‹ ElisabethChapitre 25 sur 28 · LIVRE ïîV · texte numérisé non relu

LIVRE ïîV

fois, disant : « Regarde, j'ai liyré,;eii^t<îs mains Jéricho, son roi et ses hommes forts etvaillanls : vous tous donc, gens de guen-e, vous ferez le tour de la ville pendant six jours, et sept sacrificateurs porteront sept corps de béliers devant l'arche; mais le septième jour, qui est celi,ii du sabbat, vous ferez sept fois le lour de la ville, et les sacrificateur^ sonneront du cor ; aussitôt le peuple jettera de grands cris de joie, la muraille de la ville tombera, et tout le peuple montera vis-à-vis de soi. »

Quand l'Éternel parlait, Issachar ncùt osé désobéir; et quoique les sept jours qu'il fallait encore attendre pour entrer dans Jéricho , pesassent sur sa poitrine comme la lourde pierre détachée du rocher, cependant il plia son cœur à la volonté du Très-Haut ; et durant tout le jour, prosterné devant son tabernacle , les yeux noyés de larmes et les cheveux souillés de poussière , il l'invoquait ainsi : « O Éternel ! écoute ma prière, et que mon cri aille jusqu'à -toi; châtie l'iniquité des superbes, mais sauve ton humble servante de leur malice, afin qu'elle puisse te bénir et chanter tes louanges à la léto des filles d'Israël , tandis que je la couronnerai des roses nuptiales sur Jéricho en cendres. » Dieu entendit et regijt le vœu du jeune Israélite , et quand le septième jour fut venu et que tout

2o8 LA PRISE DE JERICHO,

Israël} levé avant l'aurore, eut fait sept fois le tour de la ville, que les sacrificateurs qui portaient la sainte arche eurent sonné du cor, et que Josué, en voyant tomber les murs de la ville , eut dit au peuple : Réjouis-toi^ Israël, car le Seigneur t'a livré Jéricho , limpétueux Issachar s'élança un des premiers au milieu des débris roulants et des pierres écroulées, et traversa les rues de Jéricho en criant à haute voix : Rahabl Rahabl II courut à la maison de sa bien-aimée ; tous ses parents y étaient réunis, mais elle n"élait point avec eux. Son vénérable père, velu d'un sac, la tête couverte de cendres, versant de grosses larmes, lui dit : « Ils ont enlevé ma fille pour la sacrifier à leur Dieu. Depuis deux jours et deux nuits je prie le vôtre de venir la sauver; s'il exauce ma prière, je m'attacherai à jamais à sa loi. » A ces mois, le cœur dlssachar fut agité comme les arbres des forets que le vent ébranle : éperdu , il court au t^mpie de Baal , les portes en sont déjà brisées, et les ornements dispersés çà et là : les colonnes de jaspe roulent à ses pieds; des vases d'or el d'argent, incrustés de topazes, de sardoines, do chrysoliles et de saphirs , et remplis des aromates les plus exquis, des vêtements de fin lin d'Egypte travaillés en broderies, des lapis de pourpre de T}T sont étendus sous ses yeux; il

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