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armée de Sobric et la U ns les plaines unie*
: est venu le duc Julien avec sa troupe, qui semblait une Hammc à la regarder, à cause de l'or et des pierres pfécicutCI et des magnifique! ornements qui étaient sur
les armures. Là tutti est venu le roi Huben avec toute son année; on peut voir alors de nombreux champions a la mine terrible et aux bras robust K de splendidcs
armures défensives et de grands chevaux bien accoutumes au combat.
Alors commence une très dure bataille avec beaucoup de bruit et de cliquetis d'armes. C'est alors qu'on peut un assaut animé, quand les Francs attaquent les païens; ils piquent avec les lances et tranchent avec les épées, rompent les écus et en brisent un grand nombre, démaillent les brognes, endommagent les heaumes: et les païens tombent sans tête à bas de leurs chevaux. Sire Guillaume est le plus en avant de tous ses hommes : il frappe autour de lui de tous côtés, aussi bien les hommes que les chevaux, et les païens les uns après les autres tombent sous ses coups. Sire Ernaud le beau et Bernard à la longue barbe, et Bertran en troisième rang ne sont pas à blâmer, car ceux-là n'ont plus besoin de se prémunir de vin ou de provisions pour le festin de Noël, qui sont devant eux ou devant leurs coups : tous ceux qui les affrontent reçoivent la mort au lieu de la vie. Ces quatre champions s'avancent toujours au premier rang et en avant, et ni bouclier, ni brogne ni aucune arme défensive ne peut tenir contre eux. De l'autre côté s'avance le roi Ruben monté sur son bon cheval Piron ; il perce de sa lance en pleine poitrine un redoutable chevalier, traverse la brogne et la poitrine, le renverse mort à terre avec une grande force et excite ses gens à se porter vaillamment en avant. Il brandit alors sa bonne épée, nommée Sarabit, et frappe le chevalier qui s'appelait Fabrin en haut sur le heaume, et lui fend en deux, par le milieu, le front, le corps et la brogne, la selle et le
cheval. Alors les païens poussèrent ' un grand cri de guerre, et il leur semble que la victoire se décide pour eux. Le roi Ruben chevauche donc en avant au milieu de l'armée des Francs et de son épée il frappe deux hommes à chaque coup, et quelquefois il pique de sa lance et manie les deux à la fois, et frappe et pique; son cheval se jette sur chaque rang de bataille. Le roi Ruben se porte tantôt contre un rang de bataille et tantôt contre un autre, et renverse les païens Tun après l'autre. D'un autre côté Jossé 2 attaque avec fureur et renverse bien des hommes de cheval et augmente les pertes des Francs. Malpriant plein d'ardeur se porte en avant et tue de nombreux combattants. Les païens voient alors s'avancer un chevalier plus grand et plus magnifique, plus imposant et plus beau, plus fort et plus brave que tous ceux qui jusque-là étaient venus, à l'exception du roi Ruben, car aucun géant n'était plus fort que lui. Ce chevalier avait un équipement si magnifique qu'il brillait au loin dans la plaine, et il montait un cheval si beau 3 et si rapide qu'il filait aussi vite qu'une flèche d'arbalète décochée avec le plus de vitesse. Ce chevalier s'élance en avant de toutes les lignes des Francs et frappe de sa lance un grand païen en pleine poitrine, de sorte qu'il le 4 traverse au milieu entre les deux épaules; et il l'enlève de selle et le précipite mort à terre. Puis il brandit sa bonne épée et 5 en frappe le prince nommé Gaddin et il l'atteint à l'épaule droite et lui abat la main et le côté ; et il tomba mort à terre. De là ce chevalier s'avance au milieu de l'armée païenne, et frappe des deux côtés autour de lui hommes et chevaux, et les renverse les uns sur les autres; il va toujours en avant de rang en rang. Les païens croient reconnaître alors que ce chevalier est Élie. La bataille est sanglante et animée, tellement que les
1. II D poussent. — 2. Mss. Josias. — 3. // D bon. — 4. II D traversa ses épaules. — b. H D il.