‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 18 sur 145 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Burghiey n'avait pu sérieusement prétendre, avait cependant laissé quelque trace dans un dernier article qui assurait à perpétuité aux sujets de la reine d'Angleterre, se trouvant en France, leur liberté religieuse et la complète réparation des dommages que pourrait leur attirer leur foi. Ainsi avait été conclue, après plus d'un mois de débats, cette alliance justement désirée par Elisabeth et volontairement retardée par Henri lY, qui, en échange d'un secours devenu indispensable et dont la reprise d'Amiens attesta plus tard l'utilité, imposait au roi de France l'obligation onéreuse de ne point terminer sans le consentement de l'Angleterre une guerre toujours inégale, dont ses peuples supportaient le poids et désiraient ardemment la fin. Mais le secours accordé par Elisabeth n'était point la limite des espéranceis de Henri IV, ni même des engagements de la reine, qui en promettait l'accroissement après la pacification de l'Irlande et le retour du comte d'Essex. Il comptait sur l'entrée des États des Provinces-

^ ÉLISAB^TP ST JIBVRI lY.

Unies daps cette ^Hianç^» ^t espérjaj); ra4^§$J9g (}eV Allemagne. Il savait que ce public eng^geniept de l'Angleterre enlevait à TEspagne toi)t ei^paip de Taccabler complètement, et ne pouvaij; mapqi;er d'avancer le jour de cette paix, qui p§ ce^it pas d'être le but constant et prochain ^e ^a politique. Sans être en effet disposé, comme quelquesuns de ses conseillers, à manquer ouvert;enieot Û^ foi envers l'Angleterre, il con^ptait pe p^B êjre PP peipq de bonnps raisons pour dégager honné);)^ment sa parole ; ef; lord Burghley prêtait pas if^r éloigné de la vérité, en témoigp^nj; )a c^^lp^ç « qu'on ne donnât au roy de France moyen de fp,ip^ accord avec l'Espagne, plus avantageusement à ses desseins à l'aide des forces de l'Angleterre. » Cependant on ne pei|t accuser d'inhabilité d§.ps cette circonstance, pi la reine, ni son prudent cppseiller, vieillis tous deux dans les plus grapde^

affaires de ce siècle. Hs étaient ouv^rteipent ni^nacés de voir la paix se conclure eptre ja Frapcg §t l'Espagne, sans que leprs intérêts y fussent^ légiti-

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