, les mesures tendant à restreindre la liberté des chiens sont presque invariablement mises de côté la première fois qu’on les présente, et ensuite repoussées où modifiées, jusqu’à ce qu’elles soient rendues à peu près sans effet.

N'est-il pas grand temps, pour les éleveurs de moutons et pour les autres personnes qui s'intéressent à cette industrie, de s'unir sur cette question, si étroitement reliée au succès en agriculture? Pendant la douzaine d’années qui a précédé 1901, la population ovine du Canada a diminué de près d’un d le têtes. C’est le chien errant qui est, sans aucun doute, la cause principale de cette décroissance.

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Qu’'une telle industrie soit gênée dans son développement, et, dans bien des cas, ruinée, non pas par le bon chien dont le propriétaire s’occupe, mais par le chien errant, qui est non seulement inutile, mais nuisible au district, est là une situation difficile à comprendre. Et cependant, on refuse au mouton des loi protectrices. Il est rare, si ja chose se produit jamais, que le mouton soit tué en plein jour, et ce fait simplifie grandement la solution du problème, Un chien loin de chez lui, et dont on ne s'occupe pas pendant les heures de nuit, est un animal dangereux, et devrait, comme mesure protectrice pour les moutons, être considéré comme une bête sauvage et traité comme tel, Il devrait être permis, par la loi, de chasser et de détruire le chien qui quitte son domicile pour errer dans le district, pendant les heures de nuit.

Il est vrai que la plupart des provinces ont. dans leurs statuts, des lois pour la protection des moutons, mais nulle part le mouton ne reçoit autant de considération que le daim sauvage, dans la forêt. D'après les lois de certaines provinces :

“Il n’est pas permis à des chiens de chasse, habitués à poursuivre les chevreuils, d'errer au large dans des endroits où se trouvent ces animaux, pendant la saison où la chasse est interdite.”

La loi d'Ontario stipule, en outre, que:

“Les chiens de chasse courant le chevreuil, pendant la saison de fermeture, peuvent être tués sur place, et toute personne qui agira ainsi ne sera passible d'aucune peine.”

Quant à la législation concernant la protection du mouton, nous n'avons fait que peu où point de progrès, depuis plusieurs siècles. En 1648, la cour générale du Massachusetts émit un arrîté où se trouve la clause suivante:

“Si un chien est pris à tuer un mouton, le propriétaire de ce chien devra le pendre immédiatement, ou payer deux fois la valeur des dommages causés. Si le dit chien a été vu courant après des moutons ou les mordant, sans qu’il ait été poussé à le faire, et si le propriétaire est avisé de ce fait, alors, il devra pendre son chien et payer également pour le mouton.”

Cet ancien règlement avait pour but de protéger le mouton de la même manière que nos lois actuelles sur le gibier protègent le chevreuil; mais, dans bien des municipalités, les moutons reçoivent beaucoup moins d’attention. Il semble même, au vingtième siècle, que l’industrie du chien est l'objet de plus d'attention de la part des législateurs, que l'industrie du mouton.

Méthodes de protection.

Tandis que bien des éleveurs ont dispersé leurs troupeaux à cause des ennuis causés par les chiens, et que d’autres, pour la même raison, ont hésité à embrasser cette industrie, il y en a beaucoup qui ont découvert de bonnes méthodes pour protéger leurs troupeaux contre de nouvelles attaques.

Une pratique commune est d’attacher au cou d’une demi-douzaine de sujets autant de clochettes à tintement aigu. Ceci, cependant, ne réussit pas toujours. Les troupeaux munis de cette garantie sont parfois attaqués et ses membres harassés; mais, cependant, si les moutons approchent assez près de la demeure du berger, il est probable que celui-ci sera réveillé, car il est toujours sur le qui-vive, au sujet de ses moutons.

Une méthode ‘assez ennuyeuse, mais que beaucoup considèrent comme la meilleure sauvegarde, est d'amener le troupeau, le soir, dans un champ ou un terrain, près de la grange. Les moutons en souffriront, à moins que l’on ne s'arrange de façon à leur donner de la nourriture dans cet enclos. Ils se lèvent de bonne heure, et ne devraient pas être obligés d’attendre longtemps après le lever du jour pour le repas du matin, surtout si ce repas doit être recueilli sur un pâturage peu garni, à quelque distance de l'endroit où ils ont passé la nuit. Ce système se recommande par certains avantages, pourvu que l'on puisse obvier à la difficulté de l'alimentation, Tous les

ou)

moutons devraient être vus une fois par jour, et deux fois valent encore mieux. Pour fournir un Paturage de nuit, deux enclos devrai nt être ensemencés avec des fourrages convenables, et l'on devrait donner au troupeau alternativement accès à l’un et l'autre de ces champs, pour fournir à chaque champ l'occasion de se regarnir La protection sera encore plus eflicace si ces enclos sont entourés d'une clôture à l'épreuve des chiens. Une clôture moderne, en mailles de fils de fer, de cinq pieds six pouces de hauteur, avec cinG pouces d'espacement seulement entre les fils de travers, et munie, au-dessus et au bas. près de la terre, d’un fil de fer barbe lé, empêchera les chiens de pénétrer, à moins qu'il ne se trouve près de là des objets sur lesquels ils pourraient se mettre pour sauter par dessus,

Un grand éleveur de moutons recommande l'emploi d'un enclos mobile, en fil de fer, à l'épreuve des chiens, (Cot enclos serait placé au paturage et transporté de place en place, sur les parties qui ont besoin d'être fumées. On dit que cinq piastres de matériaux fourniraient un enclos mobile assez grand pour 50 moutons, Il ne faudrait que peu de temps pour enclore les moutons où pour leur donner 5

Un autre système consiste à donner au troupeau accès à la bergerie pendant la

uen tous temps, si la chose est possible, en laissant dans la clôture du champ

tres donnant dans une piste conduisant à la cour de la bergerie, Si l'on

garde la boîte à sel à la bergerie, les moutons regarderont cet endroit comme le centre

de ralliement, et ils y courront dès qu'ils seront molestés dans le champ. Il est très

! l'ouverture soit placée au coin du pâturage qui est le plus près de la

“range, Si cette ouverture se trouvait sur le côté du el imp, les moutons poursuivis

seraient très portés à Ja manquer dans leur fuite effréné devant les animaux qui les poursuivent

Animaux sauvages.

Dans maintes parties du ( inade, et plus particulièrement à l'ouest des grands lacs, l’industrie de l'élevage des moutons souffre beaucoup des déprédations des animaux carnassiers, Les plus communs parmi ces animaux sont le coyote, le loup, et la panthère, Lx vote cause des ennuis dans toutes les provinces de l'Ouest: le loup des bois est une cause de perte dans l'Alberta et la Colombie Anglaise, tandis que la panthère limite ses ravages aux provinces du Pacifique. Mentionnons aussi l'ours brun qui enlève de t mps à autre un agneau, daans les districts reculés de Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, Le e yote, où loup de prairie, s'attaque surtout aux jeunes agneaux, mais une fois qu'il a pris l'habitude de tuer les moutons, les troupeaux non protégés souffrent de ses déprédations, dans les districts qu'il habite,

Certains remèdes ont donné plus ou moins de succès, dans la lutte contre les coyotes, Les clôtures en fil de fer, fermées et hautes, sont cflicaces, mais très cofteuses. La prime ordinaire de 82 pour les coyotes adultes, et de $1 pour les jeunes, tend à en

réduire le nombre, mais 1 mploi systématique de poisons à la saison convenable est le

remède le plus efhicace, La commission de l’él vage des moutons de l’'Orégon, commis-

sion qui évalue les pertes annuelles causées par les coyotes, dans cet Etat, à 150,000 têtes de moutons, signale un certain nombre de méthodes pratiques pour détruire cet ennemi. Les notes suivantes sont extraites du bulletin n 2, publié par cette eom-

mission :

“En supposant qu'il soit possible, pour les mille bergc:s de l'Etat, de détruire chacun, en moyenne, 10 Coyotes, pendant les mois d'hiver, et en supposant que la moitié du nombre des coyotes détruits soit composé de femelles portières qui auraient donné naissance à six petits, en moyenne, le printemps suivant, je nombre iles coyotes serait ainsi réduit de 40,000, l'automne de cette même saison,

“Pour les coyotes, on doit se servir de pièges d'acier à ressort n° 3, munis d'écrous mobiles et fixés à un billot où à une pierre pesant au moins trente livres. On devra veiller à ce que ce piège soit £ niveau avec la surface du terrain et que les mäâchoires du piège soient rec. uvertes d’un morceau de papier mince: on

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cachera encore mieux le piège en le recouvrant de particules de terre fine, et que l’on arrosera ensuite d’eau. L'emploi d'un parfum artificiel sera trouvé utile

“Quand on chasse avec des chiens, ceux-ci devraient être conduits dans une voiture munie de portes à ressorts que le conducteur peut ouvrir rapidement, permet tant ainsi aux chiens de sauter promptement, pour commencer la chasse.

“ Pendant le mois de mai, on perit entendre les jeunes coyotes dans leurs trous et

dans leurs pistes, et on peut facilement les fair périr, soit en creusant leurs trous, oit en tuant leur mère, Cette méthode est la plus généralement employée, mais la grande crainte que le coyote manifeste à l'égard des chasseurs fait qu'elle n’est pas très efficace, “ De toutes les méthodes recommandées pour la destruction des coyotes, l'emploi de poisons est considéré comme la plus pratique et la plus efficace, et nul poison n'a donné d'aussi bons résultats que deux grains de sulfate see de strychnine mis dans des capsules de deux grains de gélatine. Ces capsules de gélatine remplies de strychnine seront d'abord essuyées soigneusement, pour enlever toute apparence extérieure de strychnine et recouvertes de plusieurs couches de suif qui les protègera contre les effets de Phumidité de l'air: ou contre le jus et l’eau contenus dans les divers matériaux mployés comme amorce, La manière la plus facile d'appliquer ce suif est de tr mper les capsules dans du suif fondu.

“I est aussi plusieurs substances hautement recommandées comme appâts pour le coyote, et que l'on prépure de la manière suivante:

“ (a) Saindoux, bœuf, moelle et suif. Couper en morceaux de la dimension d'une noix et introduire dans chaque morceau une capsule de poison, en refermant ensuite la cavité.

‘(b) Morceaux de foie. Couper le foie en morceaux de la dimension d'un œuf et fendre chaque morceau pour y introduire une des capsules de poison,

“#(c) Œufs, dans lesquels on aura placé une des capsules de poison, au moyen d'une petite ouverture pratiquée à un bout.

‘(d) Prunes, dans chacune desquelles on aura introduit une capsule,

“Al est absolument nécessaire que toutes les matières employées comme appâts soient maniées avec des pinces ou des mains gantées, car les coyotes peuvent facilement découvrir l'odeur humaine dans l'appât touché par des mains non gantées.

“ Les œufs et le suif de bœuf seront trouvés plus facilement par les coyotes, ainsi que par les personnes qui désirent ensuite les enlever du pâturage, si on les recouvre d sang. Cette précaution est surtout à recommander quand Ja neige recouvre le terra

Mesures de précautions,

“On prétend que les œufs et les prunes ne sont pas recherchés par les chiens domestiques, Quant à la moelle de bœuf, au saindoux ou au suif, on peut empêcher, dans une certaine mesure, qu’ils ne soient ramassés par des chiens en les placant dans des cavités creusées dans des morceaux de bois, de forme irrégulière. Cette méthode offre cet avantage que l'on peut ainsi répandre le poison à cheval le long des pistes de coyotes et dars leur voisinage, et, le matin, on peut les enlever des endroits où ils sont trop exposés. Le saindoux et le suif se prêtent très facilement à ce mode d'emploi,

“ Les bergers qui se servent de poisons devront prendre toutes les précautions

chiens ou d’autres animaux domestiques. Toutes les carcasses empoisonnées qui sont re

exposées si longtemps qu'elles ont perdu leur efficacité, où qui sont situées dans les endroits où les chiens pourraient avoir accès, devront être brûlées. A moins qu’elles

nécessaires pour empêcher que ces poisons ne soient ramassés par des

ne soient enterrées profondément, les os de ces carcasses pourraient être découverts par des rongeurs et causer, plusieurs mois après, la perte d'un chien précieux, On ne

devrait Jamais placer le poison & moins de vn Fe MUR CACININ public, où du

chemin d’une résidence, et si on le place dans un rayon d’un mille d’une demeure, les occupants de cette demeure devront auparavant en être avertis les premiers. On ne

devrait jamais mettre de poison sur les champs ou les pâturages autres que les siens

propres, ou ceux que l'on tient en location ou que l’on occupe à l'exclusion d’autres personnes, à moins que l'on ait obtenu le consentement du propriétaire ou de l'occupant de ces terres. On ne devrait jamais placer de poison assez près d’un chemin ou d'une route pour attirer les chiens qui passent, On devrait aussi éviter d'en mettre dans un morceau de viande contenant des os. Tous les os qui resteront d’une carcasse empoisonnée qui a fait son temps devront être brûlés. On devra placer des avis écrits près des carcasses, dans tous les endroits bien en vue, et à un quart de mille de là quand la chose est possible, Pendant l’époque où l’on se sert de poisons, les chiens devront être muselés ou attachés, Tout appât empoisonné devra être ramassé après qu'ils aura servi pendant un laps de temps raisonnablement long, et détruit. La saison terminée, les appâts empoisonnés, vieux ou non, devront être détruits. On ne saurait prendre trop de précautions, en distribuant le poison, pour atteindre le but que l’on se propose.”

Statuts des provinces de l'Ouest concernant l'emploi des poisons.

Règlements du Manitoba—Dans la province du Manitoba, l'emploi de poison, sous toutes ses formes, pour les loups ou les ceyotes, est interdit par la loi, sous peine d’une amende de $50 au maximum, et de $20 au minimum. Par conséquent, dans la province de Manitoba, il faudra avoir recours à d’autres moyens que le poison pour détruire les loups et les coyotes.

Règlements de la Saskatchewan.—Dans la Saskatchewan, aucune loi provinciale ne règle l'emploi du poison pour les coyotes ou autres animaux. L’ordonnance règlant l’empoisonnement des animaux dans les territoires du Nord-Ouest, a été rapportée en 1897. Les personnes qui exposent du poison, dans la Saskatchewan, sont passibles de poursuites, et peuvent être appelées à répondre de leurs actes devant le code criminel,

Règlements de l'Alberta.—Voici une copie de la loi approuvée par l’Assemblée législative de l'Alberta, en mars 1908:

“1, Tout individu exposant des appâts empoisonnés dans la partie de la province décrite dans la clause 2 de la présente loi, est tenu de se conformer aux stipulations suivantes,

“9, Dans la partie de la province située au nord du 55me degré de latitude nord, toute personne désirant exposer du poison pour détruire les loups devra, au préalable, fournir à un officier ou à un constable de la police montée du Nord-Ouest, stationné soit au village d’'Athabaska-Landing, soit dans la partie de la province mentionné dans cette clause (ou s'il n’y a pas d'officiers ou de constables de la police montée du Nord-Ouest dans cet endroit ou dans ce territoire, à tout officier publie ou constable qui s’y trouve), des preuves satisfaisantes de la nécessité ou de l'utilité de cette mesure, et obtenir la permission, par écrit, de cet officier ou de ce constable,

“3, Cette permission écrite devra spécifier la superficie de territoire dans les limites de laquelle le poison pourra être exposé, et aucun poison ne pourra être exposé en dehors des limites mentionnées.

“3, Pour la rédaction de la permission mentionnée dans la clause précédente, on pourra suivre la formule “ A ” en appendice à cette loi, et nulle permission octroyée ne devra couvrir plus de six mois par an.

“4, Nul n'exposera du pois Ë oins que ce ne soit sur sa propre terre, à } Le

d'un mille d’un chemin publie ou d’une piste, ou à moins de deux milles d’une dence ou d’un camp, et le poison exposé devra être placé dans un trou ou dans cavité, dans un morceau de bois ou autre substance, ou placé dans un récipient.

5, Toute personne coupable de contravention à cette loi eera passible d’une

amende de 100 piastres, au maximum, sur conviction sommaire.

FORMULE ‘ À “ Permission d'exposer du poison.

“ Permission est par la présente donnée à A B, demeurant à ri l'exposer de la strychnine, ou autre poison, dans le but de détruire les loups, dans les

mites suivantes, SAVOÏr,....,,,,,.........sssssseneeresess ‘ , pourvu que , poison ne soit pas exposé à moins d'un mille d’un chemin ou d’un sentier public, t à moins de deux milles d’une résidence où d’un camp, sauf sur le propriétés du dit

A B, Cette permission n’est bonne que pour six mois à partir de cette date.”

Règlements de la Colombie Anglaise—Dans la Colombie Anglaise, la loi des oisons, amendée en 1903-04, se lit ainsi:

“ Toute personne qui placera des poisons en dehors de ses propres batiments, et 1 la terre dont il est propriétaire, pour détruire les animaux nuisibles, ou pour elque but que ce soit, devra en donner avis à toutes les personnes ou À toutes les familles demeurant dans un rayon de deux milles de l'endroit où ce poison sera exposé, n posant des affiches dans cinq des endroits les plus fréquentés, dans un rayon de deux milles de la terre où le dit poison doit être exposé, et les dites affiches devront être posées au moins 24 heures avant la distribution de ce poison.”

Loups, ours et panthères.

Les loups des bois et les panthères sont rusés, et il est diflicile de les attraper avec

des pièges. La méthode la plus populaire pour les détruire est de les chasser avec des chiens et des fusils. La prime généreuse que les différentes provinces offrent pour leurs têtes encourage les chasseurs à se mettre en campagne contre ces animaux.

Les pertes causées par les ours diminueront au fur et à mesure que les bois disparaîtront et que l’agriculture s’étendra. Un éleveur enthousiaste de moutons, qui demeure dans une localité au nord de la province de Québec, trouve avantageux de rentrer son troupeau, le soir, dans la cours de l’étable, pendant les mois d’éte et d'automne. Les résidents de son voisinage sont toujours sur le qui-vive pour les ours, et le nombre de ces animaux diminue chaque année. Dans quelques endroits, on se sert bien de pièges à ours en acier, mais ces pièges offrent des dangers pour les animaux de la ferme. La fosse, intelligemment employée, cause chaque année la mort d'un bon nombre d'ours, mais le chien et le fusil, employés par un chasseur expérimenté, sont probablement les agents les plus efficaces d’extermination.

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