‹ Élie de Saint Gille; chanson de gesteChapitre 17 sur 72 · LIE · texte numérisé non relu

LIE

ie et de ! • Mais le rcmanieur, en refai-

ii un autre ! du m* siècle, VA toi, y a?aii

vjuc le personnage d'Elie, le père du bel

per niait le même non Saint-

Gilles ; de là à identifier les deux noms, il n'y avait qu'un pas. Le remanieur n'hésita pas, et, reliant entre eux deux poèmes qui n'avaient rien de commun, il donna pour père à Aiol L'Élie de VElie de Saint-Gille.

Une chose pourtant le gênait : la présence de Rosemonde, qui logiquement devait épouser Klie, mais qui ne pouvait pas être la mère cTAiol, puisque dans Y Aiol cette mère est sœur du roi Louis et porte le nom d'Avisse. Le remanicur se tira d'affaire en imaginant, au dernier moment, un empêchement au mariage d'Elie et de Rosemondc et en faisant épouser Avisse à Klie. Dès lors, les deux poèmes étaient soudés l'un à l'autre; la geste de Saint- Gille était créée, et l'auteur du roman de Raoul Cambrai ' pouvait, à son tour, faire remonter la geste d'une génération, et intercaler, à la fin de son poème, un long passage pour parler de la naissance à Saint-Gilles de Julien, père d'Élie et fils de Bernier et de Béatrix.

A une époque où on prétendait relier entre elles presque toutes les chansons, VElie devait se rattacher à une geste quelconque ; il se rattache en effet à la geste de Monglane, et la plupart des héros de cette famille, à laquelle appartient Elie par sa

i. Li romans dd Raoul de C et de Bernier, pp E. Le

Glay (Paris, Techener, 1840), p. 297-258. Ci. ausïi P. Paris, Hist. lia., t. XXII, p. 724-725.

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