‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 34 sur 145 · CHAPITRE lir · texte numérisé non relu

CHAPITRE lir

Il reçut à Fontainebleau, le 20 novembre 1595, des instructions qui tendaient aux mêmes conclusions que les propositions de Buzanval, mais par un chemin bien différent. Non-seulement le souvenir des obligations de la France en atténue la vigueur , mais la considération due k la reine d'Angleterre en modère singulièrement le langage. On ne songe pas à parler à Elisabeth avec la même netteté qu'à la Hollande; de Maisse a luimême un tel sentiment de cette différence , qu'il ne trouvera pas de meilleur moyen pour faire entendre à Elisabeth la dernière pensée du roi que de lui faire part des propositions faites aux États» et ridée que le roi lui fait, après tout, c dire la mesme chose, » suffira pour offenser la reine.

De Maisse devait d'abord ranercicr Elisabeth de son assistance en général, et particulièrement pour la reprise d'Amiens. A cette occajsion même, il fallait déjà excuser le roi d'avoir laissé sortir,

tion', et qu eft Italie j'avois faict tout ce que j'avois peu pour eux. v(/ûuma/, 237.)

par la capitulation accordée aux Espagnols , les transfuges anglais, qu'Elisabeth *eût voulu voir renvoyer en Angleterre. Le secrétaire de l'ambassade anglaise, sir Edmund, remplissant par intérim les fonctions d'ambassadeur, avait averti le roi que la reine allait rappeler ses troupes, conformément au traité. Henri IV désire les garder encore, et offre de les solder avec les 20,000 écus prêtés au duc de Bouillon et à de Sancy, et qu'il n'avait pu encore rembourser. Si cette demande, si ce mode inusité de remboursement sont mal accueillis de la reine, l'ambassadeur sacrifiera ces points secondaires , pour ne pas compromettre le véritable objet de la négociation.

Il fallait également glisser sur le légitime déplaisir que le roi pouvait témoigner de l'intervention d'Elisabeth dans les menées des protestants français. Alarmés du bruit de la paix, mal satisfaits des conditions offertes par leur ancien chef dans les conférences déjà commences pour ce traité politique et religieux qui rerut plus tard le

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