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prospérité de l’industrie, c'est d'avoir 1
ses exigences,
oi en
son avenir et d'étudier soigneusement
pour s’y conformer.
Ontario.
C’est dans la province d'Ontario que l’industrie de plus grand développement, au Car bien en vue dans l’agriculture de 1 nèrent de }
l'élevage du mouton atteint le da. Depuis plus d’un siècle, elle occupe une place a province,
etits groupes de moutons qui servirent premières importations dont l’histoire moutons achetés par les loyalistes des Pennsylvanie ct de ecionies de }
La plupart des premiers colons amede base aux troupeaux actuels. Les de la province fasse mention sont celles des Etats-Unis, qui vinrent de New-York, de 1 a Nouvelle-Angleterre, siècle, et s’établirent dans les districts bordant ces gens amenèrent
a vers Ja fin du dix-huitième les lacs Ontario et Erié. Naturellement, avec eux les moutons répandus dans le distrie
t d’où ils venaient, règle générale des animaux à squelette grossier
, pesant de 100 à 140 livres, et rendant On dit que c'était un mélange des races lown, Cotewold et Suffolk. La plupart
à la tonte, de 3 à 5 livres de lainc plutôt fine, Wiltshire, Romney Marsh, Hampshire, South des cultivateurs hollandais, venus de la Pennsylvanie pour s'établir dans la province, vers 1790, amenèrent avec eux des moutons à peu près semblables à ceux qui avaient été importés par les loyalistes : toutefois, on dit que le sang des races Friesland plutôt en évidence que celui des espèces britanniques,
Les troupeaux ainsi établis furent perpétués, jusque vers 1830 nom! fl
était
sans introduction de sang nouve , époque où commença l'immigration de la Grande-] re des immigrants britanniques amenèrent
de diverses sortes, Y compris les moutons, et grâce à ces animaux, la qualité des trou-
au, retagne. Un petit avec eux des animaux reproducteurs
peaux canadiens s'améliora rapidement, On comprendra sans peine que les troupe
aux de moutons étaient alors aussi aires au besoin de la popul:
necesition que le bétail; les premiers fournissaient les habillements et la viande, et les derniers, le lait, la viande, travaux de trait,
Bien que les races Southdown et Hampshire troupeaux, les anciens colons prétendent sujets des
et effectuaient la plupart des
fussent représentées dans les I » d'après le témoignage « troupeaux communs avaient presque tous la tête b] moutons tout noirs que l’on gardait pour en obtenir de 1 faisait les habits du dimanche.
des animaux vigoureux, ave Dorset.
remiers le leurs pères, que les anche, sauf pour quelques a laine noire avec laquelle on Les sujets des meilleurs éleveurs étaient c des toisons denses, Ils étaient généralement sans cornes,
en général à peu près de la qualité de la laine Dans les troupeaux inférieurs de temps, on rencontrait parfois un mouton noir à tête et autre ces :p cimens portaient des marques semblables figure 31, reyrésentant les troupeaux non amélic
ce à pieds blanes, et de te mps à
à celles indiquées qans la rés de nos jours.
PREMIÈRES IM PORTATIONS,
Jusque vers 1840, peu de moutons de race Vers 1842, un petit nombre de Leicester et de quelques années plus tard, les Southdown commencèrent à faire leur apparition. A partir de ce moment, des expéditions arrivèrent presque tous les ans. Un rapport de la première exposition provinciale, tenue à Toronto, en 1846, dit que les groupes de Leicester et de Southdown étaient d'excellente qualité et bien adaptés au-pays. Deux ans plus tard, outre les deux races déjà nommées, des Mer l'exposition provinciale. Le nombre des sujets de race ] à l’exposition de London, en 1854, il se composait de 400 têtes parmi lesquels se trouvaient 200 Leicester, 44 Southdown, et 30 Cotswold, ces derniers par Georges Miller de Markham, Outre la petit 3 k année-là par M. Georges Ruddick, du comté de Northuml de métis. L'année suivante, l'exposition de I
s pures avaient été importés au Canada.
Cotswold furent amenés d'Angleterre, et,
inos furent présentés à
ure augmenta chaque année :
nouvellement importés
pe
üe { ViGt, présenté cette erland, le reste était composé æicester n'était pas
aussi considérable,
mais les entrées de Southdown, Cotswold et Cheviot furent plus nombreuses que précédemment, Voici la liste des exposants qui remportèrent des prix :
Leicester—Chris. Walker, London: Wm Miller, Pick ring; Geo. Miller, Markham, et Jas. Dickson, Clark.
Soulhdown.—John Spencer, Whitby; R. W. Gordon, Paris; R. W. Stanley, IHaldimand; Richard Coats, Oakville, et À, Burrougns, Brantford.
Colswold.—John Snell, Edmonton; Wm 3mith, Clark, Wm Miller, Pickering:
W. Stone, Guelph, et Geo, Miller, Markham.
Cheviot.—Wim Ruddick, Markham.
Plusieurs de ces éleveurs exposèrent de temps à autre, à l’exposition de l'Etat de New-York, et y remportèrent un grand nombre de prix. Le nombre des sujets de race pure exposés continua à se maintenir, Trois ans plus tard, en 1858, l'exposition de Leicester comptait 188 têtes, celle des Cotswold, 39; des Cheviot, 15; Southdown, 49:
ongwool, métis, 68; Mérinos, 29, et moutons gras, 19. Les Longwool, qui comprenaient des métis Cotswold, Leicester, et Lincoln étaient des moutons magnifiques, égaux, sous bien des rapports, aux sujets de race pure. Les Mérinos et les Cheviot ne gugnèrent aucun terrain, mais la plupart des autres races s’améliorèrent, se multiplièrent, et leur popularité augmenta si bien que, vers 1860, l’industrie ovine de la province était devenue une branche très lucrative de l’agriculture,
Désirant encourager l'importation, la Chambre d'agriculture résolut, vers 1850, de doubler, et, quelques années plus tard, de tripler le montant du premier prix accordé, à l'exposition provinciale, à tout animal qui avait été importé durant l’année. Des éleveurs entreprenants, dont le nombre augmentait chaque année, saisirent cette occasion d'introduire du sang amélioré dans leurs troupeaux, qui s'étaient alors beaucoup accrus. Les sociétés d'agriculture de comtés prenaient alors un vif intérêt dans l’amélioration du bétail, et l’encourageaient en achetant et en distribuant parmi leurs membres des mâles améliorés. Ainsi, en 1864, la société du comté de Grey acheta 10 béliers et les revendit pour $285. Trois ans plus tard, la société du comté de Kent déboursa $320 pour 21 béliers, qu'elle revendit pour #175. Cette initiative eut les plus heureux résultats.
A partir de ce moment jusque vers 1870, l'élevage du mouton prospéra dans Ja plupart des parties de la province consacrées à l’agriculture. Vers cette période, on commença à s'occuper spécialement d'industrie laitière dans la partie est de la province, ainsi que dans quelques-uns des comtés les plus fertiles de l’ouest. De même, la culture des fruits, dans les comtés avoisinant le lac Erié et la rivière du Niagara, détourna bientôt un bon nombre de cultivateurs de l’industrie animal l'élevage du mouton fut abandonné. C’est alors que la population ovine de la provin commença à décroître. En 1871, le nombre des moutons était de 1,514,914, vers 1881, il était tombé à 1,359,178, et en 1891,—moment où l’industrie était à son point le plus bas—à 1,021,769, Dix ans plus tard, le chiffre des moutons était de 1,042,431. et 7 ans plus tard, en 1907, de 1,106,083 têtes. Ces chiffres représentent l’état des troupeaux au commencement du printemps, avant l’arrivée des agneaux de l’année.
Tous les éleveurs se souviendront que, vers 1890, l’industrie ovine, de même que beaucoup d’autres industries, souffrait d'une grande dépression, résultat sans doute d’une période de surproduction et de la crise financière subie aux Etats-Unis, marché principal de V’éleveur canadien de bétail de race pure ou de bétail industriel. Le
situation ; mouton devint plus vive, et les cours des laines subirent également une hausse, ce qui, naturellement, eut pour effet d'encourager l’industrie. Cependant, < mouvement ne fut pas général dans toute la province. Ta tendance qui portait le cultivateur à dél: las ‘
pas facile à
facile à soigner, n’est pas regardé avec faveur par la majorité des cultivateurs de l'Ontario. Dans les districts cultivés L plus anciens de la province, les comtés de Prince-Edouard et de Prescott sont les seuls qui accusent une augmentation de troupeaux. Parmi les districts du nord, Muskoka, Nipissing, Algoma, Thunderbay et Rainy-River, accusent des augmentations : mais, dans l’île Manitoulin et dans Parry- Sound, l'industrie n’a fait que se maintenir.