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commandement de M. de Grasse , au secours des Ainé- ^icains^ A l'issue delà guerre, le charitable Père Whelan s'était résolu à se dévouer à la mission d'Amérique. Son titre d'aumônit-r attaché à la flotte d'une jmissance amie, l'avait recommandé aux autorités de l'État. Le Père Farmer coopérait avec lui dans un ministère laborieux ; car si le nombre des catholiques ne s'élevait pas alors à plus de deux cents dans la ville de New- York , on en comptait plus de deux mille disséminés dans la contrée environnante^ Parmi ceux-ci se trouvaient des Français et des Canadiens ; ils étaient l'objet des soins particuliers d'un prêtre émigré français, M. de la Valinière^ En 1787, le Père Whelan avait quitté la ville de New- York , et s'était allé fixer à Albany. L'évêque de Baltimore avait alors désigné, pour le remplacer, M. William O'Brien, qui devait, pendant trente années, édifier l'Eglise d'Amérique. L'éminent historien
1 Daas l'année 1781.
2 Un prêtre pour deux mille catholiques, c'est la proportion qu'on trouve encore aujourd'hui aux États-Unis; mais avec des chiffres qui laissent les chiffres d'autrefois à une étonnante distance, puisqu'on évalue à six millions et demi le nombre des enfants de la vraie Eglise dans les divers États de l'Union. Le gouvernement américain, par esprit de tolérance et pour ne gêner personne dans la vaste république, s'abstient de dresser des statistiques religieuses ; mais un grand nombre de statisticiens, et en particulier VAnnual Cyclopedia , revue protestante trèsestimée en Amérique, établissent la proportion que nous venons de dire entre le nombre des prêtres et celui des fidèles. Voir lettre de M. l'abbé Dujarrier , directeur au séminaire Saint -Charles. — Marylaud —, déjà citée page 25.
3 Voir pour ce détail et pour ceux que nous venons de donner : A Brief Sketch of thn history of the catholir. Church on the island of New-York, by the Rev. J. Roosevelt Bayley, secretary to the nrchliixhop of New-York , — uctually biahop of Newaïk.
de l'Église de New-York' l'appelle un intelligent et fidèle prêtre. Il était religieux de l'ordre de Saint- Dominique; très -instruit, ayant fait ses études de théologie en Italie, à Bologne. Ses vertus sacerdotales, surtout sa charité , forçaient l'admiration , même des protestants-. Elizabeth le connaissait de réputation, et par Antonio Filicchi, qui le voyait souvent et l'avait en haute estime. Elle désira le voir, se confier à lui. Mais il se trouva qu'à ce moment divers soins le retenaient et l'absorbaient à un point qui ne lui aurait pas permis de consacrer son temps à Elizabeth avec l'assiduité et le loisir désirables. Elle s'adressa alors à M. de Cheverus, qui était à cette époque simple missionnaire attaché à la mission de Boston. Elle lui
1 M. J. Roosevelt Bayley, actuellement évèque de Newark — New- Jersey. — Fils de Guy-Carleton Bayley, et petit- fils de Richard Bayley, l'évèque de Newaik est un neveu d'Elizabeth Selon.
2 Après la mort de M. William O'Brieu, ses paroissiens désirèrent qu'il reposât près de sou église. Ils firent graver sur la pierre de son tombeau cette épitaphe pour rappeler ses principaux titres à leurs regrets. En voici la traduction :
socs CET HCMBLE TOMBEAT REPOSENT LES RESTES MORTELS