‹ [Élev]age des moutons au Canada [microforme]Chapitre 57 sur 62 · A HR · texte numérisé non relu

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abdominales sont presque continuelles. Le traitement médical est le même que pour la colique, mais il faudra donner de plus fortes doses du remède et les répéter à intervalles de plusieurs heures si la douleur continuait. L'application de moutarde à l’abdomen donnera parfois du soulagement. Le traitement ne réussit pas toujours, mais on devra continuer. Ces attaques se terminent généralement par une diarrhée, laquelle, après avoir duré pendant un temps raisonnable, pourra être réduite par l’administration de fécuie ou de gruau de farine auquel on ajoutera du blane d'œuf et un peu de whisky ou de brandy.

Diarrhée.

La diarrhée est généralement causée par les mauveis soins, une quantité trop grande de fourrages succulents ou une nourriture indigeste, telle que l'herbe non müûrie ou l'herbe gelée. Cette dernière cause produit une sorte de diarrhée très grave. Elle peut aussi provenir d’un changement brusque d’une ration sèche à une ration de racines, surtout de betteraves fourragères et on l’observe parfois chez les moutons que l'on met pour la première fois sur des pâturages alcalins et sur ceux qui ont accès à de l'eau fortement chargée d'alcali. Le traitement consiste à faire disparaître autant que possible toutes les causes et donner pour toute nourriture des aliments secs, très simples. Quand l'affection est évidemment due à un effort de la nature pour soulager l'irrigation, il vaut mieux lui venir en aide par l'administration d'un laxatif léger, et, dans ce but, on pourra donner queiques onces d'huile de castor mélangée à un drachme de laudanum et de gingembre moulu. Si la diarrhée persistait après ce traitement on pourrait la combattre par l'administration de féeule ou de

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gruau de farine avec des blancs d'œuf et un peu de stimulant, si l'animel paraît en

avoir besoin.

Boules de laine.

Les boules de laine qui se forment d us l'estomac des agneaux peuvent causer des pertes considérables, surtout parmi les races à longue laine si l'habitude de manger de la laine persiste pendant un temps suffisant pour permettre la formation d'un grand nombre de ces concrétions particulières.

Les désordres digestifs, le besoin de sel ou d’autres éléments qui font défaut dans la nourriture peuvent porter les agneaux à mâcher de la laine. L’habitude de se

mordre les flancs pour se débarrasser des tiques est aussi unc cause commune, ef, pour cette raison, les agneaux devraient être lavés avec les brebis quand celles-ci sont tondues. Il faudra tondre les mèches de laine sur les mamelles des brebis pour éviter qu’elles ne s'introduisent dans la bouche des agneaux quand ceux-ci tettent. Les animaux ne devraient pas être tenus renfermés ; dès que l'habitude est remarquée, il faudra mettre le troupeau sur un grand päturage et séparer immédiatement le premier coupable, car l'affection se répand fréquemment par limitation. Les animaux devraient avoir à leur disposition, du sel, du phosphate de chaux ou de la poudre d'os. L'huile de lin, en doses appropriées, peut effectuer un soulagement, mais quand une grande quantité de jaine a été avalée les boules formées peuvent boucher le petit intestin et entraîner de graves dérangements des fonctions digestives, suivies par l’amai-

grisser.ent et même la mort.

Dérangement des organes urinaires.

Ta plupart des maladies qui affectent les rognons et la vessie chez les autres caiégories d'animaux sont presque inconnues chez le mouton, et, comme le diagnostie en est difficile, on en détermine rarement la nature quand elles se produisent et c'est aussi rarement qu'on applique un bon traitement. Les dérangements sont parfois causés, chez les animaux mâles principalement, par la formation de caleuls, mais ces caleuls donnent rarement naissance à des symptômes bien définis à moins qu’ils ne soient logés dans l’urêtre. Dans cette situation, ils rendent le passage de l'urine très diff-

cile et ils constituent même la cause la plus fréquente de ce que l’on appelle “ arrêt de l'urine.” La formation de calculs est causée par l'emploi, en trop grande quantité, de nourritures fortement azotées ou riches en sucre ou en phosphate, Parmi les aliments que l’on considère responsables sont les pois, les fèves, le blé-d'Inde, les betteraves et le trèfle nouvellement fauché. L'affection se produit surtout dans les districts à terres calcaires, et particulièrement quand les eaux contiennent unc forte proportion de sels de chaux. L'animal affecté se couche généralement, et, quand on le fait lever, se secoue l’épine dorsale, et cette agitation est suivie dans certains cas du passage de quelques gouttes d'eau. Il est très inquiet, change de position fréquemment, la respiration est courte et chaque aspiration est accompagnée d'un grognement douloureux. L’urine est épaisse et trouble : l'appétit diminue; des frissons se produisent et si l’on ne donne pas de soulagement la vessie se crève où l'urine s’empoisonne et l’un ou l'autre de ces développements amène rapidement la mort. Quand l’obstruction est située près de l'ouverture externe de l’urètre, ce qui a lieu fréquemment, on peut apporter un soulagement en tondant la laine et en enlevant l'accumulation qui se compose plus souvent d'une masse plus sablonneuse que pierreuse, Souvent, l’urètre est simplement bouché par un dépôt sédimenteux, au bout du tube, derrière l’appendice en forme de ver, et, dans de tels cas, quand la manipulation ne produit aucun effet, l’appendice lui-même pourra être enlevé, ce qui soulagera l'animal. Quand l'obstruction est située devant le repli particulier de l’urètre qui caractérise ce conduit dans les moutons comme dans les bêtes à cornes, il faudra s’effarcer de la déloger par des massages délicats, des fomentations, et l'injection d'huile olive, L'incision de l’urêtre est difficile et dangereuse, et, seules, les personnes habiles doivent y avoir recours, et encore seulement

quand tone log gutros movon £

autre oyens ont échoué, Le traitement médical est peu efficace. Mais la belladone, administrée en doses de 10 à 15 grains, peut aider de temps à autre en soulageant la tension des parties, L'administration d’une dose de purgatif est parfois avantageuse et, dans ce cas, pour des raisons évidentes, les sels d’epsom sont l'agent le plus efficace. Pour un mouton adulte, la dose est d'environ 6 onces dissoute

avec une poignée de sel et deux drachmes de gingembre dans au moins une pinte d’eau chaude,

Avortement.

L’avortement est produit par différentes causes, Les blessures ennsées par le bous- Cilage aux pories, les coups des animaux ou la poursuite par des chiens portent bien des brebis à donner naissance à des agneaux non formés et généralement morts. Le grain ou le foin ergoté, le grain carié et sa paille, les tiges gelées de navets ou de betteraves ou l’eau impure sont les autres causes de cette maladie. Les bons soins, la nourriture saine, propre, et l’eau pure, voilà les meilleurs préventifs de l'avortement sporadique. Les symptômes sont la perte de l'appétit, la torpeur, et la tendance manifestée par la brebis à s’isoler du troupeau. Généralement, l'avortement a lieu avant que ces symptômes soient remarqués. Il est parfois nécessaire d’enlever le fœtus et le placenta de peur d’empoisonnement du sang. Le fœtus et le délivre devraient, dans tous les cas, être brûlés et l’utérus lavé deux fois par jour, pendant jlusieurs jours, avec une solution de trois pour cent de créoline dans de l’eau chaude.

L’avortement infectieux est enusé par un germe allié aux moisissures communes. Cet avortement est contagieux et gagne rapidement tout le troupeau, à moins que l’on ne prenne les précautions nécessaires. Tout animal qui a avorté devrait immédiatement être séparé du troupenn et lutérne corn ir jeté avec la sulution de créoline mentionnée ci-dessus. Le fœtus, le délivre, ete., seront brûlés et l'endroit où l’on garde le troupeau sera nettoyé avec le plus grand soin. Toute la litière devra être brûlée et les planchers recouverts de sciure de be's contenant 10 pour 100 par poids d'acide earbolique brut. Les murs et le plafond seront blanchis avec de la chaux et de l'acide carholique dans la proportion de une livre d'acide carbolique eommereis | pour 5 Eñuons de jait de chaux. Les béliers qui ont lutté les brebis affectées devront cire désinfectés par le lavage du fourreau avec une solution de 5 pour 100 de créoline où de 1 à 100

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