SOLUTION DONNEE PAR DIEU LUI-MEME
Et Dieu me répondit :
"Secret du petit nombre . . .
Le nombre d'appelés est un grand tableau sombre. Le nombre des élus est brillant mais restreint. Je récompenserai quiconque sera saint.
A m'adorer, m'aimer, je ne force personne. Je frappe, je reprends, j'ai pitié, je pardonne; Mais chacun reste libre ou de tendre vers moi, Ou de prendre Satan pour objet de sa foi.
En cette élection gît tout le vrai mérite. Autrement l'âme, au ciel, serait triste, interdite. La liberté n'est pas ce travers des méchants A s'égarer sans cesse au gré de leurs penchants : C'est la cmirse vers moi d'un coeur juste et fidèle.
Il est libre l'oiseau qui part à tire d'aile Et s'en va droit au nid de ses tendres amours. Il serait bientôt mort, victime des vautours. S'il allait, vagabond, s'exposer, à leurs serres.
Tel est le sort affreux de ces âmes vulgaires Qui se moquent de moi. leur éternelle fin : S'écartant follement du céleste chemin.
Préférant leur caprice à ma règle divine. Elles ne trouveront qu'esclavage et ruine.
Depuis les jours d'Adam jusqu'aux jours actuels, Je n'ai pas changé l'iiomme en ses besoins réels; Et tel il restera jusqu'au terme du monde. Il faut donc que toujours à son coeur corresponde Un pouvoir de salut qui ne change jamais.
Tant que des révoltés, oubliant mes bienfaits, Xe cherchant ici-bas qu'un bonheur éphémère. Oseront tenir tête à l'Eglise, leur mère. L'attaquer, la frapper, pour altérer sa foi, L'Eglise, doucement, sans crainte, sans émoi. Me restera fidèle: et ferme, inébranlable. Endurera plutôt, — consigne inviolable, — Les assauts de l'enfer et les coups des méchants. Fussent-ils, à l'excès, durs, cruels, outrageants.
Ce n'est pas le repos, mais le grlaive et la guerre Que j'apportai jadis, en venant sur la terre.
Ce n'est pas seulement ses trésors et ses biens
Que l'homme doit quitter, mais les derniers des siens,
Quand de mes ennemis la malice le presse.
Ils m'ont persécuté, me harcèlent sans cesse : N'en soyez pas surpris : vous y passerez tous.
Comme des ouragans viendront parfois les coups. Mais en moi, votre Dieu, que votre confiance Ne faiblisse jamais. Car c'est ma patience. Ma bonté, ma pitié, qui souffre les pécheurs.
Ne pourrais-je donc pas confondre leurs clameurs ? Eux-mêmes les briser? les réduire en poussière ?
A moi seul restera la sentence dernière.
Heureux ceux qui m'auront confessé jusqu'au l>out.
Malheur aux réprouvés, insensibles à tout.*
Mais les peuples pervers, ennemis de l'Eglise, Verront dès ici-bas combien je les méprise. Et combien je bénis les peuples vertueux. Seuls dignes^ de jDrétendre aux destins glorieux."
FIAT VOLUXTAS TUA.
Ce discours du Très-Haut, comme une douce flamme. De lumière nouvelle illumina mon âme.
Je m'écriai: "Grand Dieu, vous essuj'ez mes pleurs, Relevez mon courage, apaisez mes frayeurs.
Que votre volonté soit donc à jamais faite. Elle est impénétrable, oh! mais elle est parfaite.
Seigneur, je vous adore, entièrement soumis A tous les jugements que vous avez promis."