DK MS" I.'KVÊQUE DE NEWARK NE\V- JERSEY
NEVEU D'ELIZABETH SETON A l'aIÏTEUR.
DIOCESE OF NEWAHK
Newark, 4th jan. 1869
Madam, —
// is a source of great satisfaction to me to hear that your attempt to make the lif'e and labours of my saintly aunt known to the catholics of Europe has met with such immense success. She was indeed one of those cliosen soûls whom God r aises up from time to time to do important Works for his greater glory and benefit of lus Church. In ail the catholic households of this country her name is in bénédiction , and 1 tru^t
\ LETTRE DE M<=" L'h'VÊQUE DE NEWARK
that , owing to your beautiful and appréciative delineation of lier character , it may become so ail over Europe.
I remain, my dear Madam,
With sentiments of prôfound respect ,
t J. ROOSEVELT BAYLEY,
Bi' of Newark
DIOCÈSE DE NKWARK.
>'ewark, 4 janvier 1S69.
C'est pour moi la source d'une grande satisfaction que d'apprendre ijuel immiMise succès vous avez obtenu en cherchant à faire connaître aux catholiques d'Europe la vie de ma sainte tante. Elle fut, en vérité, une de ces âmes choisies que Dieu suscite, de temps à airire, pour accomplir d'importantes œuvres, à sa plus grande gloire et à l'avantage de son hglise. Sou nom est en bénédiction chez tous les catholiques de ce pays; il le sera aussi partout en turope, j'en ai la confiance, grAce à la belle peinture que vous avez faite de sa vie, si bien appréciée par vous.
Je suis à vous, chère Madame, avec les sentiments d'un profond respect,
t J. ROOSr.VELT BAYLEY,
Évêqne de N'cwark.
Nous aimons à nous le rappeler : c'est à Rome,- où rien n'est perdu des souvenirs chers à l'Eglise catholique , que le nom d'Elizabeth Seton fut prononcé devant nous pour la première fois : un évêque éminent nous demandait d'écrire sa vie.
Plusieurs auteurs américains ont essayé de la faire connaître, cette généreuse convertie du protestantisme, qui, prompte à tous les sacrifices, devint une vraie héroïne de sainteté et de charité. Ce qu'on a écrit sur elle de moins incomplet est le livre du docteur Charles White ^ On y trouve
1 Life of M^^ E. A. Seton , foundress and first superior of IJie sisters or daughters of Charity in the United States of America.
L'abbé J. Babad, missionnaire du diocèse de Lyon, a donné une traduction littérale de cet ouvrage.
— \II — avec le récit des principaux événements qui marquèrent sa vie, quelques lettres empruntées à sa correspondance , son journal de chaque jour commenc('' dans le lazaret de Livourne, et, bien que reléguées parmi les pièces justificatives, les pages touchantes qu'elle écrivit lorsque la mort lui enleva sa fille Rebecca.
Elizabeth fut contemporaine des premiers progrès , nous pourrions dire àss commencements du catholicisme aux Etats-Unis. L'œuvre de sa conversion , commencée en Italie , fut achevée par les soins des missionnaires dévoués qui travaillaient alors si saintement à répandre la religion catholique dans l'Amérique du Nord. Appelée à parler des temps oii elle a vécu , et des personnages dont elle fut entourée , nous avions à retracer de mémorables événements et à faire admirer de grands caractères. Souvent nous avons demandé au livre de M. White de nous renseigner. Malgré ce secours , n'ayant à notre disposition que des éléments imparfaits , nous sentions que notre tâche serait difficile; mais notre cœur s'en était épris, et nous nou's disions : « L'amour rend le travail léger. »
Pourquoi parler de travail ? Le nôtre devint
— Mil —
si facile du jour où la piété filiale mil son plaisir à nous guider! Rien n'eût remplacé ce que nous avons dû à un petit-fils d'Elizabeth Seton, digne d'elle... Lui rendre ce témoignage nous sera permis, surtout si nous ajoutons que, pour mieux servir la religion qu'elle avait aimée d'une ardeur si vive, il s'est engagé dans les rangs du sacerdoce dès ses jeunes années.
11 est un nom, celui des Filicchi, devenu inséparable du nom d'Elizabeth Seton. Ceux qui le portaient avec tant d'honneur au commencement de ce siècle ont laissé au cœur de leurs fils, avec le culte de leur souvenir, la plus tendre vénération pour la mémoire d'Elizabeth. M. Patrizio Filicchi, le fils aîné du noble Antonio , conserve comme un trésor les lettres que son père avait reçues d'elle. C'est tout un volume manuscrit. Il l'a copié de sa main, en entier, pour nous le donner. Que de droits il s'est acquis à notre afTection et à notre reconnaissance !
L'histoire de l'Eglise universelle, les récentes biographies des premiers évêques des Etals- Unis abondent en informations qui éclairent notre sujet. C'est à ces sources que nous avons