‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 51 sur 145 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

rÉtat. Non-seulement Tidée de la légitime autorité du Parlement et le goût des libertés publiques dominaient d'excellents espi;its et se faisaient jour dans de courageuses paroles, mais le principe même de Tégalité devant la loi s'était glissé dans la Chambre des communes et y trouvait prématurément des défenseurs. Dans l'important discours prononcé par Elisabeth à la session de 1586, on Tentend reprocher aux jurisconsultes du Parlement d'avoir soutenu que Marie Stuart devait être jugée selon la loi commune, dans le comté de Stafford et par le jury. « Belle manière de procéder contre une personne royale ! • ajouta la reine. Si le Parlement dut longtemps reconnaître son impuissance contre les monopoles, n'est-ce pas un signe de ses dispositions réformatrices que cette persévérante attaque, renouvelée à chaque session et chaque fois réprimée par des arrestations arbitraires? Dans la session de 1601, le 27 octobre, Lawrence Hyde s'éleva avec la plus libre éloquence contre ces hommes enrichis de la misère

110 ELISABETH PT HgNRI IV.

publlqf^ieonpr^ les (droits exorbitants de recherdie et de saisie, attribués par les lettres patentes de la reiqe ai^^ détenteurs de c^ nionopolea « et qui en rendaient le maintien ^ussi funeste aqx [ois et pmi liberté;; dç }• Angleterre qu'à sa prospérité intérieijre^ Lorsqu'on fit Ténuniération des non)brmises di^nrées livrées au monopole , une yQ\j^ h^fdùe s'écria irpniquenteqt ; t Es^ce que le fi^i^

n'esf; pas sur I& li^te? > Enfin i d^s çet^e ^fesQiou

mêmei cette théorie despotique, Ipngtennpis ppif-t tepue ei) France *, quiattribîj^i|; ^ |.^ cpurpniîe lit propriété légale et absolue du pays et jpii ^rf^n^ fprn^it |a prppir^été priyée en uqe sorte 4'ps^^ruit spqn^js ap f ègleipents et n)4fn^ k Ifl. rf^Yon^ict^ tipn ^^ prince, ne fut expflpée flevant 1^ Cbwîbrp ^ pon^miines, pjir |e jurisconsulte Heyle, qu'»u

. \ « Vous devez être persuadé que les rois ont naturellement la disposition pleine et libre de tous les biens qui soi^( possédées aussi bien par les gens d'église que par les séculiers, pour en user en tout temps, comme les sages économes, c*est-à-dire suivant le besoin général d^ leur État. :^ Mémoires de Louis XIV.

Page 1