‹ Élie de Saint Gille; chanson de geste, pub. avec introduction, glossaire et indexChapitre 32 sur 44 · LA · texte numérisé non relu

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tra à cheval dans la salle et la parcourut au galop et fit tourner son cheval en parfait cavalier, et le fit arrêter court au milieu du pavé'. Quand les païens le virent, ils eurent tous grande peur ; le roi pensait que ni lui ni aucun autre ne pouvait espérer vivre, car il craignait qu'Élie ne le tuât ainsi que tous ceux qui étaient dans la salle ; et le roi jura devant ceux qui se tenaient à ses côtés que bien fou est celui qui se fie à ^ une femme. Mais Rosamonde savait mieux ce qu'elle avait fait , car celui-là doit la défendre, et vaincre sûrement ses ennemis.

(LXXII) Alors la jeune fille dit : « Sire père, vous et tous les païens, vous m'avez engagé votre foi que ce Franc, partout où vous pourriez le protéger, serait en pleine paix. Maintenant tenez votre engagement \ que vos paroles ne passent pas pour fausses! » Alors ils ouvrirent devant lui la porte de la ville, et il sortit à cheval. Tout le peuple, beaucoup de centaines de païens, courut aux créneaux du château, pour voir leur combat. Le roi et 4 Jossé et Caïfas et Malpriant et Rosamonde étaient là aux créneaux ; et lorsqu'Élie fut arrivé hors de la ville, il regarda derrière lui, et quand il aperçut Rosamonde, il lui sourit d'un sourire plein d'amour, et il éprouva la vitesse de son cheval, et galopa tout le long des prairies; et le cheval se montra excellent et très rapide, et Caïfas qui était auprès du roi dans la plus haute tour, dit : « Par Mahon, sire roi, tu viens de montrer 'ici très grande folie, en laissant ce Franc aller à ce combat ! Maintenant il nous est échappé et il va s'enfuir. Mais, le pis à mon sens, c'est ma sœur qu'il a déshonorée : pendant quatre jours elle Ta caché et elle l'a eu dans son lit. Par le puissant Mahon, qui est le maître de tout, si toi, sire roi, et nos autres hom-

j. C B D ajoutent : de la salle.— 2. D aux paroles d'une femme ; C B aux paroles des femmes. — 3. BD vos paroles. — 4. CB et son fils, José; D et son fils Caïphas. — 5. CB D une grande folie.

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mes le voulez ', nous la brûlerons vive tout de suite, sans qu'il y ait aucun répit. » Quand Rosamonde eut entendu ses paroles, elle se courrouça fort : « Par ma foi, » dit-elle, « tu es le plus mauvais traître et le plus vil débauché et le plus grand menteur du monde, car tu as dis mensonge de moi 2 ; ce chevalier est un héros bien meilleur que toi et bien plus courageux. Misérable couard, » dit- elle, « c'est à toi qu'était proposé ce combat, et tu n'as pas osé le mener à bonne fin ; il sort maintenant pour combattre pour toi ; mais, par Mahon qui nous garde, si le roi et nos païens veulent avoir foi en mon conseil 3, jamais tu ne gouverneras le royaume, à cause de ta lâcheté pitoyable. » Quand Gaïfas eut entendu cela, il la frappa de son poing avec toute sa force sur les dents, de sorte que ses lèvres se fendirent et que le sang en jaillit tout autour. Mais c'est bien imprudemment qu'il a porté les mains sur elle, car à cause du coup qu'il lui a assené, il sera frappé de mort encore avant ce soir.

LXIII) Elie est arrivé au champ en face de Jubien, et s'arrête. Quand Jubien le vit, il reconnut aussitôt le cheval, s'approcha de lui quelque peu et lui dit amicalement : a Qui es-tu , chevalier ? et qui t'a donné ce cheval? Il n'a jamais été mon ami, celui qui l'a mis 4 en ta possession. Ta belle jeunesse est venue ici d'une façon bien imprévoyante, car elle va bientôt mourir. Je pense, » dit-il, « que Mahon est quelque peu fâché contre moi, car il a permis à Macabre de me tromper. Il m'a envoyé un méchant homme qui m'a débité des mensonges et des parole^ trompeuses; si je l'avais su, je l'aurais fait pendre et brûler ensuite sur un bûcher. Maintenant, pour

1. CB D ajoutent : comme moi. — 2. C B t\i mens maintenant un mensonge abominable; D maintenant tu mens un mensonge odieux et infâme. — 3. C B D veulent comme moi. — 4. C B D te l'a donné.

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ce qui touche ce combat, je te céderai, et donne-moi mon cheval. Tu m'accompagneras à Damas, ma capitale, et je te ferai échanson •: tu me verseras le vin et jeté donnerai pour suite quatre cents païens ; et de plus tu auras un empire. »« Par ma foi,» dit Élie, « tu exprimes une folle intention ! Je suis un chevalier vassal de France, et je veux rester avec ce roi ; il a une fille qui ce matin m'a donné ce cheval, et ce serait un "" bonheur si je réussissais à te faire tomber, car alors je posséderai son amour si fortement qu'elle n'aura jamais d'autre ami . » Quand Jubien l'entendit, il pensa devenir fou ^ : « Méchant fils de putain, » dit-il, a vagabond de basse naissance, es-tu donc si insolent, chrétien s que tu oses t'avancer et combattre contre moi;? Par Mahon, » dit-il, « et par tous les dieux en qui nous croyons, je ne serai jamais joyeux, aussi longtemps que je te verrai vivant! "* n (LXIV) Aussitôt qu'il sut qu'il était chrétien, il ^ poussa son cheval, et porta à Elie de grands coups sur son heaume. Mais sire Elie était un brave chevalier très exercé aux armes : il ne fléchit pas devant lui; au contraire, aussitôt que le cheval eut dépassé son adversaire, il le fit retourner ; et quand ils se rencontrèrent pour la seconde fois, avec un choc très dur, Elie lui transperça son écu, sa brogne et le corps même, et la lance s'enfonça si bien qu'il le lança loin de son cheval ; et quand il laissa échapper sa lance, Élie courut à lui, et lui tourna la tête vers la terre, tellement que son heaume fut fortement enfoncé dans le sable et que son cou " fut presque brisé. Alors Prinsaut d'Aragon, sur lequel Élie était monté, bondit et voulut aussitôt avec les pieds l'écraser à mort. Mais Élie le retint avec les rênes. Gondracle de Clis cria au roi Malinge

i.C B D mon échanson. — 2. C B D ajoutent: grand. 3. C B D ajoutent: et dit. — 4. Ç jBD et si impertinent. — 5. C fi bien portant et vivant; D bien portant.— 6. C BEt là-dessus aussitôt il ; Z) En même temps il. — -;. B D l'os du cou.

et au vieux Onebras et au joyeux Scibras : « Par Mahon, païens, » dit-il, « cet homme est enragé ! jamais jusqu'ici notre maître ne rencontra pareil chevalier. Je ne sais qui il est, mais il s'entend merveilleusement bien à monter à cheval ; il a renversé notre maître de sa lance, et ce Prinsaut d'Aragon qu'il monte veut le tuer. Armonsnous le plus vite possible, et venons en aide à notre maître, car il en a grand besoin ! » Et maintenant Dieu protège sire Élie, car toute l'armée de Jubien le menace de lui trancher la tête.

(LXV) Jubien fut affligé quant il se vit tombé de cheval et si mal descendu ; et il vit alors que Prinsaut voulait l'écraser avec ses pieds et l'aurait mis volontiers à mort. « Ho! bon cheval arabe, » dit Jubien, « tu me fais bien aujourd'hui de grandes menaces, et tu veux me donner la mort! je t'ai gardé pendant de longs jours, et je t'ai magnifiquement vêtu dans ton écurie; je ne souffrais aucun autre être vivant dans la demeure où tu étais, et maintenant tu veux me rendre une dure récompense, en me voulant tuer et déchirer ' mes membres en les foulant aux pieds! Et toi, chevalier, » dit-il, « écoute mes paroles pour l'amour de ta foi : donnemoi mon cheval dont je suis tombé, et si tu me fais tomber une seconde fois, tu feras une action renommée! » « Volontiers, » dit Élie ; « je le ferai pour ma foi et pour ma prouesse ! » Alors Jubien tira son épée, courut sus à Élie et le frappa des deux mains sur son heaume, tranchant les feuilles et les courroies, de sorte qu'il roula au loin dans la plaine. « Par ma foi, » dit Elie, tt tu as une bonne épée ! mais j'en ai une autre, et nous ^ allons essayer maintenant si elle peut ^ t'endommager en quelque endroit 1 » Et il tira son épée et frappa Jubien là où le heaume et la brogne se joignent, de façon que sa

i. C B D me fouler aux pieds. — 2. C B D tu vas maintenant reconnaître si. — 3.- C elle peut couper.

tête roula au loin dans la prairie. Quand Rosamonde vit cela, elle cria ' à Caïfas : « Fou sans courage, » ditelle, « tu peux voir maintenant ce dont ce Franc est capable. Plût à Dieu, qui gouverne le monde tout entier, que tu fusses armé là dans la plaine auprès de » sire Élie et qu^il sût combien honteusement tu m'as traitée ! Il aurait ' bientôt éteint ton arrogance et t'aurait toi-même ignominieusement rabaissé ; mais je le jure par la foi que * nous professons, s'il veut avoir mon amitié, avant que ce jour ne prenne lin, tu paieras cher le violent coup que tu m'as donné ! »

(LX VI) Quand Élie eut tué le roi Jubien de Baudas, il prit aussitôt le cheval de celui-ci par les rênes, pensant retourner àSobrie; et comme il chevauchait, il regarda devant lui et aperçut sept païens armés qui montaient de la vallée ; et quand il les vit, il appela ^ Dieu à son aide de tout son cœur, et il tourna contre eux son cheval rapide, et, à celui qui ^ marchait en tête, il donna si lourde paie que jamais dans la suite il n'en demanda plus. Au second assaut, il en renversa deux de cheval, tous deux blessés et hors de combat. Puis il tira son épée et frappa Tanabraz sur son heaume de telle sorte que 1 epée resta enfoncée dansl'épaule, et jamais plus il ne put prononcer une bonne parole. Mais Kareld d'Alfatt s'écria à haute voix : « Par Mahon, païens, c'est le fils de Letifer de la roche de Garas ; il a tué Faraon et Mars ! S'il s'empare de nous, nous recevrons tous la mort M » Et alors s'enfuirent Selebrant et Jonatré. Mais Élie était monté sur le bon cheval, qui était plus vite qu'un épervier, et il les poursuivit jusqu'à leurs tentes. Selebrant fut le premier qu'il rattrapa : Élie le trans-

1. C B crie.— 2. B D de. lui.— 3. C B II t'aurait bientôt coupé la tête et je le jure. — 4. C que nous avons; D que j'ai. — 5. C B D appelle. — 6. C B D qu'il rencontra le premier. — 7. C B ajoutent : maintenant enfuyons-nous aussi vite que possible.

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perça ' départ en part et blessa le cheval à mort. Aussitôt que le faucon de '- Jubien, qui était attaché avec une chaîne d'or auprès de sa tente, eut aperçu Prinsaut % il voulut voler vers lui, car il reconnaissait le cheval et croyait que Jubien le montait; mais il n'y put réussir, parce que la chaîne le retenait. Quand Elle le vit, il s'approcha de lui et le prit sur son poing, car il savait la manière courtoise de prendre les faucons ^ et il dit : « Cet oiseau, je le donnerai à demoiselle Rosamonde, qui ce matin m'a refait chevalier. »

(LXVII) Élie revient, qui sait si bien combattre à cheval et se débarrasser de la foule des païens ; il portait le faucon sur son poing gauche et son épée nue dans sa main droite. De toute cette immense armée, personne n'était assez audacieux et puissant pour oser y trouver à dire ou seulement pour prétendre qu'il avait mal fait. Lorsqu'il fut sorti du jardin, et qu'il eut passé la porte de la ville, et qu'il arriva à la porte de la salle, il rencontra la jeune fille et lui dit : « Voici, belle ^ un présent qui convient à tes façons courtoises ! » Mais elle était courroucée et colère, et elle ne lui répondit rien. Mais Galopin vint à lui et lui dit ce qui s'était passé : « Par ma foi, sire Elie, » dit-il, « vous pouvez être mécontent: Caïfas lui a fait grande honte à cause de vous ; il l'a frappée jusqu'au sang. Si tu ne la venges pas, tu n'es pas digne d'être chevalier. »

LXVIII) Quand Élie entendit cela, il entra en colère et courroux, et monta dans la salle avec son épée nue; et quand il vit Caïfas, il poussa vers lui, et lui abattit la main droite de-

I. C B le frappa sur la tête et le heaume [et ajouté par B\ la tête [et perça en entier ajouté par B] le corps et la selle et en deux [dans B] le cheval en deux morceaux [B au milieu]; D il le frappa sur le heaume et le perça en bas jusqu'à l'épaule et aussi la selle et le cheval en deux et il tomba complètement mort à terre. — i. C D du roi Juben. — 3. C Z) le cheval Pr. — 4. B D oiseaux. — 5. D belle demoiselle ; B demoiselle.

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puis le haut de Tépaule, et le marqua de telle façon qu'il ne put jamais monter à cheval ou être chevalier. Cependant les païens courent aux armes, et Macabre dit à haute voix : « Sire Élie , ne t'occupe plus de cette querelle. Prends ici mon serment : par la foi que je dois à Mahon, tu • peux être en paix et tu ne dois craindre d'autres maux que ceux que nous subirons ensemble, si tu veux te fier à moi dans ces circonstances. » « Par ma foi, )i dit Élie, « volontiers, comme vous le voulez, sire roi !» Et il s'en alla déposer son équipement '. Les païens virent le ^ comte très courroucé, qui portait à la main sa terrible épée ; de toute leur troupe aucun ne fut assez téméraire que d'oser lui dire quelque chose, excepté Macabre ' et Jossé, qui ♦ lui avaient engagé leur foi qu'il pouvait se considérer comme en sûreté. Là-dessus il alla dans l'appartement de Rosamonde, enleva son armure et ôta le heaume de sa tête ; Galopin prit sa brogne et la jeune fille saisit l'épée. Le fourreau et la courroie de répée étaient complètement ornés d'or pur et parsemés de pierres précieuses. Alors la jeune fille entoura le cou d'Élie de ses deux mains et dit : « Sire Elie de France, la grande force et le grand courage vous ont été octroyés dans une heureuse mesure; jamais avant vous je n'ai vu de chevalier porter si bien ses armes de guerre. Le ipur et le moment sont venus maintenant, où tu dois me recevoir comme légitime femme; cela ne doit pas être retardé plus longtemps ! r, a Tais-toi % demoiselle, » dit-il, « cela ne peut pas être. Tues païenne et tu crois aux lois de Fabrin, et tu te courbes devant les idoles de bois de Mahon et de Tervagant ; or, quand on me donnerait cette grande vallée pleine d'or pur, je ne croirais jamais en eux. Mais plutôt accomplissons un projet qui m'est

i. C B D que personne ne te fera tort. — 2. CED Élie. — 3. Cle roi Makabret; D le roi même; B un roi. — 4. C B Z) qui avaient à lui engagé leur foi. — b. C B D Non.

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venu à l'esprit : prenons suffisamment d'or et d'argent ei toute espèce d'objets de prix, et des vivres suffisants pour deux mois, ce n'est pas nécessaire pour plus longtemps, et nous nous rendrons dans la plus haute et la plus forte tour, et nous demeurerons là.

Nous ' chercherons un =» homme fidèle et nous l'enverrons vers mes gens pour avoir secours. Et alors viendra ici Julien, le duc de la ville de Saint-Gilles, et avec lui Guillaume d'Orange et une foule des meilleurs chevaliers ; et nous conquerrons toute la contrée, et tu seras baptisée et faite chrétienne. » oVolontiers, » dit la jeune fille, « si tu donnes à tes paroles plus de force par un serment sur ta foi. » Ils parlaient ainsi; mais ils n'étaient pas à la fin, car voilà leurs tribulations qui se renouvellent. Mais comment Élie sortit de tous ces embarras, et comment il revint en France avec Rosamonde, ce n'est pas écrit dans ce livre. L'abbé Robert a traduit, et le roi Hakon, fils du roi Hakon, a fait faire ce livre norvégien pour votre divertissement. Et maintenant que Dieu donne à celui qui traduisit ce livre et l'écrivit, gratiam en ce monde, et dans son royaume, sanctorum gloriam ! Amen ^!

I. Le texte français et la saga ne concordent plus à partir d'ici. — 2. C B D un messager. — 3. Ici finit le ms. A.

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Or toute l'armée qui avait suivi le roi Jubien s'en va et retourne dans ses foyers vers Damas ; mais Élie et Rosamonde se tenaient dans la plus haute tour de Sobrie, et prirent la résolution d'expédier Galopin. Demoiselle Rosamonde fait équiper un vaisseau à Pinsu de son père; elle choisit pour cela les amis qu'elle savait lui être fidèles et qui déjà avaient voyagé. Dans une anse cachée, elle fait équiper et bien garnir le vaisseau, et le remplit d'hommes d'élite. Alors Élie écrit une lettre et l'envoie à son cher père et lui raconte ses voyages; il prie en même temps son père de lui envoyer de nombreux vaisseaux avec des hommes braves et bien armés. En même temps, il envoie à la hâte une lettre à sire Guillaume, à Bernard et à Ernaud, les priant de lui venir en aide, car il se trouve sous une surveillance si sévère qu'il ne peut s'échapper en aucune façon sans leur aide et leur assistance. Galopin part donc sur mer avec son vaisseau, il a un vent favorable ; il arriva en France, tout près du lieu oti résidait le duc. Aussi Galopin lui fait au plus tôt une visite, lui apportant la lettre et le message du jeune Élie, et racontant en outre toutes les aventures des voyages d'Élie, depuis le jour oii il partit à cheval de la cour de son père, jusqu'au moment « oti nous nous sommes séparés, » dit Galopin. Le duc alors se courrouce et s'afflige, et est en même temps content; content de ce qu'Élie vit, mais affligé et courroucé de ce qu'il est retenu par les païens. La mère d'Élie et ^ sa sœur pleurèrent douloureusement. Toute la suite était affligée; mais aussi, d'un autre côté, il semblait bon au duc de savoir

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