‹ Elévations poétiquesChapitre 36 sur 58 · HORREUR DE TOUS CES BLASPHEMES · texte numérisé non relu

HORREUR DE TOUS CES BLASPHEMES

Tant de méchanceté, d'orgueil et de folie. Déconcertait mon âme; une mélancolie De plus en plus mortelle envahissait mon coeur; Mes cheveux se dressaient d'épouvante et d'horreur.

Et qui donc proférait ces horribles blasphèînes ? Des maîtres? des savants, plus savants que nous-

[mêmes ? . . .

Non, des libres-penseurs, des esprits fourvoyés; Des coeurs haïssant Dieu, dans le vice noyés, Donnant à leur fureur un vernis de science Contre toute raison et toute conscience; Posant en magisters, en émancipateurs.

De la société nouveaux réformateurs;

N'ayant pour tout crédit que leur A-aine faconde;

A force de glapir étourdissant le monde;

Prêchant la liberté, la pure égalité,

Pour abrutir la terre ; — et la fraternité,

Non pour briser les fers, les bandeaux, les entraves,

Mais pour changer le peuple en vil troupeau d'esclaves ;

Oubliant que Jésus, le vrai Roi du progrès.

Pour d'avance flétrir, démasquer leurs projets,

Nous a dit le premier : "Vous êtes tous des frères,

Vous êtes tous égaux, avez mêmes misères.

Seule ma vérité vous en délivrera;"

Oubliant que cette oeuvre est parfaite déjà ;

La faisant à rebours, avec hypocrisie,

Non pleins d'humanité, mais pleins de frénésie;

Voulant exterminer au fond de tous les coeurs,

DIEU

JESUS-CHRIST

LE PAPE

afin d'être vainqueurs.

De replonger le monde en cette barbarie, Cette férocité révoltante, flétrie.

Dont le Christ Rédemjjteur délivra les humains : Voulant même arracher, de leurs sanglantes mains. Les empires des rois et les trésors des riches. Les reliques du temple et les saints de leurs niches. Les entrailles du prêtre et les croix des autels. Pour devenir ainsi des brigands immortels. Des Rousseau, des Proud'hon, des cyniques Voltaire, Des Danton, des Marat, de hideux Robespierre ; Ayant fait couronner la déesse Raison Sur l'autel du Seigneur, en sa propre maison.

TEIPLE DECHAIXEMEXT D'ABOMINATION&

Je n'étais encor là qu'au début de mes peines.

Après cet ouragan de clameurs inhimiaines, Trois tableaux successifs, d'effrayante laideur, Me montrent les forfaits de ce monde imposteur.

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