‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 22 sur 145 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

écoute!-. Calais ne lili était pas moins cher depuis Cjù*!! était àUx mains des Espagnols, mais décider là reînè à occuper T^nneimi de ce côté , au riscjiie dé lui laisser là gardé de sa cdnquêté conmie Un gage des ses créances , paf ut au roi une mesure nécessaire , bieil qu'il he cessât pas d'y voir une âeé plus fâcheuses extrémités àilxquèlles pût le réduire la fortune. II autorisait donc Foucquerelies à offril* Calais pour gage'des créances d' Elisabeth , si cette dffrë devenait inévitable.

Et en livrant ainsi Calais, à condition qu'on le fïfénne et qu'on s'engage à le rendre, l'envoyé fràtiçàié devait ajouter < ingénument, dit l'instruction dfe toucquerolles, que Sadicte Majesté s'est laissée aller à ce parti pour recouvrer plus facilenieîlt ladicte ville d'Amiens. » En revahche, si la reine refuse « d'assister Sa Majesté desdits quatre mille hommes soudoyés sans demahder poUr sii rtiois lé remboursement susdict desdicts vingt mille èsfcus et des paiemeiits iJU'elle a àdvdricés auxditS dèut mille hommes, 11 est dû tout tinpossible à Sa

Majesté non-seulement de résister à Tennemi, mais d'empescher qu'elle ne soit forcée par ses subjects et principaux serviteurs de traicter avec Tennemy pour arrester le cours de ses armes par quelque accord de paix ou suspension, dont il y a longtemps qu'elle est recherchée et sollicitée par l'entremise du pape ; à quoy elle luy dira qu'elle a toujours refusé d'entendre, comme elle proteste encore qu'elle n'a volonté de faire, considérant et appréhendant la suitte et conséquence d'un tel accord fait en adversité et par nécessité ; joinct qu'elle est très-bien advertie que le Pape et les Espagnols ne consentiront jamais que ladicte Royne y soit corn-prinse; de sorte qu'elle sera contraincte de traiter à part^ ce qu'elle ne désire aucunement faire. Nul n'est obligé à l'impossible ; mais plutôt de procurer et embrasser son salut et celuy des peuples que Dieu a commis sous sajdomination, par préférence à toute autre considération : et quand nous sommes forcés, nous nous attachons à l'unicque remède qui nous reste, conmie sera à Sa Majesté celuy dudict

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