XIX' SEMAINE. — \T ELEVATION
«anglante comme celle d'Hérode ; la seconde plus sourde comme îelle d'Archélaùs, mais qui la tient néanmoins dans l'oppression 3t dans la crainte, et cette persécution, durant trois cents ans, ne s'est jamais ralentie.
Est-il possible que Jésus fût né et son Église établie pour donner de la jalousie et de la terreur aux rois? C'est que Dieu a condamné ces puissances si redoutables aux hommes et en ellesmêmes si faibles, pour « trembler où il n'y a rien à craindre* . » Les maisons royales n'ont rien à craindre de ce nouveau roi, qui ne vient point changer l'ordre du monde et des empires. Ils craignent donc ce qu'ils ne doivent pas craindre : mais en môme temps ils ne craignent pas ce qu'ils doivent craindre de Jésus, qui est qu'il les jugera selon sa rigueur dans la vie future : c'est ce qu'Hérode, ni Archélaiis, ni les autres rois n'ont pas voulu craindre.
Tremblez donc, faibles puissances, pour votre vie, pour votre couronne, pour votre maison : tremblez et persécutez ceux qui ne veulent à cet égard vous faire aucun mal. Tremblez, fier et cruel Hérode : pour conserver une vie qui s'écoule, immolez les innocents. Pour affermir le sceptre dans votre maison qu'on verra bientôt périr, munissez-vous contre le Sauveur : tenez ce divin enfant et toute sa sainte famille dans l'oppression. Hélas I que vous êtes faible, et que vous trouvez dans d'imaginaires terreurs un véritable supplice !
Et vous, Jésus, revenez d'Egypte dans la Judée : vous y naîtrez : vous en sortirez pour aller recueillir comme en Egypte la gentilité dispersée : à la fin vous reviendrez en Judée pour y rappeler à votre Évangile les restes bénis des Juifs à la tin des siècles 2.
• PsaL xiiï, 5.-2 Isa.^ î, 2?; xi, 11; Rom.» ix, 27; xi, u.