CHAPITRE II
d'Elisabeth, il décida la Hollande à entrer dans la ligue ; le 31 octobre 1596, Âarseos signa, au nom des États-Généraux, le traité conclu entre la France et l'Angleterre.
En même temps, Guillaume Âncel parcourait TAllemagne, s'efiForçant d'obtenir l'adhésion des princes protestants à l'alliance, réclamant d'eux des engagements et des subsides. Mais*la conversion de Henri IV y avait alarmé les intérêts et refroidi les cœurs. Le landgrave de Hesse, qui avait conservé avec le roi de France des relations amicales, entretenues par une active correspondance, fut lui-même détoun^é de l'assister et de s'adjoindre à la ligue, par l'exemple de l'électeur palatin, du marquis d'Anspach, du marquis de Brandebourg et des autres princes protestants. Le 20 mars 1597, il fit à Guillaume Ancel une réponse négative, appuyée de fortes raisons et adoucie par les assurances les plus affectueuses. Ancel insista faiblement auprès du Danemark, et ne rapporta que des refus et des excuses des cours allemandes,
ii ELISABETH ET pENRI IV.
OÙ ui) iBnvoyé de Philippe II, François Ifendoj^a, av^it activement contrarié ses négociations.
Ce même mois de m^rs, qui vpyajt la prince ^lemand le plus attaché à Henri lY lui dénier toute assis^ce, avajt vu, comm^ nous Tavpns ^it plus l)aut, le plus gr^nd reyers qui ^^t encore ^t^aipt (}^i)s cette guerre le roi et la France, la prisa d'A.** n^ijsns. Déjà, Tanqée précédante Henri lY ^v^it ji|g.é )a ville insuffisamment gardée par les habitants, pt ^vait envoyé six comp^gnie^ suisses y tenir garnison. Mais Amiens, au nom de se^ privilèges, et h rinstigatjon de quelques agepts de T^spagne, av^it refusé de les recevoir. Elle restait ainsi apposée h un çppp de main qui ne se fit pai; attendra. Hernando Telles détacha quinze cepts 01} dpux mille hommes des garnisons de Calais, de Dourlens, d'Ardres, et le ^1 mars, s'empara par surprise de la ville, dont une charrette, renversée à dessein, empêcha de fermer à tenips la porta*
Le lendemain niatin la nouvelle de ce nialheur arrivait à Paris, et le roi partait immédiatement
çg^PiTRg II a
pour Anciens, agité cjejs pl|is yjyeg iqgujiSti^çSr I! avait perdu 4 cette surprise un parc d'artillerie, 4e^ munitions pmassées depuis deip[ ans, et par-de§sy§ tpqt, comme i| la dit lui-m^mis, cç qa\ 4)4it ^)0F§ fl estimé |e l^oiilevard de I^ frauce, f II tpnta ^/^ sitôt un coup 4§ niain sur ^pasi n ppfi]: faif § çpnnoistre, écr|vit-il, que la pe^te d'Amiens l)^ luj aypitp»s abattu lecourag^. » Il fu^ repoussai rey|gt camper ^ deux lieues d'Âf^fens, ej; ^nv9ya da nouveaii de^n^nder de§ secpurs ^t de T^gpnl & Elisabeth.
Péjà, et avapj; quç la pertg ^'AipienS pOt rgn^u ces sepours plus nécessaires encorç, Réau¥ ^tajt venu prier la reine (i'accroîtriB ]e nombre de ^es tfoupes qui servaient en France, et ^vait eniploy^, ppur Ty contraindre, ja mepace ordipaire de |r^it|9f avec TËspagne. L'aip^assadepr d'^|icia|)et)i en France, Antoine Mildmay, avait été chargé ida 9e plaindre de cette Insinuation, et l'avait fait avec une liberté si jiautaine que les obligations du roi pnvfsrs )' Angl^^^rre oyaient pu k peine le e0|)-
traindre à la supporter. Cependant Réaux était revenu en France, et le 2 avril, Foucquerolles partit du camp du roi, chargé d'effacer le dissentiment récent des deux souverains et d'arracher à la reine le secours nécessaire au salut d'Amiens.
Rien n'éclairait mieux que l'instruction donnée à Foucquerolles, qui précède seulement de quelques mois celle qu'emportera Hurault de Maisse, la situation désavantageuse de Henri IV, sans cesse réduit à réclamer l'assistance intéressée d'Elisabeth, amené sans cesse à faire entendre que la France préférera son salut au maintien de ses . engagements les plus récents et les plus formels. Foucquerolles devait avant tout se montrer plus qu'acconmiodant sur l'inconvenance de Mildmay qu'avait hautement approuvé et soutenu la reine.
Après quelques représentations modérées, dont Foucquerolles doit t se démesler le plus doucement qu'il pourra, » vient une longue justification de cette perte d'Amiens, que le roi ne veut pas laisser imputer à son incurie , tout en montrant le