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AUBUM, TUVS ET MYRRHAM Double symbolisme des présents offei., par les Mages à l'Enfant Jésus.
Les souverains d'état, pour leurs besoins extrêmes, Prélèvent des impôts, remplissent leur trésor :
C'est donc, premièrement, aux puissances suprême Que se payent l'honneur et le tribut de l'or...
DEtena per
“ Salut à notre Roi,—déclaraient les rois Mages, En offraut de l'or à Jésus : —
Voiei le Roi des rois : nos plus riches hommages Avec notre amour lui sont dus”
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Tavs
Qui n'est touché de voir tous les peuples du monde
Faire fumer l'encens avec solennité ?
C'est l'adoration, In piété profonde :
C'est la Prière ardente à ln dix inité...,
* Salut à notre Dieu, —déclaraient les rois Mages, Offrant de l'encens à Jésus : ns
Voici le Dieu du Ciel: nos plus fervents hommages Avec notre foi lui sont dus,"
—-. 0! . je + + ——
MYRBHAM
Qui ne sait que jadis l'aloës et In myrrhe
Servaicnt, en Orient, à préserver les Corps /
Ususr merveilleux que l'univers adinire,
Tant ii laut respecter la dépouille des morts !
" Salat à notre Christ, déclarnient les rois Mages, Offrant de In myrrhe à Jesus ;
Voici le Rédempteur : nos plus humbles hommages Avec notre sang lui sont dus”
SHN-P
Premieres paroles de l'enfant Jesus
On raconte qu'un jour, dans la Sainte Famille, Fugitive en exil,—mais dans sn pauvreté,
Riche de tous les dons de la divinité, —
| Une scène arriva, si touchante et gentille,
Que l'on tressaille encore, après dix-neuf cents ans, il Au charmant souvenir des premiers mots naissants il Que la bouche enfantine,
il Adorable et divine,
! Du cher petit Jésus,
En accents inconnus,
h Fit entendre à la terre,
fl À la nature entière,
ï Jusqu'aux esprits de feu,
Les Saints Anges de Dieu !
Dans les bras de Joseph j'Enfant-Jésus repose... Sa bouche rose, Est toujours close. .… Joseph lui dit :
“ Bien cher petit, Laisse-nous voir enfin que tu peux nous entendre,
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Nous bien comprendre, Et, de voix tendre, Nous appeler
Et nous parler.
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Oh! que ta voix réponde à ma voix attendrie : Dis done : “ Marie, Mère chérie !
Dis donc ces mots Doux et dévots..., Ne parleras-tu pas pour l'amour de ta mère ?”
Alors, distinctement, de la voix lu plus claire, Comme il n'en fut jamais, ni là-haut, ni sur terre,
L'Enfant pieux,
Brillant des yeux, Dit: “O Marie, Mère chérie!”
Joseph encor Insiste, espère :
“O mon trésor, Ta bouche est d'or!
Ne parleras-tu pas pour l'amour de ton père ?,”
Alors, distinctement, de la voix la plus claire, À Comme il n’en fut jamais, ni là haut, ni sur terre, a T1 dit : “ Abba, O cher papa!”
IV 5 Quelle adorable complaisance !..,...
Il règne, sur l'heure, un silence :
Universel b.; Et solennel. F4 On voit au Ciel 4
Tous les Saints Anges, : A ce discours, Rompre le cours
De leurs louanges, Et s'arrêter, Pour écouter Ces mots étranges, Si doux, si beaux, Et si nouveaux, D'un Dieu fait homme, Devenu comme Simple mortel, Nommant son père, Nommant sa mère, Lui, l'Eternel Emmanuel !
Muis sur un autre point cette histoire me touche : C'est que le même instant qui délia la bouche Du tout petit Enfant Jésus, Rendit Joseph, dit-on, muet d'amour suprême, D'étonnement, de joie et de respect extrême, Car il ne parla presque plus.
On ne voit plus, dès lors, dans la Suinte Ecriture, Un seul mot émané de lui .
Pourrait-on concevoir plus tendre conjecture Expliquant ce fait inouïi ?
Plus ému que le Ciel, que toute créature, Jusqu'à sa mort Joseph se tait !....
Quoi de plus touchant qu’un tel trait ?