CHAPITRE X
des comtes de Saint-Pol et d'Espernon sur Calais. Us s* en moquaient ouvertement et la raillaient avec une liberté si malveillante et si sûre d'ellemême, que de Maisse ne douta plus qu'un avis venu d'Angleterre n'eût mis les Espagnols en garde contre Texpédilion secrète des Français. A la fois blessé de ces perfidies et assuré désormais qu'il ne tirerait de la reine aucun éclaircissement sur la question même qu'il était venu lui poser ; qu'il n'éviterait point l'envoi de députés anglais en France et leur entente préalable avec ceux des États; considérant une paix séparée entre la France et l'Espagne comme inévitable et conduit de plus en plus, tous les jours, à la considérer comme légitime , de Maisse avait hâte de retourner vers le roi et ne cédait qu'avec impatience à la nécesssité d'attendre la réponse officielle que le conseil de la reine était chargé de lui donner.