CHAPITRE II
mepfient représentés. < p|i vp§ secours pppr ppuQ défendre, oi; la p^i^ pQur npus sauver, t écrivait Sancy à Elisabeth, pen(}ant les longueurs irrita^fj^ et c^culées, qui )'pbligeaiisnt à dire tout;p sa pei^r sée et h livrer plus d'une fois son dernier mot. Ce n'était pas une vaine menace. Si Calais était pris, Amiens ne Tétait pas encore, et des propositions acceptables pouvaient être faites à la France, tout à fait libre d'accueillir les plus contraires aux intérêts anglais. Le traité du 26 mai créait aux deux souverains une situation nouvelle ; et TAngleterre recevait un avantage certain, en échange de quelques troupes qu'il n'était pas indilTérentde pouvoir rappeller, de' quelques avances dont il n'était pas inutile de pouvoir à son heure presser lé remboursement. Ce n'était pas qu'Elisabeth attachât une importance exagérée au nouvel engagement du roi de France, et fût entretenue par une telle promesse dans une sécurité peu digne de sa longue expérience. Elle n'espérait pas sérieusement empêcher des négociations de s'ouvrir entre la France
et r Espagne, et, lorsque de Maisse lui en apportera la nouvelle, sa surprise ne sera qu'apparente ; mais elle avait désormais le droit d'en être avertie et le comptait avec raison pour quelque chose. Elle n'espérait pas même pouvoir empêcher la paix de se conclure entre son allié et son adver* saire, mais elle avait acquis le droit incontesté et nullement méprisable, d'y intervenir, de la retarder et de s'en plaindre.
Le 26 août la reine s'engagea par serment, dans la chapelle de Greenwich, en présence du duc de Bouillon et de l'é vêque de Ghester qui lui présentait r Évangile, à observer fidèlement le traité. Le comte de Salisbury partit pour la France et reçut, le 19 octobre, dans l'église de Rouen, le serment de Henri IV. Peu de temps après, Thomas Basqueville débarqua en Picardie avec deux mille Anglais.
Cependant, après avoir reçu le serment d'Élibeth, le duc de Bouillon passa de Londres à La Haye, où, secondé par Buzanval, ambassadeur du roi auprès des États, et par Williams Gilpin, envoyé