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TROUPEAUX POUR LA PRODUCTION DE LA VIANDE

La production de la viande de mouton, qui, pendant un certain nombre d’années, a donné des signes de diminution, a pris dernièrement une nouvelle vigueur, grâce à la hausse des cours de la viande et de la laine. Dans maints comtés, les cultivateurs font preuve d’une tendance à revenir à l’élevage des moutons. Le 1er juillet 1897, le nombre total des moutons, dans la province, était de 1,690,351 têtes, jeunes agneaux compris, dont 732,872 furent abattus ou vendus, cette année. A la même date, en 1906, la population ovine totale était de 1 204 8SOB euiets. + ETAAIR Htns « it vendues. Ces échantillons indiquent que les propriétaires des troupeaux sont déterminés à les augmenter, malgré les meilleurs prix de vente des animaux. La vente de

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Au cours de la même décade, les prix de la laine accusèrent une hausse semblable Voici les prix de la livre de laine lavée, à Toronto, année par année, de 1898 (centins): 16, 14, 13, 16, 17, 26, 24 et 16. La laine non lavée accuse une variation moins grande. Voici les cours les plus élevés durant ces années : 2, 9, 104, 9, 7, 9, 13, 15, 18, 14 et 10 centins par livre.

Somme toute, les agneaux qui arrivent au marché de Toronto sont de qualité très

able, malgré que les meilleurs soient expédiés à Buffalo, Pendant longtemps, les expéditions à ce dernier marché, ainsi qu'aux autres centres de l’est des Etats-Unis, ont été très considérables. Au cours de l’année terminée le 1er avril 1907, les agneaux exportés de l'Ontario aux Etats-Inis : ient le chiffre de 125,000. Pendant la même période, 33,000 têtes, environ, furei expédiées de Ontario aux marchés anglais.

La tendance est vers une augmentation considérable dans la demande locale de moutons et d’agneaux de bonne qualité. Le commerce domestique ne demande pas des animaux lourds, mais ceux-ci peuvent toujours être vendus à des prix avantageux pour exportation en Grande-Bretagne. Les grands acheteurs prétendent que la consommation locale de viande d'agneau a triplé en sept ans et qu’elle augmenterait encore, si l’on pouvait se procurer en toute saison des animaux fraîchement tués. Suivant le système actuel, la grande majorité des agneaux de l'Ont

ario sont vendus pendant les trois mois d'automne; la plupart des animaux de choix sont immédiatement envoyés aux marchés américains et la presque totalité du reste est abattue immédiatement, pour être livrée à la consommation immédiate, ou gelée et entreposée pour la consommation d'hiver. Il est à peine besoin de dire ane la m É t de b inférieur au mouton fraîchement abattu. pourvu, naturellement, que celui-ci

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exposé pend nt quelqu temn i ine atmo phère fraîche, int d'être offert à la Qu mmatIonN

Une trè petite proportion des brebis et des agneaux ilés en automne ret irnent l la campagne pour etre engra os pour le eomn rex hiver et de printemps Ceux-ci, avec les agneaux conservés pour lengraissement, commandent invariablement un excellent prix à partir du mois de février Il nt surtout recherchés par les au et 1r des Etats-Unis, parce que la laini qu'ils portent n'étant imposable, on économise nai, dans certains cas, un mont int égal aux droits payé ir les agneaux, Les pro ducteurs de moutons de Ontario ont done ainsi une exe nte occasion d'augmenter leurs revenus, en émasculant tous leurs nn aux mâles et en les préparant convennble-

mnt pour les vendre, à intervalles, pendant la saison, Si ceci se faisait plus généralement, la forte production d'automne qui cause parfois une congestion en certaines aisons, serait évitée, la consommation du mouton augmenterait, et des prix moyens,

beaucoup plus élevés, prévaudraient, pour les agneaux, d'un bout à l’autre de l'année UN RÉVEIL EST NÉCESSAIRE.

L'industrie ovine de l'Ontario a besoin d'une campagne d'encouragement sem-

blable

et de l'industrie porcine, Tandis que ces deux branches de l'agriculture fais:

à celle faite, pendant ces deux dernières décades, en faveur de l’industrie laitière ient de rapides progrès au double point de vue du dév loppement et de l'amélioration, l'élevage des moutons restait presque stationnaire, Ce dont il souffre peut-être le plus, à l'heure

actuelle, c'est du manque de connaissances chez le cultivateur sur la façon d'exploiter le troupeau, l'é

commerce du bacon, et de l'amélioration des troupeaux de vaches laitières pour Ja

Si l’on s’oceupait autant de cette industrie que de

levag des porcs pour le

production du lait et de ses industries, avant longtemps les cultivateurs réussiraient aussi bien avec leurs moutons qu'avec leurs vaches ou leurs porcs

Ces connaissances acquises, ajoutées à une bonne appréciation des avantages qu'offre le mouton, non-seulement au point de vue de la production économique de viande et de laine, mais aussi à celui de l’enrichiss: ment de la ferme et de la destruction des mauvaises herbes, l’industrie prendrait bieutôt sa place parmi les autres, et au lieu de décliner comme elle l'a fait pendant bien des années, elle mériterait, comme en Angleterre, où le mouton est devenu une des richesses principales de l’agriculture, la désignation de “ corne d’abondance ”

Manitoba.

Les moutons furent introduits au Manitoba dès 1883. Cette même année, le gouverneur Simpson, de la Compagnie de la Baie d'Hudson, voulant venir en aide au petit groupe de colons qui peuplaient la colonie de Selkirk, organisa une compagnie Coopérative et envoya des agents dans les Etats-Unis pour acheter des moutons. Ces agents se rendirent d’abord dans le Missouri, et de à dans le Kentucky, où ils achetèrent, à environ #1.50 par tête, 1,475 moutons qu'ils voulurent ramener à la colonie établie sur les rives de la rivière Rouge du nord. Par suite de mauvais traitements, la plupart des moutons moururent en route; seuls, 251 animaux arrivèrent à destination. Plus tard, les actionnaires de la compagnie se querellèrent, et le gouverneur prit ce qui restait du troupeau. Ceux-ci furent vendus à l'enchère et rapportèrent jusqu’à deux piastres par tête, une forte somme pour l’époque. Vers 1840, la Compagnie de la Baie d'Hudson importa d'Angleterre quelques béliers de race pure, pour l’amélioration des troupeaux de la colonie. (Ces renseignements sont tirés de l’histoire du Manitoba, de Gunn.) :

Jusque vers 1880, la plupart des colons établis le long des rivières Rouge et Assiniboine, dans le voisinage de Winnipeg, maintinrent de netits trouneanx de moutons. On filait la laine pour la consommation locale. On fabriquait des couvertures et des habits de drap, avec des métiers à main. A partir de 1880, la colonie fit

petit Depui

outons ont été introduits dans la plupart des districts de la province, et presque touts les rac« bien connues ont 6t6 mises à l'« il Nulle maladie, uf le goitre, n'a causé d'ennui Il y a toujours eu une vive demande, de ln part des villes et des cité pour de la viande de mouton et d'agneau. et cependant, il est douteux qu'il y ait aujourd'hui plus de moutons dan la province qu'il y n 20 an

Devant ces faits, cetti question se pose naturellement Pourquoi l'élevage di

moutons ne prend-il pas plus d'extension en agriculture? Et les neuf dixièmes des

éleveurs répondent: Les loups di prairie et les frais de clôture en sont la cause

À moins que l’industrie ne soit entreprise sur une échelle suffisamment grande ‘disons un troupeau de 500 têtes ou plus pour justifier lempioi d'un berger perma nent, il faut des clôture péciales La plupart des clôtures en mailles de fil de fer offertes dans le commerce feront l'affaire : une clôture de 36 pouces de hauteur, avec

n fil ou deux de fer barbelé placés par-dessus, remplira les conditions voulues: mais

pose de ces elôtur entraîne des frais considérable D petits troupeaux de 25 à 30 utons demandent presque autant d temps et causent presque utant d'ennuis qu des troupeaux de plusieurs centaines de têtes, et comme l'on débute jours vee d petits troupeaux, naturellement les résultats ne sont s encourageants L'éleveur thousiaste cominence avec un petit troupeau de sa race favorite, et, après un ou

deux ans, n'ayant que peu de demandes pour les sujets de reproduction dont il peut disposer, il conelut que le rendement en laine et en viande n’est pas en proportion du capital investi et du temps exigé, et, par con équent, il abandonne l’industrie, Devant ces échecs apparents, les autres hésitent à faire l'essai eux-mêmes

Des troupeaux métis assez nombreux se maintinrent eà et là avec succi pendant plusieurs années, jusqu’à ce que le coyote eut pris goût à la viande de mouton. car une fois ce goût acquis, il le satisfait à tel point que l’on se voit obligé de vendre tout le troupeau pour se protéger. Le loup d prairie est un poltron par nature, J isqu'à ce qu'il ait appris à tuer, ou qu’il ÿ soit contraint par la famine, il n’oserait jamais toucher à un animal de la gross ur d'un mouton: mais, de même que le chien ordi-

naire, une fois qu’il a go

ûté au sang chaud d’un mouton ou d’un agneau, il ne peut plus s’en passer. De même que le chien tueur d moutons, il tuera pour le plaisir de tuer, même après que son appétit est assouvi, Certaines personnes prétendent que les loups ne causent pas autant de dégâts dans les districts boisés ou couverts de buissons, que dans les prairies nues. Un éleveur, sur une ferme couverte de buissons, rapporte qu'en 13 ans, il n'a perdu que deux moutons, par les loups, sur un troupeau de 25 à 100 têtes. L'administration provinciale accorde, encore aujourd'hui, une prime de #2 pour la peau d'un loup de prairie adulte, et $1 pour un jeune. Le total des primes payées ne varie pas beaucoup d’une année à l’autre, il a plutôt une tendance à ausmenter qu'à diminuer, et le pays n’e n retire que peu d'avantages, On prétend que la prime n'est pas suffisante pour encourager À une chasse sérieuse ontre les loups de

prairie, M

ais, étant données les grsides superficies de terre inculte de la province à les loups vivent et se multiplient, on a peu d'espoir de parvenir à les exterminer. Quelques naturalistes assurent que si :es loups des prairies dis araissaient, le pays serait bientôt envahi par des gophers, des souris et autres vermines. Le seul remède est donc la clôture à l'épreuve des loups, mentionnée plus haut.

LE

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