‹ Élisabeth et Henry IV, 1595-1598Chapitre 52 sur 145 · CHAPITRE V. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. m

fiflUmi dâ rireê et d'|nterrup(ions ironiq»» qm MliB montrent combien TAngicterre était déj& * AUP M poiat* plus prèflf da Ia vérité que I» plupart 4p« mtiQD^ du continent.

M^s iê témoignage Ib plus éloquent , ki plus élevé et le piqs honorable pour l'Angleterre qu'on ait reeueilii eur Fétat de quelques esprits distin*gués qui, dans ces assemblées parlementaires de

la fin du x\if siècle, devuiçaient d'enyiron trente afipées Tesprit pubijp de leur pays et d'epviron deux siècles Tespr^t pubfic de TEau^ope , est une )ett»e de£e Maurice James, qui, arrêté au Parlement de 158ft pour avoir {Mréseqté un bili oentpe les abus de la juridiction ecclésiastique , éerivait de sa prjson à lord Burghley : « ...Je ne puis évir ter de déplaire à fia llajesté et de mettre ea péril ma liberté.,. On peut présenteF des bills à la Chambre sur la taice du pain , sur les pêcheries, sur les farm^ de la preeédure et sur d'autres ma-? titees du même ordre, et là Ghambve l^s peut ad-mettre sans qu^on s'expose à enfreindre le royal

commandement dé Sa Majesté. Mais les grands sujets de la loi générale et de la justice publique ne peuvent être approchés sans qu'on offense la

reine. Bien, milord, qu'il en soit ainsi Pensez-

y, cependant, de peur que, comme autrefois, nous adressions à Dieu cette prière : « Seigneur misérit cordieux, délivre-nous de la tyrannie de Tévêque « de Rome, » nous ne soyons désormais réduits à dire : • Seigneur miséricordieux , délivre-nous de t la tyrannie du clergé d'Angleterre. •• «Tant que durera cette vie , qui , je l'espère , ne peut être longue, après tant de froissements et de secousses^ je ne rougirai jamais de combattre, par des moyens honnêtes et légaux , pour l'affranchissement des consciences ^ pour la justice publique et pour la liberté de mon pays. » 4

Il faut donc chercher ailleurs que dans la force matérielle ou dans le prestige de la couronne la cause qui réduisait à l'impuissance de si libres esprits et de si fermes courages. Le bon sens toujours éveillé d'Elisabeth était le meilleur

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