CHAPITRE XX
d'enfants et une âme si excellente, elle est maintenant une de nos Sœurs, ici, dans la maison! Eux tous ont part à ce que la divine bonté a fait pour nous par votre main et par la main de voire saint Filippo. Vous pouvez penser maintenant ce que doivent être mes efforts pour que ma fidélité témoigne de ma gratitude. Mais, vous le savez, votre pauvre petite sœur était bien mauvaise ; et elle est toujours bien mauvaise, avec un constant désir d'être bonne. Priez pour moi, afin que votre œuvre s' SLchèye jusqu au bout.
« Oh ! je vous en prie, prenez chacun de vos enfants séparément, et bénissez-les , et embrassez-les pour moi; et votre à jamais chère Amabilia, dites-lui comme maintenant je m'efforcerais , — si seulement ce bonheur m'était donné de passer en ce monde un jour avec elle, — comme je m'efforcerais d'être bonne, pour racheter le temps où j'étais si mauvaise!... Mais penser que jamais, jamais plus en ce monde !... Oh ! il faut prier, prier, prier... tout est là.
« Ne soyez point en peine de moi, si ce n'est quand vous penserez à mes pauvres garçons. C'est leur salut que j'ai en vue. Ils sont maintenant pieux et d'une rare innocence; mais que cela est vite perdu!... Eh bien! Dieu, Dieu seul, il nous aidera... Il n'est pas possible, à ce qu'il me semble, que l'abbé Plunkett ni que M™* Barigazzi^ soient encore en vie. Souvent je pense à eux et au docteur Tuccoli, qui, lui, je le sais, est parti. Et votre chère mère, et Camilla-? Ah ! Antonio , tant et tant de souvenirs de ma part
' M™' Barigazzi , la mère de M™* Antonio Filicchi. ^ Camilla, une des sœurs de Filippo et d'Antonio.
.iii ki.i/ai;i;tii skton
pour eux tous ! Je me souviens de chacune des personnes que j'ai vues à Livourne, les domestiques, It'urs noms, absolument comme si je les avais vus hier; et de tous, avec gratitude pour leurs bontés! Je n'ai plus revu M. Verger depuis qu'il a quitté Baltimore. J'ai su par lui que la Signora Maria était en meilleure santé. Je vous en prie, rappelez- moi le plus tendrement à elle. Oh ! quand je pense à sa bonté et à votre tendresse à vous tous pour la pauvre étrangère , je voudrais répandre mon cœur à vos pieds.
« Je ne le connais pas , ce monsieur N*** qui a promis de se charger de la lettre que voici. Vous parviendra-t-elle jamais? C'est bien douteux, »