ESS
Ces chiffres représentent | poids totaux obtenus i rime et comprennent les deux sortes de laine, lavée et non lavée, Dans la province d'Ontario, on lave de 70 à 80 p. 100 de Ja luine À l'ouest d'une lignx qui serait Liroc au d de Kingston, on «a l'habitude de laver la toison r le mu on méme, tandis q l'est de cette ligne, ninsi que dans Québec et les provinces maritimes, le lavage au baquet est la règle. Dans les provinces de l'Ouest, le lavage de la laine est ] pratiqué, et seulement dans la Colombie-Anglais On la essayé dans le Manitoba, mais le manque d'eau courant: et la dur naturelle de l'eau augmentant les dittic de lopération et la rendant très peu satisfaisante, elle a dû être disconti La majorité de la laine des prairies est donc écoulé on suiNI, Ce QUE € piqué accumulation de po idre el uletx ramassée pendant les journées de chaleur et de soleil, souven ompagnées de plus ou moins de vent, et la perte de poids qui « résulte
Outre la laine des prairies, qui se ressent plus ou moins du type mérinos, la laine canadienne donne des produits variant d'une ine à carder à un qualité grossière de laine à pei r, selon races prédominant
D'après les grands manufacturiers, les catégories les plus fines en dehors des provinces
maritimes, paraissent exercer une influence favorable sur la laine au point de vue de la souplesse de la texture et de la facilité de préparation, Dans ces districts, plus de 60 pour 100 de la tonte est classée comme laine à earder et 40 pour 100 comme laine à peigner, tandis que le produit de la tonte du centre et de l'ouest de l'Ontario, de Manitoba, et des parties de Québec, accuse une proportion de longue laine à peigner de près de 75 pour 100),
Comme n l'av ( iqué la gra majorité de la laine produite sur les ranches du Sa n et de l'Alberta ox une place speciale parmi Îles laines
canadiennes. Le rendement annuel atteint presque un million de livres de laine en
suint, ce qui represent de 400,000 à 500,000 livres de laine lavé Cette laine est classée comme de finesse moyenne, c'est-à-dire qu'elle est plus fine que la plus fine laine des autres provinces et plus grossière que les laines fines provenant de moutons
mérinos du sud de l'Afrique et du sud de l'Amérique et de l'Australie, dont le Canada importe chaque année des quantités considérables, C'est un vif regret pour le manufacturier de constater que cette laine devient chaque année plus grossière, par suite des croisements des types de boucherie sur les troupeaux mérinos importés originairement du Montana.
Commerce d'exportation.
La plus grande p:
rtie de la laine canadienne « xp rtée à l'étranger s'écoule sur le
marché des Etats-Unis. La Grande-Bretagne en prend une petite quantité chaque l Ï Ï 1
année et quelques faibles expéditions sont faites de temps à autre à Terre-Neuve.
Les exportations annuelles aux Etats-Unis pendant ces 30 dernières années ont géné-
ralement dépassé le chiffre d'un million de livres. Elles sont descendues au-dessous de
] ce chiffre une demi-douzaine de fois, et elles ont dépas 6 le chiffre de deux millions
une douzaine de fois. 1
290,000 livres de laine traversèrent la frontière des
Etats-Unis et pendant les trois années à partir de 1895, les exportations atteignirent
les chiffres de 5,449,955, 3,851,492, et 7,499,949 livres, respectivement. Cette forte augmentation était duc la suppression des droits de douane sur la laine entrant aux
Etats-Unis, résultat du tarif Wilson G tarif fut rétabli, la quantité exportée tomba à un million de livres et, en 1899,
rman, Une année plus tard, en 1898, quand le
22,000 Hivres. Depuis lors, elle a été assez constante, de un million à 2.250,000 livre
Pratiquement, une seule catégorie de laine s’expédie du Canada aux Etats-Unis:
la laine à peigner d'une longueur de 5 pouces et plus, lavée à dos. Les Etats-Unis ne désirant pas de laine à carder de l'étranger, leur tarif a été revisé en conséquene On accorde la préférence aux lai s Coi { Id, Leicester et Lincoln, in posé S raison de 12 cents pur livre. Pour pouvoir être classée, la laine doit être présent toisons sépa ’ comme vendeur ne pourrait guère payer les droits sur
la saleté, toute la laine destinée aux Etats-Unis doit être lavée à dos Un grand
acheteur canadien qui s'adjuge un bonne partie du produit de la tonte de l’ouest de
l'Ontario donnait à l’auteur de ce bulletin les chiffres suivants comme représentant la classification d'un lot moyen de 15,000 livres: Laine à peigner (Leicester, Lincoln et Cotswold), 10,500 livres; à carder (Down et laines de même genre), 3,300 livres ; laine en suint, 600 livres; rebuts (laine entortillée, trop grossière, morte, sale, ete.), 850 livres. La première de ces catégories est peu demandée au Canada; elle principal
ment aux Etats-Unis, La presque totalité des autres est employée dans les iabriques
t } ” Cânauuichiés,
Les exportations en Grande-Bretagne n’ont dépassé le demi-million de livres qu'une seule année, en 1879, où elles atteignirent le chiffre de 640,000 livres, Des expé ditions assez considérables avaient eu lieu chaque année avant 1887, mais à partir de
cette année-là jusqu'en 1595, il ne s'expédia que peu ou point de laine canadienne en
Grande-Bretagne, Depuis cette époque, la moyenne a été de 200,000 livres; les chiffres pour 1906 t de 200,099 livres et, pour les neuf mois de 1907, de 225,347 livre |
Sauf pour quelques lots de laine des prairies les exportations en Grande-Bretagne ne
cousistaient que de laine à carder lavée,
Consommation domestique.
Les « Xportations relativement fu bles d laine laissent environ LU,UUU ,UUU du HvVrvS pour l'usage domestique. Il est impossible d'évaluer de façon tant suit peu exacte la quantité fiice à la ferme méme. Dunus le Nouveau-brunswick, Québec, et, jusqu’à uu certain point, dans les autres provinces, le cardage et le tiluge à la maison sont encore eu vogue, et il entre probablement une quantité cousidérable de laine daus lu fabri-
cation de matelas et de couvertures Les quantités employ s de ce chef ninuent
chaque année et l'approvisionnement disponible pour la fabrique augmente d'autant, Outre les 5 à 9 millions de livres produites au pays, et utilisées par ies fabriques canadiennes, il s’importe chaque année de grandes quautités de laine. Pendant les années terminées les 50 juin 1905, 1906, et les premiers mois de 1907, les quantités importées ont atleint respectivement les chiffres suivants: 7,617,211, 6,311,897, et 3,925,191 livres, Sauf de légères exceptions, ces laines sont de qualité mérinos fine, et entrent dans Ja fabrication des marchandises fines, comme les flanelles, les draps fins, les molletons, les beavers, les “ whipcords ”, les étoffes brochées et les tapis fins. Elles entrent aussi largement dans la fabrication des vêtements du dessous et d’autres tricotages fins.
Les fabriques qui emploient les laines canadiennes manufacturent des inarchandises d'usage courant, comme les couvertures, ratines, frises, les étoiïes du pays, les tricots, les tweed, dont chacune occupe une place importante dans les besoins sans cesse croissants de la population. La plupart des petites manufactures dépendant de Ja fourniture de laine locale se servent presque exclusivement de laine canadienne. Elles produisent diverses sortes de 4 “handises et utilisent ainsi les différentes catégories de laine disponible. Les grances fabriques, sauf quelques exceptions, importent la majorité de leur laine et la mélangent avec une petite quantité de laine canadienne et une certaine proportion de laine renaissance et de coton.
Il n’est pas besoin d’argumenter pour démontrer que les marchandises faites avec la meilleure qualité de laine canadienne seront toujours en vive demande, Leur durabilité les rend précieuses aux populations rurales ainsi qu'à la partie frugale de la populaiion urbaine. Actuellement, pour les habits d'hommes et de femines, la mode est aux tissus fins présentant une surface lisse. Ces tissus sont faits avee des laines du Cap, de l'Australie, et autres mérinos; et pour les qualités inférieures, Ja laine renaissance et le coton sont largement utilisés. Un jour ou l’autre, cependant, les modes changeront et les tissus plus grossiers attireront l'attention du publie, Le retour
aux lainagcs canadiens sera d'autant plus rapide que les étoffes actuelles ont une
courte durée et qu'elles montrent bientot des trac d'usure sur lc parties exposées. Les étoffes contenant une forte proportion de laine rena
bientôt leur forme. C’est cette particularité des habits populaires qui donne tant
ance et de coton perdent
d'ouvrage aux nombreux ateliers de réparation et aux garde-robes qui s'organisent
en
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Deere on ne pe none
dans toutes les villes. On peut sûrement prédire que les modes pour vêtements d'homme et surtout pour vêtements d'affaires, reviendront aux étoffes de laine cana dienne, sortant des fabriques canadiennes, et qui remplaceront les tissus lisses
importés, actuellement en faveur.
Défauts de la laine canadienne.