‹ ElisabethChapitre 20 sur 28 · LIVRE ni. If · texte numérisé non relu

LIVRE ni. If

et courageuse fille de Jéricho, votre salut est assuré , et malgré vos premières erreurs , votre gloire parviendra jusque dans la postérité la plus reculée, car vous avez résisté aux séductions de l'amour, pour marcher fidèlement dans la voie du seigneur. Maintenant, parlez, ditesnous ce qu'Israël peut espérer dans le siège qu'il inédite; et vous, a]outa-t-il en prenant la main d'Issachar, écoutez avec respect les paroles qui vont sortir de sa bouche. »

Alors l'osprit de Dieu s'empara de RahaD, et elle dit : « Fils de Jacob, je connais que FÉlernel vous a donné tout ce vaste pays; c'est peur vous que fleurit notre vigne et que mûrissent nos moissons ; aussi la terreur de votre nom a-l-elle saisi tous les Cananéens, et ils sont devenus lâches à cause de vous. Quand ils ont su que l'Éternel avait tari les eaux de la mer Rouge (levant vous, et que vous aviez détruit les deux rois des Amorrhéens, à Sihon et à Hog, leur cœur s'est fondu , leur courage s'est évanoui , et ils sont tombés dans l'abattement. Ccst pourquoi vous pouvez venir sans crainte, car le Seigneur vous livre les Cananéens; ils n'ont plus de sagesse pour se résoudre, ni de courage pour agir, et leurs faibles murailles ne pourront les défendrcdcs armes d'Israël. Allez donc rassurer vos frères co)ilro la multiplicité de leiU's enne-

mis ; pour les vaincre , il leur suffiia de se

montrer. »

Raliab avait à peine achevé, que des cris af-^ freux partirent du pied du rocher, et les espions du roi, armés de javelots et d'épées, se décou- Mrireut tout à coup. îssachar, en voj^aiit tous les chemins coupés, ne treniLle que pourPiahab; et, la pressant élroicementdans ses bras : « Fiilo de Canaan, lui dit-il , livre-toi à ma foi et à mon courage. En dépit de ces hommes, je puis l'emmener encore au camp d'Israël. Consens à abandonner Ion pays : ne le veux -lu pas? Ne délibère plus , Rahab , s'écria Horam , ta vie en dépend ; 1 ennemi nous entoure , échappons à sa rage; je vais t'ouvrir le chemin. » Et, sans se donner le temps d'achever, il si' élance le premier dans le Jourdain, a Me Guivras-tu, ma bien-aiméc , s'écrie vivement Issachar ? Je veux le sauver; j'ai de la force pour tous deux. Voici les soldats qui approchent : nous n'avons plus qu'un instant; si tu restes, je reste aussi, et je meurs avec toi. Fuis, Issachar,' lui dit-elle, ils vont te saisir; Israël t'attend. Dieu t'appelle ; sauve-toi , je te suivrai. » Il jette un cri, se pré-- j cipite dans le fleuve , repousse d'un bras les \ vagues qui veulent l'entraîner, et tend l'auUq à Rahab. Elle s'avance sur le bord du roc ; déjà sa tête et son corps penchent vers rabinie , elle

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