‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 21 sur 145 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

sérieux dommage qu*elle apporte à ses affaires, < préjudice plus grand , dit-il avec raison , que Ton ne le peult comprendre de loing. »

Ce malheur n'a pas seulement enhardi les Espagnols, il a, dit le roi, c altéré et refroidi les esprits de plusieurs et réveillé les espérances des factieux ; » car, de même que « il n'y a rien, après la vertu du prince, qui fortifie et asseure plus son authorité que la prospérité de ses affaires, il n'y a rien aussy qui l'esbranle davantage que quand il y arrive quelque malheur , bien qu'il en soit innocent »

Quant à faire face à ces nouveaux périls avec ses propres ressources , le roi ne l'espère pas. Ce n'est point, conmie on le dit à Elisabeth, que son argent soit dissipé en plaisirs , « et ils s'abusent ceux qui pensent que Sa Majesté consomme beau* coup d'argent en des dépenses superflues. » Il ne sacrifie point son royaume à ses divertissements, puisqu'il expose pour lui « sa vie et sa personne si librement ; » mais il est, en vérité, trop faible pour

4é ELISABETH ET HENRI IV.

résister à l'Espagne, puisqile F Allemagne tf a rien tkit pdtlr lui, et t|ue TAngléterre n'a point fait assez.

È^ëSt dont k Elisabeth, « qui Ta aidé à coiïsèrver Sa ctrtifbnhe » tju'il appartiettt de ne pas laisser perdre lé fruit de ses sacrifices en riiêmè temps qtie la causé du rôi de France. Si cependant Elisabeth doit le secourir dans Tintétêt du recouvrement de ses avancés, il n'en kiît |)as conclure q[Ué ce rémboursemerit soit dès & présent possible. Loin de là, les 20,000 écus prêtés au rtiois de itial de l'année dernière et remboursables quatre mois ipf es, ne péuvérit être encore rendus à la reine ; ènCdrè ihoiris les avances , annexées au traité du 26 riiài 1596 et exigibles le 6 ôiî 8 mai 1597. Ert edtiôéqiiénce, nôB-seulemënt F'oucquerolles «priera la i^èine de différer la poursuite de ce rembouriSement, » lïiais il demandera deux mille hommes dé plus, avec de l'artillerie et des munitions.

Le rtd coniprit que de telles demandes devaient êt^e àcdomiJâgnéès d'urie otfre dapablé de les faite

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