ETAT DE L'INDUSTRIE DANS LES DIFFERENTES PROVINCES
Ile du Prince-Edouard.
ton ustitue une branche
conviennent de facon idéale à de VI et l'excellence de la viande évidentes de ce fait De même qu
le nombre dk it an été « décroissance pendant qu'en 1906, Dep situation s'est amélior Le recense ur 100, sur l'année précédente le nombre des sujets par
1 une augmentation considérable alt l'accroissement
a plupart des troupeaux o l te blanel | \g mais l'emploi des appartenant aux races des es se générali fermée du métis Down est particulièrement adaptée au climat hum l'autc printemps, le corps ramassé répond admirablement aux exigences du c æs rapports du recensement indiquent que, sur le millier { de mouto race pure que F ie sur l'ile, pri 55 pour 100 sont des Shropshire, 15 ! 100 des i pour 100 des Cotswold, ? ur 100 des Oxford, et le reste £ Southdown et Lincoln Le sol de nature plutôt légère et ouleur rouge, naturellemer admirablement aux ovins. Il se cultive facilement, et, sous une bonne abondantes de \uTr'4 de toutes les catégories pour itons. l'avoine, et les racines, réus particulièrement bien, et avec ces aliments us viennent parfaitement, pourvu que la souche soit bonne et que l’on exerce Iigence néccassaii s leur élovage et leur traitement L'agriculture de l'Ile souffre de la culture continuelle du foin et de l'avoine, sur in apport de fumier suflisant, Si ces aliments étaient donnés aux moutons, et convertis en viande et en laine, la fertilité du sol augmenterait rapidement et, en d'années, la ferme la plus pauvre rapporterait la récolte la plus avantageuse troupeau de souche peut se composer de brebis métis de la couleur que l’on pré l'on peut obtenir: il importe avant tout qu'elles soient jeunes et saines. Si l'on
t lutter ces brebis par de bons mâles pur sang, des tvpes de boucherie, et que lon donne aux agneaux des soins intelligents, que les mâles châtrés et les femelles réformées soient engraissés pour le marché, on obtiendra du troupeau un bon revenu annuel, sans grands frais de main-d'œuvre où de construction de bâtiments.
De 1902 à *106, le nombre des agneaux expédiés, chaque année, était dé 13,000 à 14,000, et, en 1607, de 20,000, Mr 'heureusement, on prétend que la qualité va toujours
en diminuant, Un boucher de Charlottetown dit que le rendement en viande était en
moyenne de 7 à 10 livres de moins en 1907 que précédemment, D'autre part, les prix
accusent une hausse constante Il y a quelques années, les agneaux étaient payés
$1.50 chacun, et encore ne prenait-on que les meilleurs à ce prix. Le prix par livre était de 2 centins pour tous les animaux dont le poids dépassait 60 livres, En 1907, on à payé jusqu'à 5} ets pour agnelles et pour agneaux châtrés, dépassant 70 livres ; les agneaux béliers ont obtenu un centin de moins. Malgré cette grande différence de prix, la proportion pour cent des agneaux bélie.s était de 10 pour 100 plus considérable en 1907 qu’en 1906. La première année, un seul acheteur retrancha la somme
évi£ pour jes béliers, et, l'année suivante, jes cultivateurs de l'Ile perdirent, par
LUC ).L p UM} UN ANS [9s op HOMO
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suite de la réduction des prix, la somme de #2,000, à laquelle on peut ajouter plusieurs centaines de piastres provenant de la perte de poids. Les acheteurs ne désirent nullement écouler des agneaux béliers, et l’industrie ne prospèrera réellement que quand les éleveurs de moutons se rendront compte de ce fait et prendront les mesures nécessaires pour l’éviter, La valeur totale des agneaux expédiés au marché américain, en 1906, était de $65,000 ; cette valeur, avec l'augmentation des prix et l'augmentation dans les expédi‘" <, atteignit le chiffre de $75,000, en 1907, Si tous les cultivateurs s'’entendaient yuur exploiter leurs troupeaux intelligemment, et sur une base réellement industrielle, l’agriculture deviendrait rapidement prospère dans la province.
Nouvelle-Ecosse,
Aucune province du Canada n’est mieux adaptée à la proa etion de la viande et de la laine, que la Nouvelle-Écosse, On trouve, dans cette province, plus d'un million d’acres de terre en pâturages, dont une grande partie se compose d'un sol sablonneux, pierreux ou gravoyeux et accidenté. Une bonne partie est recouverte d’herbe indigène, courte et nutritive, mélangée avec du trèfle blanc, et qui produit un herbage riche, sur lequel les moutons viennent excessivement bien. Les conditions de sol et de climat de la Nouvelle-Ecosse sont aussi extrêmement favorables à la culture des fourrages d'été, d'automne, et d'hiver, propres à l'alimentation des moutons tels que l'herbe, la navette, les racines, le trèfle et le foin mélangé. Comme les moutons exigent moins de grain que les autres bestiaux de la ferme, ils conviennent plus particulièrement à cette province, où la culture des céréales n’oceupe pas et n'occupera jamais une place importante dans les opérations agricoles.
Près de la mer, où le temps est parfois humide et brumeux, un mouton de taille moyenne, ramassé, avec une toison fermée et à mèches serrées, conviendra mieux qu'un sujet à toison plus ouverte, Dans cet élevage, de même que dans l'élevage des autres bestiaux, les méthodes de hasard donnent rarement de bons résultats. Pour atteindre le but que l’on se propose, il faut des efforts persévérants, continuels. L'emploi de mâles de bonne conformation, de race pure, et toujours de la même race, et l'adoption d'un programme d'élevage bien défini changera en quelques années un troupeau ordinaire à tel point que les sujets qui le composent auront la conformation des types de race pure,
Les agneaux se vendant 5 cents la livre, pesés au sortir du pâturage, et la laine lavée au baquet à 30 cents la livre, un” brebis très commune rapportera, agneaux et toison compris, de 5 à 6 piastres pa an aux cultivateur: de la Nouvelle-Ecosse, Etant donnés un bon élevage, une sélection rigoureuse et une alimentation généreuse, aucune branche de l'industrie animale, en Nouvelle-Ecosse, n’est plus avantageuse que l'industrie du mouton. A l'heure actuelle, deux négligences causent des pertes sérieuses: Les agneaux mâles ne sont pas châtrés, et, trop souvent, les tiques ne sont pas détruits. Les agneaux devraient être châtrés à l’âge de 12 ou 15 jours; cette opération augmenterait leur valeur de 50 centins, au moins, et il ne serait pas nécessaire de les vendre, à l’automne, aussi tôt qu’on le fait maintenant. Si la pratique de la castration devenait plus générale, il ne se produirait pas des encombrements aussi fréquents sur le marché, dûs à l’arrivée d'un grand nombre d’agneaux mâles.
Aucun troupeau ne peut être vigoureux et de bonne venue, si les brebis et les agneaux sont infestés de tiques. La meilleure époque pour se débarrasser de ce fléan est au commencement du mois de juin. Dix jours après la tonte des brebis, tous les tiques auront cherché un refuge chez les agneaux. Si on lave alors ceux-ci, on détruira une grande partie de cette vermine, et le troupeau pourra croître en paix.
On sait que les moutons aident beaucoup à détruire les mauvaises herbes, et cette faculté qu’ils possèdent est surtout précieuse dans la Nouvelle-Ecosse, La mauvaise herbe connue sous le nom “ d'herbe de Saint-Jacques ”, et qui engendre la maladie du bétail de Pictou, menaçait de ruiner l'élevage du bétail, dans cette province. Les moutons recherchent cette mauvaise herbe et n’en sont nullement endommagés. TI ressort d'une expérience de plusieurs années, entreprise sous la direction du directeur
temps, exterminer entièrement cette plante
loppement de l'élevage ovin, dans Nouvelle-Ecosse, tiendra,
non seulement à accroître direct ment les profits du cult vateur, mais aussi in lirectent, en permettant l'él itres bestiaux, en péril jusqu'ici dan gions estées d'herbe de Sai S. Au cours de 12 ans précédant l'anné 1904, l'élevage du mouton a sul graduelie, et leur nombre a diminué de plus de
méliorée, et plus particulièrement dans
: N uvelle-Ecos: et 1 Cap-Breton, Actuelle ment, la population ovin
compte plus de 385,000 tôt. \u dernier recensement, en 1901, la valeur totale des
ns et des aonca battus et vendus était de $119,756. Mais, à ce moment, le mouton se vendait à des prix t bas. Le: einent total de laine dépasse légèrement 1,000,000 livres. On trouve, dans la province, les nombres suivants de sujets de race
e: Shrorshire, 5
Southdown, 80: Leicest: r, 10: Oxford Down. 10 ; Dors t, 30: Han.pshire, 11: Lincoln, 6: et Cotswold 8.
Lun
Pendant l'automne de 1906 et celui de 1907, le département provincial d'Agrieul-
t Evénir un grand nombre de béliers de race pure qui furent vendus aux enchères, I rnement provincial se propose de continu r cette distribution, pendant iques années, On se propose aussi de prêcher le développement de l’industrie, aux
nions agricoles.
La Nouvelle-Ecosse a plus d'un million d’acres de
terre en pâturage, et dont la plus grande partie, très accidentée, restera
toujours en pâturages permanents. De zrandes superficies de ces te rrains se trouvent sur des colli
es nues, pauvres, balavées , et où les vaches laitières et même les jeunes bestiau
) ve pa
X auraient peine à 1bsister, mais où les moutons se tirent d'affaire, Pour restaurer une terre épuisée et la ramener à un bon degré de fertilité,
nul moyen n’est plus pratique que l'élevage des moutons. On tro ive, dans certaines parties de la ]
province, un nombre de fermes
désertes et où, cependant, on pourrait facilement vivre, si l’on se spécialisait dans ’achat d’un certain nombre de ces fermes bon marché et
l'élevage des moutons sur une grande échelle,
élevage des moutons. I
serait une spéculation plus lucrative et terrains en pays étrangers La Nouvelle-Ecosse a un b n nombre de
beaucoup plus sûre que l'achat de
fabriques de lainages bien conduites, et rchandises qui en proviennent est bien connue au Dominion. Le développement de l'industrie ovin
et leur fournirait des
gmenterait l’approvisionnement de ces f briques matériaux bruts de première qualité.
n d’autres raisons pour lesquelles l'élevage des moutons, dans
l'est du
avee soin.
Canada, devrait être encouragé. Cette question mérite d’être étudiée
Nouveau-Brunswick.
d HU
es centres agricoles du Nouveau-Brunswick soient largement cons industrie laitière, il y a, dans cette provinci
acrés
, un bon nombre de D'après le dernier deux acres de terre en pâturage, et
districts qui conviendraient admirablement pour l’industrie ovine, recensement, la province compte une vache pour
partout où l’industrie laitière organisée forme la base de l'exploitation, rien ne s’oppose
à ce qu'on augmente largement le nombre des moutons. On pourrait tirer, avec un }
°on troupeau de moutons, un bien meilleur parti des terrains accidentés qu'avec des vaches laitières.
La viande de mouton produite au Nouveau-Brunswick, de produite dans les autre
même que celle S provinces maritimes, est de qualité exceptionnelle. Ce fait est bien connu de Ja plupart des marchés, et des acheteurs de Boston et de
New-York visitent le district, chaque automne, pour s'assurer un approvisionne-
à leur faire concurrence : au début de l'été de 1907, un agent local avait reçu de l'Ouest l’ordre d'expédier plusieurs wagons d’agneaux du Nouveau-Brunswick, en automne. Il n’y a pas à craindre de dépréciat a valerr des agneaux des provinces maritimes, même ai la m Î
‘ent d’agneaux, L'Ouest canadien commence
ue t
is des proportions considérables, pourvu bien entendu, que la qualité des
produits
soit maintenue et améliorée. La demande des marchés qui comptent sur le Nouveau-Brunswick pour leur approvisionnement, n'est pas promptement satisfaite et tout indique que cette demande ira en grandissant.
Le recensement fédéral de 1901 porte le nombre total des moutons de la province
à 182,524 têtes, soit une diminution de 487, depuis 1891, et de 38,222 d puis 1881.
En raison de la hausse des cours de la laine et de la viande, pendant ces dernières
années, les cultivateurs se sont mis à augmenter leurs troupeaux, dans quelques parties de la province, Depuis 1901, s’il faut
n croire le rapport du recensement provincial, la population ovine aurait augmenté de 70.000 têtes. L'emploi de mâles de race pure augmente également, Dans le but de stimuler encore ce développement, le département provincial a acheté dans l'Ontario 100 moutons de race et les a vendus aux enchères, en septembre 1907. Ces moutons furent achetés principalement par les d'agriculture, qui les revendirent à leurs membr s, et ils se trouvent ainsi
sociétés
ien répartis ces croisements, l’industrie est destinée à de rapides progrès, Il s’agit maintenant de mieux exploiter les troupeaux; il faudra veiller à changer leurs pâturages plus fréquemment en été, et à leur fournir en hiver une variété de bonnes récoltes fourragères.
ar toute la province. Grâce à l'amélioration « ui résultera de I il
Grâce à ces soins,
et à la castration des mâles ainsi qu'au triage judicieux des brebis, l’agriculture du Nouveau-Brunswick aura, dans l'élevage des moutons, une industrie précieuse, dont
l'importance augmentera graduellement, d'année en année.
Québec.
Les premiers moutons de la province de Québec venaient de France, La première expédition eut lieu dans le milieu du XVIIe siècle; d'autres suivirent, de temps à autre, sous l’ancien régime, et, pendant près de cent ans, aucune autre sorte l'ovins ne fut importée, Ces moutons français étaient de petite taille: comnmie conformation, ils ressemblaient aux Cheviot, surtout par la forme de la tête; la toison était la même. comme poids et comme qualité.
Les loyalistes de P'Empire-Uni qui vinrent s'établir, vers la fin du dix-huitième siècle, dans la partie connue aujourd'hui sous le nom de Cantons de l'Est, introduisirent avec eux, de New-York, de Pensylvanie, et autres Etats, les moutons trouvés
dans leurs districts respectifs. C’étaient en général des métis des principales races
£ anglaises de ces temps éloignés, c’est-à-dire Je Cotswold, Leicester, Hampshire et Southdown. Cependant, la plupart avaient la tête blanche; c’étaient de bons types de boucherie, et qui rendaient de trois à cinq livres de laine de finesse moyenne, par tête,
On sait très peu de chose sur l’industrie ovine de la province avant 1850. A cette époque, la plupart des cultivateurs gardaient un petit troupeau d’une demi-douzaine à douze où quinze têtes, c’est-à-dire un nombre de moutons suffisants pour leur fournir
assez de laine pour confectionner les habits et les couvertures nécessaires aux membres de la famille,
Vers 1850, quelques amateurs anglais du voisinage de Montréal et des cantons de l'Est importèrent des Cotswold et des Leicester.
La Chambre d'Agriculture du Bas-Canada, fondée vers 1860, organisa, bientôt
après, des sociétés d'agriculture de comté et des expositions provinciales, Plusieurs troupeaux de Leicester et de Cotswold furent présentés à la première exposition. Les cultivateurs qui les virent les admirèrent grandement. parce qu’ils étaient gros et
gras; ils s’imaginèrent que ces moutons devaient être benucoup plus avantageux que les leurs, de si petite taille, et il ne leur vint pas à l’idée que ces gros animaux deman-
daient beaucoup plus de nourriture et beaucoup plus de soins. Ils ne se doutaient pas
qu’il leur serait impossible de subsister sur les maigres pâturages et les grossiers fourrages d'hiver qui suflisaient à faire vivre les vigoureux petits moutons du pays. À partir de cette date, les cultivateurs de progrès achetèrent done des béliers Cotewold ot Leicester, qu'ils mirent avec leurs petites brebis. Les Leicester allèrent dans les Cantons de l'Est, principalement, et les Cotswold sur les fermes francaises du district
de Montréal
trouver sur les deux rives du Saint-Laurent, de Trois-Rivières en gagn
vers 18S0, les moutons français étaient les seuls que l’on pouvait
int vers l'Est,
Les Shropshire et les Southdown furent introduits duns la province, vers 1880: quelque ins furent importés d'Angleterre, mais la grande majorité vinrent de l'On tario, Une dizaine d'années plus tard, on importa aussi quelques Oxford et quelques
Ancoln, mais ceux-ci sont encore en nombre très limité. On trouve actuellement un .
bon nombre de sujets de rac pure appartenant aux espèces Cotswold, Leicester, et Shropshire, Avant l’année 1906, moment où les registre provinciaux furent transférés à Ottawa, quelques dix mille moutons avaient été enregistrés. Une bonne moitié de ceux-ci étaient des Leicester, un quart des Shropshire, un cinquième des
reste des Lincoln, Oxford et Southdown. Un grand nombre de sujets
dont gé voir des métis de ces moutons dans un grand nombre de paroisses, mai pas dans toutes, malheureusement,
ogies remontaient jusqu'à l'importation, furent enregistrés. On peut
Les éleveurs de moutons de races pures n’ont qu'un marché limité pour ieur bétail. È l L'éleveur de Québec envoie beaucoup moins d’anim iux aux Etats-Unis que son conè I trère de FOntario, Ceci s'applique surtout au cultivateur canadien-françals qui ne peut communiquer en anglais avee le monde extérieur. Son marché se trouve done
ruement confiné à s
à province. Malheureusement, la demande n’est nullement pro portionnée à l'état des troupeaux industriels. Il est évident que bien des améliorations us ce rapport sont nécessaires, dans bien des parties de la province
Les progrès de l'industrie ovine n’ont pas été en proportion de l'accroissement de la population n1 du développement de l’agriculture. Cette industrie a plutôt subi un recul, au point de vue numérique, et même au point de vue de la qualité dans certaines régions, Bien des choses ont contribué à amener cette situation, et notamment le déveluppement énorme de l'industrie laitière et di l'industrie porcine. L'idée que les moutons abîmaient les pâturages a aussi contribué au déclin de l’industrie. Enfin, la prospérité, l'introduction d'étoffes meille: r marché, et les bas prix de la
laine, ont été d’autres facteurs. Ajoutons à ces causes un manque déplorable de con-
naissances sur l'élevage des moutons en général, et les erreurs et les échecs qui en ont résulté. Pendant des années, certains districts ont pratiqué un élevage tellement consanguin, qu'aujourd'hui leurs moutons ont grandement dégénéré au point de vue de la taille, de l’ossature, de la laine, de la chair et de Ja précocité
. Ces moutons obtiennent le plus bas prix sur le marché ct on ne les achèterait même pas du tout, si la demande ne dépassait la production. Les agneaux entiers sont une autre source de rnrrte. Vers la fin de l'automne, on retranche de Ÿ à 14 cent par livre sur le prix payé pour ces agneaux, comparé à celui des sujets châtrés de poids égal. Une des plus grandes maisons de Montréal rapporte qu'il n’y a pas un quart des agneaux qui soient émasculés. La ation insuflisante au nourrissage d'automne est une autre source de perte. On ne devrait pas se servir des plus grandes races pour améliorer les petits moutons du pays. La différence de taille est trop grande. Partout où les brebis sont
petites, les Southdown, les Cheviot, ou les Shropshire de moyenne taille, mais bien garnis de chair, donneront sans doute de meilleurs résultats dans les croisements. Ces races peuvent s’accommoder de pâturages plus maigres et réussiront mieux. et donneront, dans des conditions assez rigoureuses, une meilleure classe d’agneaux, et, par conséquent, un meilleur rendement.
Nulle part l’industrie ovine n’a une me illeure perspective que dans la province de Québec. La grande quantité de terre accidentée qui s'y trouve est admirablement adaptée à cet élevage. La demande de viande de mouton dépasse de beaucoup la quantité produite. Les prix payés pour les moutons et les agneaux de qualité inférieure sont plutôt bons, et la viande de qualité supérieure fait prime. La laine est en demande à des prix rémunérateurs et ces prix sont encore susceptibles d'augmentation.
La demande locale de bonne viande de mouton : ugmente, et la proximité des villes de :
New-York et de Boston assure un marché à tout »
d'exportation est à la porte même de la province. Tout ce qu'il faut pour assurer la