‹ Élie de Saint Gille: chanson de gesteChapitre 41 sur 55 · A Pelliers; C Nunpellies; B MunfelU^; D MonfeUusborg · texte numérisé non relu

A Pelliers; C Nunpellies; B MunfelU^; D MonfeUusborg

6. C J) ajoutent : le duc— 7. C B D ta J^ie.— %, A C mon apôtre.

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ma lance tuer sept de ces chiens d^enfer. » Là-dessus il > s^élança très promptement sur son cheval, bien et magnifiquement yétu.Cétait agir en fou et en téméraire que de s^aventurer ainsi seul et imprudemment contre une si grande quantité de paiens.

(V 1 ) Elie poursuit sa route et le messsager reste derrière lui gisant. Il 3 traversa des forêts et des plaines pendant très longtemps. Les païens avancent aussi rapidement que possible avec leur grande armée. Macabre éuitleurchefet Jossé ^ commandait en second. « Seigneurs, § dit Macabre, « par ma barbe blanche, Mahomet nous a déjà heureusement aidés, en nous faisant mettre les chrétiens en fuite au milieu même de leur pays et en nous faisant conquérir de grandes richesses. Nous sommes fous si nous n^ligeons de surveiller nos prises. Nous avons ici en notre pouvoir le duc Guillaume d^Orange et le chevalier Bertran, son parent, un guerrier renommé. Faisons une chose qui me vient à Pesprit : envoyons ces gens vers le bord de la mer et montons sur nos vaisseaux; si les chrétiens s^arment et veulent combattre contre nous, nous sommes mieux gardés sur les vaisseaux que sur terre. » Alors le méchant Malpriant dit : < C^est là pour nous le conseil le plus; raisonnable et le plus convenable : faisons donc ainsi, il est toujours bon de prendre soin de sa sûreté » Ils appelèrent alorsMalchabariéetRodoant«deCalabre, Corsant de Tabarie etGranduse ^d'Orcle, Salatrélefaux et Malpriant le perfide^. Malpriant était le dixième. Dieu fasse honte à sa barbe blanche ? ! Ils amenèrent les comtes dans la prairie, les attachèrent et les firent monter sur les mulets, pieds et mains liés, car ils craignaient qu'ils ne^pussent leur échapper, et ils s'éloignèrent alors avec eux de l'armée et marchèrent vers la mer; cinq d'en-

I. CjB DÉlic— 2. CBDÉlie." 3. .4 Josi. — 4.A Rodeant.— 5. A Grandusa. — 6. Cette énumération est fautive ; c/, VJntrod., § VI. — y, C B D longue barbe.

LA SAGA d'eue fo5

tre eux allaient en avant avec les prisonniers pour veiller sur eux. Voilà qu^ils rencontrent Élie, au sortir de la forêt, et il est à croire qu'il rompra sa lance avant de partir» Que Dieu qui a tout en sa garde dans sa miséricorde, le protège ici et partout!

(VII) Les cinq princes chevauchent devant les prisonniers; et ils ont lié les chevaliers placés sur les mulets. Guillaume d^Orange soupirait souvent de douleur et d^affliction; il appela Bertran, son parent, et ses autres compagnons : « Amis honorés, » dit il, « vaillants chevaliers, c'est grande pitié pour nous d^étre embarqués sur ces vaisseaux et d'aller sur mer avec ces gens maudits : jamais plus nous ne pouvons espérer d'être secourus par aucun homme vivant. Guibourc ^, » dit-il, c courtoise dame, je vais bien m^éloigner de toi ! Je ne sais plus que dire maintenant; Dieu tout-puissant, jeté demande de prendre à jamais nos âmes en grâce 1 » « Méchant vaurien, » dit Rodoant, a ces paroles nous déplaisent, que tu appelles à ton aide ta loi et tes faux dieux 1 PourTamourde ton dieu, auquel tu crois, tu vas recevoir de moi un coup dur et pesant 1 « Et il leva un gros bâton, et le frappa si fort sur la tête que le sang jaillit partout ' sur lui. Quand Bernard vit comment il traitait Guillaume, son parent, il hocha la tête et mordit sa barbe ; c Vilain chien, » dit-il, « c'est grande pitié que nous soyons enchaînés, et que tu nous frappes! Fuisse Dieu m^accorder d^assister à ta honte ! » Comme le païen s^apprétait > à frapper une seconde fois, ils virent derrière une vigne s'avancer Élie, revêtu d^un bon, solide et élégant équipement. Le méchant Rodoant lui parla le premier: « Quelle espèce de chevalier es-tu, » dit-il, « toi qui chevauches ainsi seul ? Tu es un oison et un butor, si tu oses te mesurer à moi 1 Je te prendrai ton cheval rapide, ta brogne et ton heaume doré, ton écu, ton épée

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