CII.VIMTIU
Henriette et Cecilia avaient toujonrs tendrement aimé Elizabeth, leur belle -sœur. ÎSi l'admiration ni rattachement quelles lui vouaient ne furent altérés lorsqu'elles la virent qui embrassait la religion catholique. Le blâme dont on la poursuivait les désola. Klles élevèrent la voix en sa faveur, elles voulurent prendre son parti : c'était l'exposer à plus d'injustice. Pour ne pas lui nuire, elles continrent l'élan de leurs vaillants cœurs , devinrent muettes quand on l'attaquait , et n'eurent que leurs larmes pour la défendre. Peu à peu on leur sut gré de leur silence et de leur douceur. Elles obtinrent quelquefois la permission de voir Elizabeth , à de longs intervalles , pendant de rapides moments qu'elles saisissaient comme à la dérobée. Toutes les deux étaient fidèles à lui écrire , le plus souvent qu'elles le pouvaient. Une lettre d'Elizabeth à la plus jeune de ses aimables amies fera connaître le caractère de leur intimité.