‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 37 sur 145 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

struction du 20 novembre ; elle inclinait tour à tour avec une telle égalité vers la démonstration d^une paix inévitable et vers la continuation de la guerre à l'aide de nouveaux secours d'Elisabeth, que l'ambassadeur lui-même sentit le besoin d'être éclairci avant son départ sur la véritable intention du roi, et voulut savoir s'H allait après tout en Angleterre demander des troupes et de l'argent comme ses devanciers ou annoncer la paix.

Il supplia donc Henri IV, en prenant congé de lui, « de lui déclarer ouvertement son intention et ce qu'il estimoit estre le plus pour le bien de son service, ou de procurer la paix ou de continuer la guerre , non pour autre raison sinon pour pouvoir se conformer le plus qu'il pourroit, en traitant avec les Anglois , à ce qui seroit de la volonté et inclination de Sa Majesté. Sur quoy le roy, après y avoir quelque temps pensé, dict qu'il esioit résolu à la paiœ et qu'il la vouloit. »

Ainsi instruit de la détermination de Henri IV et du réel objet de sa mission, de Maisse partit de

Paris le 2ft novembre, b* embarqua le 29 à Dieppe et arriva le 2 décembre à Londres. Considérons un instant Tétat de cette nation et de cette cpur où les hasards de la politique conduisaient l'ancien ambassadeur à Venise.

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