CHAPITRE XXIV
hauteur. Les fenêtres du second étage sont carrées avec croisillons en pierres, celles du rez-de-chaussée ont des meneaux avec chaperons. Les murs latéraux sont soutenus par des arcs-boutants.
Du côté de l'est et de l'ouest, le pensionnat et la chapelle, se reliant avec le logis des Sœurs, forment une cour intérieure ouverte seulement à l'exposition du raidi. Cette cour est entourée d'un cloître qui communique à la chapelle.
Le nouveau pensionnat a été construit dès l'année 1841, quand la prospérité croissante de l'école des Sœurs nécessita de nouveaux agrandissements. Il se compose d'un vaste bâtiment à trois étages, et se rejoint à l'extrémité de l'ancien pensionnat du côté du levant. On l'a surmonté d'une coupole et d'un belvédère , d'où la vue embrasse un horizon immense. Sur les terrains qui font face au nouveau pensionnat, s'est élevé, en 1 845 , dans le style ogival , un oratoire dû à la piété des anciennes élèves. Elles l'ont fait ériger au moyen de souscriptions dont elles ont fait les frais, et elles ont demandé qu'on lui donnât le nom de chapelle de Notre-Dame-de-la-Yallée.
Après nous y être attardés si longtemps et y avoir attaché notre cœur, nous ne la quitterons pas, cette vallée d'Emmettsburg, sans visiter l'humble maison qui fut témoin des départs d'Henriette, de Cecilia, d'Anna, de Rebecca et d'Elizabeth Seton, quand toutes successivement s'acheminèrent vers le ciel. Les Sœurs ont voulu qu'elle fût transformée en orphelinat. Elle est devenue par excellence la maison des pauvres : belle destination, qui convient bien à la dernière demeure
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qu'habita l'amante de la pauvreté, l'amie des pauvres, la mère des pauvres ! Les souvenirs qui parlent de sa mémoire à jamais hénie revivent surtout en cet endroit. Les murs y retentissent de cette voix qu'ont les objets inanimés pour émouvoir nos âmes. Ce sont les pierres gui crient ici , véritablement. La petite chambre où elle a rendu le dernier soupir est consacrée par un religieux respect. Ses filles la visitent souvent. Elles ont tracé sur la muraille cette touchante inscription :
Ici, à côté de cette porte, près de ce foyer , sur une pauvre et humble couche^ mourut notre chère sainte mère Seton, le \ janvier 1821. Elle mourut dans la pauvreté , mais riche de sa foi et de ses bonnes œuvres. Nous qui sommes ses enfants , puissions-nous marcher sur ses traces, et partager un jour sa félicité ! Amen.