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de bichlorure de mercure. Une seringue est l'instrument le plus commode pour cette opération. Ces béliers ne devraient pus servir à la reprodu:tion avant un laps de temps considérable.
Renversement de la matrice.
Parfois, .: près la naissance d’un agneau (généralement dans un cas de parturition difficile) on voit un corps rouge et semblable à une vessie qui sort de la vulve. Cet rer se produit généralement quand la brebis est affaiblie; il provient d’une faiblesse des ligaments qui retiennent la matrice et de la fermeture incomplète de l'os utérin, dûe à l’état d’épuisement de l'animal. Cette affection suit généralement la rétention du délivre; l'organe entier est rejeté avec les membranes. Dans ce cas le placenta devrait être séparé à chaque cotylédon pour empê êcher la perte de sang. Aprês avoir enlevé le placenta ou délivre, l'organe lui-même et les parties environnantes devraient être bien lavés avec une solution de 2 pour 100 de créoline ou d’acide carbolique. On fera ensuite placer la brebis sur le dos par un assistant, et, la saisissant par ses jambes de derrière, on soulèvera ses quartiers postérieurs à une hauteur d’un pied environ du plancher ou de la terre. Quand l'animal est dans cette position, la rentrée de la matrice s'opère avec une grande facilité. L'opérateur enverra ensuite dans la matrice une pinte d’eau tiède à laquelle il aura ajouté un peu d’alun pulvérisé. La brebis sera attachée seule pendant quelques jours dans une stalle étroite et munie d’une litière posée de telle façon que le train de derrière soit de six pouces plus élevé que l’avant-train. Si le renversement persiste et ne cède pas au traitement médical, on po. à £ oliquer un bandage simple de la façon bien connue de la plupart des bergers. La couture de la vulve n’est pas recommandée, mais cette opération peut être nécessaire quand l'assistant ne suit pas comment faire le bandage ou comment l'appliquer. On ne devra jamais mettre plus de deux ou trois points de couture.
Trayons douloureux.
Les temps froids et humides ou les logements humides sont la cause de trayons douloureux chez les brebis. Parfois, aussi, les agneaux mordent les trayons quand ils ne peuvent en tirer assez de lait pour satisfaire leur appétit. Tout onguent de bonne qualité fera du bien. Un mélange en parties égales d'huile douce et ae glycérine, appliqué deux ou trois fois par jour, a donné de bons résultats.
Engorgement du pis.
L'engorgement du pis est une affection commune au moment de l’agnelage et aussi à l’époque du sevrage des agneaux. Ce sont les meilleures laitières qui y sont le plus sujettes. La négligence de la part du berger en est généralement la cause. La suralimentation avant l’agnelage, l'exposition aux courants d'air sur une litière humide sont responsables de bien des cas d’engorgement. Toutes ces causes sont faciles à éviter. Au moment du sevrage, pour éviter les gonflements, les brebis devraient être traites deux ou trois matins de suite, et l’on continuera chez celles dont le pis montre une tendance à durcir.
Inflammation du pis.
L’inflammation du pis est une affection très sérieuse et assez fréquente ; elle peut suivre Île durcissement du pis vu elle peut être vecasionnéc par le à l'humidité, surtout à cette dernière, à des meurtrissures causées par la tête de l'agneau ou par le contact avec des pierres ou sur un sol dur et crevassé. File se produit le plus souvent dans les saisons humides et la brebis meurt parfois de gangrène, On a déjà vu des inflammations contagieuses du pis chez les vaches transmises aux brehie ani neenpaient le même bâtiment. Dans le traitement de cas prononcés de durcissement où d’inflammation du pis, il est bon d’administrer environ 4 onces de sels d'Frsom dissous dans une demi chopine d’eau chaude, On lavera le pis avec de
au froid ou
l'eau aussi chaude que l'animal pourra endurer pendant au moins une demi-heure, o sèchera bien et on frottera avec un onguent composé de huit parties de saindoux et de une partie de belladone. La brebis sera tenue dans un logement confortable et le trai-
tement sera répété aussi souvent que la chose sera nécessaire, Si l’on remarquait une
tendance à la suppuration, il serait bon d'appliquer de la chaleur et de l'humidité; un cataplasme de houblon convient très bien dans ee but, ou encore la mamelle peut être entourée de déchets de coton propres, saturés d'eau chaude et maintenue en place avec un linge étanche, On devra donner une nourriture lévère composée de foin de trèfle et de son chaud, et, pour breuvage, de l’eau réchauffée. Quand les abcès paraissent mûrs, il faudra les ouvrir avee un couteau tranchant et les traiter de la manière indiquée ei-de ssous,
Abcès.
Les abcès ne sont pas rares chez les moutons: ils sont causés facilement par des meurtrissures ou d’autres causes relativement peu importantes. Dès que la présence du pus est définitivement constatée, on doit ouvrir l’abcès et laver la cavité en injectant une solution de 2 pour 100 d'acide carbolique dans de l'eau chaude. Ce lavage devra être répété de temps à autre jusqu’à guérison de la blessure.
Goître.
Le goître se manifeste par un élargissement de la glande thyroïde, située sous la gorge, près de la tête. Les moutons y sont sujets à tout âge, mais il se rencontre le plus souvent chez les agneaux, chez lesquels il cause parfois de lourdes pertes. Les autorités ne sont pas d'accord sur la cause de cette maladie. On la considère héré taire, mais on ne saurait nier qu’elle provient dans certains cas, de malnutrition dix à certaines conditions du sol et de l’eau, non encore bien comprises. L'exercice insufisant, l’accouplement de béliers et de brebis trop grasses, la consanguinité et la constitution affaiblie, sont aussi données comme causes, mais il est peu probable qu'aucune de ces causes produise la maladie, à moins que les conditions locales ne soient fax rables à son développement, Les agneaux affectés du goitre sont déjà morts quand ils viennent au monde où meurent peu après.
On a peu souvent recours à un traitement evratif pour le goître parce que les jeunes animaux se laissent difficilement guérir. Les moutons adultes ne sont que peu
ct peuvent être facilement préparés pour la boucherie. Les éleveurs qui out de l'expérience évitent toujours de se servir d’un bélier qui a le goître, car ils savent bien que sa progériture sera chétive. La méthode la plus sûre est de ne choisir pour la reproduction que des animaux sains, et les brebis qui portent devraient pouvoir prendre de l’exercice et recevoir une alimentation généreuse, saine et appropriée.
Catarrhe.
Le catarrhe débute par des éternûments fréquents, une décharge de mueus des narines, une inflammation des yeux et la perte de l’appétit. Si on le laisse faire, il peut prendre une form
aiguë, et, dans ce cas, les membranes qui tapissent les passages naseaux, la gorge, et même l'estomac et les intestins, peuvent être affectés. La mort résulte fréquemment, tandis que les animaux qui se remettent des attaques de cette nature ne peuvent plus rendre aucun service. Le catarrhe simple peut être de nature contagieuse; il est fréquemment causé par de brusques changements de température, l'exposition aux pluies froides et au vent glacial, ou par des bâtiments mal ventilés ou exposés au courant d'air. Le catarrhe aigu ne se produit guère que dans des conditions peu hygiéniques. Les moutons forts et vigoureux, en bon état, sont moins exposés à ses attaques; ils sont plus faciles à traiter et se remettent plus rapidement,
Le premier traitement, qu'il est toujours bon de suivre, même avant l'apparition de symptômes, est de placer jes :
imaux dans un endroit propre, aéré et sec, avec des
abris d'accès facile, Quand on s'apercevra de décharges nasales, on pourra donner de
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PS + i L
la tisane de graine de lin trois fois par jour, avec une nourriture généreuse. Les bouillies chaud nt bonnes, et, dans les cas aigüs, on obtiendra un soulagement marqué en expo la tête de l’animal à la vapeur se dégageant de l’eau dans laquelle on ra dissous un peu d'acide earbolique, Quelques autorités, plutôt anciennes, recommandent oufller différents mclanee la e< narines de l'animal. is il est peu prob: qu'un traitement de ce genre donne de bons résultats.
Mal d'yeux.
1 it prove l'ur phtalnie enzootique ou de causes constitutionnelles, L'introduction de poussière et de
Le ma
balle dans l'œil cause souvent une
irritati rave, De même, l’exposition à une température rigoureuse, à des courants d'air, où une nourriture échauffante, amène souvent plus où moins d’inflammation des yeux. Cette affection n’est pas rare rmi les agneaux et ils maigrissent alors rapidement, même que dans toutes les affections sérieuses. Le traitement consiste à examiner les yeux pour découvrir les corps étranger et à enlever ceux-ci, si possible.
Une solut de cocaïne, que l’on peut se procurer chez un droguiste, convient tout spécialement pour le traitement de cet organe sensible. Dans ce cas comme dans t les autres cas de ce genre, les yeux devraient d’abord être bien lavés avec de l’eau iude, après quoi on introduira, avee une petite seringue en verre ou un
compte-gouttes ordinaire, une solution de deux grains de sulfate de zinc dans une once d'eau. Un |] tif modéré, ou tout au moins une nourriture laxative est à recommander, et il est bon de protéger les veux contre la vive lumière.
Naturellement, l’ophtalmie enzootique est contagieuse, et il conviendra donc lisoler immédiatement tous les moutons qui ont mal aux yeux, à moins, bien entendu, e l'effection ne soit causée par l'introduction d'un corps étranger ou ne soit due à e autre cause locale bien définie.
Au Canada, la produetion de la viande est l'objet principal de l'élevage des moutons: la pr duetion de Ia laine n'est "acc ri l'ous les effo le l'éleveur tendent vers la première: il retire ee qu'il peut de la seconde, mais sat donner une atten tion spécial \ ce point de vue, notre pays ne diffère matériellement des autres parties du mond 1 l'agriculture est avancé Duns tout 7 où Ja terre a une z leur considérable, il n'est plus question d'élever des mouton nuiquement pour la laine Au fur et à re des progrès de la \ tion et du perfectionnement des procédés agricoles, les divers pays ont cessé l'un après l'autre de eultiver le mouton pour sa laine seule: ]a viande est devenue l'objet prineipal, et la laine le hut secondaire de l'industrie, Cette transition s'est d'abk rd ac mplic en Angleterre par l'amé-
La Frar a graduellement trans-
formé le mérinos Raml t e1 ace de Di rie « 1 ] à dédaigner. L'Australie et la Nor Ho-Zélande nt dev es ch ntres d'exportation de viande de mouton, et les Etats-Unis délaissent rapidement et de 1 plus les races à laine fine pour les variétés anglaises dans le but d'augmenter la production de la viande. C'est pour le même but que les éleveurs de l'Argentine n'hésitent pas à payer aux éleveurs anglais des prix élevi I ur | Léli Lincoln, tandi que les cultivateurs dé Etuts de l'Ou mû | ! { | } | long laine des troupeaux eanadier
Le Canada n'a jumais fait ( écialité de la produeti de Ja laine, Les troupeaux de souche des prañ de l'Ouest approchaient plutôt, il est vrai, du type à laine que du type de boucherie, mais la tendanc la p tetion de la viande s’est, depuis, nettement aceusée chaque année, accompagnée d'une tendance correspondante vers la production de laine plus grossièr Comparée à la même catégorie de laine des autres pays, une grande partie de Ja canadienne est de qualité excellente, m manque de soins apporté à sa production fait qu'elle n'occupe plus qu'un place tri indifférente dans les marchés de laine du monde De fait, la production canadienne n'excite que peu d'intérêt dans ] rehés de Jaine du monde, La quantité totale disponible pour l'exportation n'est pas considérable et elle offre un caractère si peu uniforme que l'on ne peut e que de très faibles expéditions des diverses catégories.
Nos exportations total annuelle n'ont pas, depuis bien d années, atteint le
chiffre de 2,000,000 de lv n cinquième environ du produit de la tonte—cet la plus
Ï vrande partie de cette quantit t allée aux Etats-U
produce annuelle d ces dernières années
se monte, issent ainsi, pour les différentes
en chiffres ronds, à 12,000,000 de provinces :
FE
Colombhie-Anglaise,, .. .,. EE 95.000
Saskatchewan... e : ; É 196,000
Manitoba RE Se ; 5 Î
nn} GORE . :. . ; = 5,519,500 Québec., CS 5 à à F = ET EN HS SE 2,6:0,000 Nouveau-Brunswick.. .. .. .. x FEES 96,000
Ecosse . ie 0. oi Ile du Prince-Edouard. RP ES = «= 385,500
É Soem— ——- & ce s-<+ 18,108.000