‹ Élévations poétiques [microforme]Chapitre 8 sur 63 · BONNE AVENTURE DE L'ENFANT JÉSUS · texte numérisé non relu

BONNE AVENTURE DE L'ENFANT JÉSUS

MEGENDE égyptienne

De la Bohémienne ss Qui de l'Enfant Jésus, En termes ingénus,

Dit ln bonne aventure Aussi belle que sûre ;-- La seule évidemment Qui put correctement, Une fois dans sa vie,

| Dire la vérité!...,....

| Que nul donc ne s'y fie Dans sa témérité.

Elle était du pays aux monuments splendides, Aux séculuires Pyramides ; Sur sa robe d'azur, étoiles, diamants,

Et symboliques ornements,

De diverses couleurs, de céleste nature, Formaient étrange bigarrure.

Elle vivait aux jours où le Verbe Incarné Enfin sur la terre était né;

Où Jésus, reposant sur le cœur de Marie Embrassait sa mère chérie ;

Où le cruel Hérode ordonnait aux bourreaux

D'égorger les enfants nouveaux.

Livrée entièrement anx sciences magiques,

Elle se distinguait par un air de grandeur,

Elle labitait, rêveuse, un paluis enchanteur, Et ne paraissait point sur les places publiques. Un obélisque grave indiquait sa maison :

Un redoutable sphinx en protégeait l'entrée, Et qui parlait toujours à son âme inspirée ?

Tantôt les dieux, tantôt l'ombre d'un Pharaon !

Un soir, il vint un Juif. pesant de lassitude, Tout droit vers cette solitude :

Une femme charmante apparaissait aussi Sur un âne à côté de lui:

Aux bras de cette femme un enfant adorable Faisait un spectacle adtnirnble,

La famille venait de franchir le désert.

Et semblait chercher un couvert :

Tout révélait aux yeux, dans ce pauvre équipasre, Un long et pénible voyage,

Sans doute, ils avaient fai quelque monstre cruel.

Un danger pressant et mortel.

La sibylle aussitôt s'avance tout énue, S'étonnant que son cœur se trouble à cette vue, “ Vous êtes fatioués: voilà qu'il se fait tard : Entrez chez moi,’ dit-elle avec un tendre écard, Prodiguant à l'enfant les plus vives curesses, Ei poussant jusqu'au bout ses pieuses tendresses, Elle dit à la mère: “ Et ma ch unbre ét mon lit, Madame, sont à vous pour y passer la nuit.” Elle indique du doigt :—l’étranger vénérable Installe sa bête à l'étable — Pour leur frucal souper, aux deux nobles époux Elle offre ses mets les plus doux :

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