‹ Élie de Saint Gille; chanson de gesteChapitre 18 sur 72 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

mère, se retrouvent dans le poème : Arnaud de Beaulande ', Aimeri de Narbonne, Bernard de Brebant et son fils Bertrand, Beuve de Comarchis, Guillaume d'Orange, Garin d'Anseune, Aïmer le Chétif, Turpin l'archevêque de Reims, etc. Il est à remarquer qu'Elie, qui figure dans la généalogie de la maison de Monglane donnée au xme siècle par Albéric de Trois- Fontaines 2, ne se trouve pas mentionné dans le roman à* Aimeri de Narbonne 3 ; ce qui prouve, une fois de plus, que le remanieur a fait œuvre personnelle en introduisant Elie dans la geste de Monglane ; ce qui prouve aussi qu'Albéric de Trois- Fontaines a connu le roman d'Elie, tel que nous le possédons aujourd'hui; et c'est là sans doute l'unique source où il puise, quand il fait d'Elie le neveu de Guillaume d'Orange.

Le remanieur possédait bien, du reste, la littérature épique de son temps -, plusieurs fois il fait allusion à certaines chansons de geste : à une chanson sur le chétif Aimer 4 (v. 67) tout d'abord, puis à Rainouart an tinel (v. 2519, 2 535) et aussi au poème perdu de Basin 5, quand il parle de l'herbe enchantée des monts

1. Le poème d'Élie de Saint-Gille ne connaît pas les trois frères d'Arnaud de Beaulande : Girard de Vienne, Renier de Gênes et Milon de Pouille; il reproduit donc la plus ancienne tradition. Voy. G. Paris, Hist. poét. de CharL, p. 79-80.

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