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M. CarroU . lorsqu'il apprit de lui qu'il allait partir, en eut un extrême regret, « Ce bon évêque, dit M. Garnieri, versa des larmes, et le jour de mon départ il ne voulut voir personne, et ne sortit pas de sa chambre, même pour prendre son repas. » Nommé supérieur général en 1826, M. Garnier gouverna la Compagnie de Sainf-Sulpice pendant vingt ans. Il mourut à Paris, le 16 mars ISiS.
KûBERi HiLL, Dominicain, missionnaire dans TOhio , était un protestant con\erti, capitaine de la garde royale dans l'armée britannique avant d'être prêtre. Retiré du service, et fixé en Flandre près du couvent des DomiBicains de Bornhein, quelques visites qu'il lil à ces leligieux détruisirent les préjugés qu'il avait eus jusqu'alors contre l'Église catholique. Il fit son abjui'ation à Rome, et entra dans l'ordre de Saint-Dominique, en même temps que sa femme, également convertie , se retirait dans une maison religieuse. En 1806 , ayant obtenu de rejoindre le P. Edouard Fenwick dans l'Ohio, il prit part à tous les travaux de cet apôtre. En 1828, le P. Hill succomba à la suite des fatigues qu'il avait endurées dans une mission chez les Sauvages du côté du lac Erié. « C'était, écrivait son évêque, le meilleur de mes missionnaires, le plus instruit, le plus éloquent, le plus zélé ; il était un des plus remarquables prédicateurs des États-Unis. »
Antoine Kohlmaxn , de la Compagnie de Jésus , né à Kaiserbergprès Colmar, en 1771. ordonné prêtre à Fribourg, en Suisse, en 1796. Envoyé aux États-Unis en 1805, il fut, tant que vécut M. Carroll, son coopérateur en ses grandes entreprises. C'est lui qui fonda sur les bords du Potomac , presque aux portes de Washington, le collège de Georgetown, dans le district de Columbia2, l'un des établissements les plus importants dus à
1 Notice sur M. Emery.
i Le district de Columbia est un petit territoire di' dix milles carrés, situé sur les deux rives du Potomac. Ce territoire a été détaché du Marylaiid et de la Virginie , et rendu indépendant de ces deux États, et de tous les autres Etats de la république, pour la tenue libre du congrès et la résidence du président et de tous les autres officiers du gouvernement des États-Unis. Washington en est la ville principale.
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riiiitiii(i\(' (le M. Caridll. Successivement inissioiinaiic iiiaidc (les mtvices. suitôriour de la mission do New-Vork , pasteur en cette ville de la paroisse deSaint-IMcrre, il fut rapfjelé des États- Unis après y avoir résidé pendant di\-liuit ans. Il mourut à Rome, en 183G.
L'intrépidité d'Antoine Kohimann, sa fidélité A l'inviolable secret de la confession, donna lieu , dans l'année 1813, à un fait qui eut un grand retentissement aux États-Unis, et qui amena la Cour sui)rème de justice à étendre jusqu'au secret de la confession la liberté de conscience.
Un frère d'Antoine Kolilmann, de la Compagnie de Jésus de même que lui, l'assista pendant plusieurs années, comme vicaire de la paroisse de Saint-Pierre à New-Vork, et fut ensuite appelé à Georgetown, où il mourut en 1838, à l'âge de soixante-huit ans.
Michel Levadoux, de la Compagnie de Saint-Sulpice, directeur au séminaire de Limoges, s'offrit à M. Emery, en 1791. pour coopérer avec M. Nagot à la fondation d'un séminaire aux États-Unis. Dans la première année où le séminaire de Baltimore fut ouvert , les difficultés d'un nouvel établissement engagèrent M. Carroll à changer la destination de quelques-uns des auxiliaires de M. Nagot, et à leur assigner des postes dans les missions. M. Flaget, appelé dans l'Indiana, M. Richard dans le Missouri, et M. Levadoux, désigné pour rillinois , partirent en même temps , et firent route ensemble jusqu'à Louisville, qui n'était alors qu'un pauvre village du Kenlucky. Là ils se séparèrent. M. Flaget et M. Levadoux se confessèrent l'un l'autre au pied d'un arbre, puis se dirent adieu en pleurant; M. Levadoux et M. Richard continuant à descendre l'Ohio pour se quitter au bout de quelques jours. M. Levadoux se consacrait depuis trois ans à la vie de missionnaire , quand M. Carroll le rappela à Baltimore, où il remplit les fonctions de procureur dans le séminaire. En 1803, M. Emery le redemanda pour la France. Il mourut en 1815, supérieur du séminaire de Saint-Flour.
Mathias Loras, N. Chalon, Michel Portier, prêtres français du diocèse de Lyon, tous trois missionnaires dans l'Ala-
bama, furent de ceux qui vinrent, en 1817, d'Europe en Amérique avec M. du Bourg.
En 1826, PAlabama et les Florides furent détachés du diocèse de Saint-Louis pour former un vicariat apostolique , qui , trois ans plus tard, en 1829. fut érigé en cvêché. M. Michel Portier, d'abord vicaire apostolique, devint évêque du nouveau diocèse. Il mourut en 1859. à Mobile.
En 1837, le diocèse de Dubuque fut nouvellement érigé sur les territoires de l'Iowa, qui cessèrent d'appartenir au diocèse de Saint -Louis du Missouri. M. Mathias Loras fut nommé cvèque de Dubuque. Il mourut la même année.
Robert Molyneux , — Viscount Sefton , — de la Compagnie de Jésus , né à Fornby — Lancashire , — en 1733. Lorsque la Compagnie de Jésus eût été reconstituée en Amérique, en 1806, il fut désigné comme supérieur de toute la mission. Depuis de longues années déjà il travaillait au salut des âmes dans le Maryland.Ses premiers collaborateurs furent Jean Grassi, qui devint plus tard son successeur; Pierre Epinette, Adam Britt, Maximilien de Rantza\\-, Pierre Malou et Jean Henry. Robert Molyneux, par humilité, avait décliné l'offre que lui avait faite l'évêque de Baltimore de l'associer aux travaux de son épiscopat. Il mourut, en 1808, président du collège de Georgetown.
Jean-François Moranvillé, né à Cagny, près d'Amiens, en 1760, missionnaire du Saint-Esprit. Son apostolat commença dès l'année 1784, chez les pauvres nègres de Cayenne à la Guyane, où il avait été envoyé en même temps que M. Duhamel, — le pasteur d'Emmettsburg.' — Quand la révolution éclata en France, ses fureurs poursuivirent les prêtres du Seigneur jusqu'au fond des colonies. M. Moranvillé chercha un refuge aux États-Unis, dans le Maryland, ou il vécut d'abord en donnant des leçons de géographie et de français. Lorsque la langue anglaise lui fut devenue familière , il vint offrir à M. Carroll les services de son ministère. M. Carroll l'attacha à la paroisse de Saint-Pierre. Plus tard, après que M. Garnier eut quitté Saint-Patrick et que son successeur immédiat. M. Floyd.eut succombée la fièvre jaune, M. .Moranvillé fut uuminé curé de cette paroisse, qu'il
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administra |i(Mulaii( \iiiglaiis ascc un /èlc cl un drAouonient sans égal. Plusieurs fois il fut atteint de la fièvre jaune en prodiguanf des secours aux malades , et ce fut contre toute attente quMl éciiappa à la mort. Sa santé cependant s'altéra au point qu'il fut obligé de nMioncer à conduire son cher troupeau. Le l""" octobre l.S28ilquiltait Balfimore;le 17mai1<S24,il mouraitàAmiens.
Fkan(;.ois-Ch aki.es Nagot, né à Tours en 1734. Prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpiee , supérieur à Paris de la communauté des Robertins, — une des annexes du séminaire de Saint- Sulpice. — Ce fut lui que M. Emery chargea, en 1791, d'aller en Angleterre négocier l'établissement de la Compagnie aux États- Unis. Désigné, dès lors, comme supérieur du futur séminaire de Baltimore, M. Nagot s'embarqua avec MM. Tessier, Antoine Garnier et Levadoux, à Saint-Malo, le 8 avril 1791. Arrivé à Baltimore le 10 juillet, il y acheta au i)rix de 2,266 dollars, — environ 1 1,000 francs, — quatre ares de terrains y attenant, hors la ville. C'est là que, dès le mois de septembre suivant, fut installé le séminaij'e de Sainte-Marie, le premier et le plus renommé séminaire des États-Unis. M. Nagot en fut le supérieur jusqu'en 1810. Il mourut en 1816, dans cette maison qu'il avait fondée et qu'il laissait prospère après l'avoir conduite à travers les difficultés inséparables de tout commencement. Père du clergé des États-Unis, sa mémoire est en vénération.
N. DE Nekere, de la Congrégation de la Mission, — Lazariste, — né en 1803 à Vehvegen, au diocèse de Gand ; l'un des prêtres qui vinrent d'Eui'ope en Amérique, en 1817, avec M. du Bourg. Occupé pendant douze années dans les missions du Missouri, il devint évèque de la Nouvelle-Orléans, en 1829. Il mourut de la fièvre jaune, le i septembre 1833, «à la fleur de son âge. mais consommé dans toutes les vertus, possédant surtout la plénitude de la charité. Sa mort fut une perte immense pour rÉgUse de la Louisiane , qui espérait encore jouir longtemps du bonheur de posséder un pasteur orné de toutes les vertus qui font les saints, et des fortes connaissances qui font l'homme savant i . »
1 Lettre de M. Odin, missionnaire apostolique, niiirs iS:$i. Voir Annales de a propagation de la foi, n" .\X.\V11, année ISSi.
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Le don des langues avait été accordé à l'évèque de la Nouvelle-Orléans, qui parlait avec une égale facilité l'anglais, le français, l'italien, l'allemand . l'espagnol, le flamand, et qui mettait à profit ce rare avantage pour exhorter et instruire ses brebis, d'origines très-diverses poui- la plupart.
Charles Nerinckx , prêtre du diocèse de Matines, attaché à la mission du Kentucky pendant vingt-deux ans , à partir de l'année 1804. Il fonda, en 181î2, au village de Loretta — dans le comté de Washington, à 12 milles de Bardstown. — une communauté de religieuses qui prirent le nom d'Amantes de Marie au pied de la croix ^. Ces religieuses se consacrent à l'éducation des filles et aux soins des orphelins. Leur règle et leur vie extérieure sont d'une extrême austérité. Elles comptaient cent trenlecinq religieuses professes dès l'année 1828.
M. Nerinckx mourut en 1824. «C'était, a dit son biographe, le D"" Spalding, — aujourd'hui archevêque de Baltimore, — un prêtre savant et humble, content d'être enterré, lui et tout son savoir, dans le désert, parmi des hommes qui ignoraient même ce que c'est que le savoir. »
J.-M. Odin , prêtre de la Congrégation de la Mission — Lazal'iste. — Son évêque, M. Rosati, parlant de lui , l'appelle « un des présents les plus précieux que le diocèse de Lyon , pépinière féconde de missionnaires, ait faits au diocèse de Saint -Louis du Missouri. » Il arriva dans la Louisiane en 1822, n'étant encore que simple diacre, et fut ordonné prêtre au séminaire de Sainte- Marie des Barrens , dont il devint supérieur dans la suite. Ses premières missions le conduisirent au lieu dit la Prairie-du- Chien, près de l'embouchure du Visconsin, parmi les Sauvages Sioux, les Chippeways , etc.
En 1841, M. Odin était à la Nouvelle-Orléans, chez M. Antoine Blanc, l'évèque du diocèse. Nous lisons ces mots dictés par son humilité , dans une lettre qu'il adressa de là au supérieur de sa Congrégation. « Quelle fut ma surprise, en arrivant auprès de sa Grandeur, d'apprendre que j'étais nommé coadjuteur
' The Frienis of Maty al Ihc foui of Ihe eruss.
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du Détroit ! Lo désir de Sa Sainteté était ([iic j'accc|ttasse sans hésiter un fardeau si redoutable. Je ne j»iis m\> déterminer. La conviction intime de mon indifjnité me fit renvoyer les bulles. » M. Odin, qui croyait avoir écliappé par son refus à la dignité épiscopale, dut accepter depuis, le vicariat apostolique du Texas , avec le titre d'évèque de Claudiopolis in partihus.
Chaulks Van Qiickenbokn, prêtre belge, de la Compagnie de Jésus, l'un des plus infatigables et des plus dévoués missionnaires de son temps et de son ordre. Une de ses œuvres les plus importantes a été la fondation qu'il fit, en 1822, à Florissant, d'une mission spéciale pour les Sauvages du nord et de l'ouest du Missouri. Il vint alors du Maryland , faisant la route à pied par des chemins presque impraticables et des pays à demi inondés. Le P. Temmermann l'accompagnait, suivi de cinq jeunes novices , qui appartenaient également à la Compagnie de Jésus. Parmi ceux-ci se trouvaient Pierre de Smet , le futur apôtre de rOrégon , du Kansas, et des contrées sauvages situées au pied des montagnes Rocheuses ; contrées habitées par les redoutables tribus indiennes, les Têtes-Plates, les Pieds-Noirs, etc. etc. Charles Van Quickenborn mourut au Portage des Sioux, en 1837, après vingt années de travaux, ayant commencé en 1817 ses missions chez les Sauvages.
Gabriel Richard, né à Saintes, en 1767, petit-neveu par sa mère, Marie-Geneviève Bossuet, du grand évêque de Meaux. Ordonné prêtre en 1791, au séminaire de Saint-Sulpice, il fut envoyé en Amérique peu de mois après. M. Carroll le chargea d'abord de la mission de l'IUinois, et le nomma en 1798 supérieur de la mission du Michigan . dont le centre est la ville de Détroit. Cette étendue de pays, plus vaste que la France et l'Espagne réunies, forma dans la suite le diocèse deBardstown. Les catholiques n'y avaient alors que trois prêtres. Dans la guerre des États-Unis avec l'Angleterre , en 1813 , les Anglais firent M. Richard prisonnier, et l'envoyèrent à Sandwich dans le haut Canada, où son zèle ne fut point oisif. Il était missionnaire depuis près de quarante ans. lorsqu'en 1823 il fut élu représeii-
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tant au congrès des États-Unis. Il est le j)reraier prêtre catholique qui ait été appelé à cet honneur. En maintes occasions, il lui arriva de prendre la parole devant le congrès. Il s'exprimait en anglais avec peu de facilité ; mais un de ses collègues venait à son secours: l'illustre Henry Clay se chargeait de traduire et de commenter pour l'assemblée les arguments du missionnaire. M. Richard mourut en 1832, à Détroit, victime de son dévouement en soignant des malades atteints du choléra.
Un des apôtres des contrées qui avoisinent les lacs Supérieur. Erié , Michigan, etc., M. Frkdéric Rézé, prêtre allemand, ancien élève de la Propagande , qui devint en 1834 évêque de Détroit , fut , pendant plusieurs années , grand vicaire de M. Gabriel Richard.
C'est à l'occasion d'un voyage que fit à Vienne en Autriche . en 1829, M. Rézé, alors vicaire général du diocèse de Cincinnati, que la célèbre association Léopoldine fut fondée. Établie pour soutenir d'une manière spéciale les missions catholiques d'Amérique . cette œuvre eut pour premier protecteur l'archiduc Rodolphe, cardinal . archevêque d'Olmutz. frère de l'empereur François II.
Joseph Rosati, né en 1789, à Sora, — royaume de Naples, — prêtre de la Congrégation de la Mission. — fut, à partir de 1816, l'auxiliaire de Félix de Andreis en tous ses travaux. M. Rosati arriva aux États-Unis en 1813 , amenant sous sa conduite les cinq missionnaires que la maison de Saint-Lazare envoyait aux États-Unis, à la demande de M. du Bourg, pour fonder une colonie sur les bords du Mississipi. Arrivés sur cette terre lointaine, l'évêque assigna à ses nouveaux auxiliaires une place déserte au milieu des forêts encore vierges, avec la charge d',\ élever le premier séminaire de la Louisiane, et d'assurer, par la formation d'un clergé indigène , le maintien et la propagation de la foi. Des troncs d'arbres superposés, couverts d'un toit de chaume, abritèrent d'abord les ouvriers évangéliques ; des fèves sauvages cueillies dans les bois furent leur seule nourriture. Ils mangèrent leur pain à la sueur de leur front, comme les apôtres des premiers siècles. Telle fut, dans les commencements, la \ic des fondateurs du séminaire de Sainte-Marie des
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lianviis et de la ville qui se ^M'oii|ia Iticndil alentour. Dieu bénit leurs travaux : en moins do vingt ans ils avaient donné einquanto-trois prêtres ft l'Église d'Amérique.
En 1S23. M. Rosati devint roadjuteur de M. Dubourg, évêque de la Louisiane; et en lS:2o, la partie sud-ouest du diocèse de la Louisiane axant été dctacbée du reste du diocèse pour former un vicariat apostolique, il fut choisi pour le gouverner. L'année d'après, il fut élevé au siège épisco[)al de S,iin(-I/niis, nouvellenient érigé. Les limites de ce diocèse com[)renaien( les États du Missouri et de l'Illinois, l'Arkansas, l'Orégon, et les territoires du Kansas habités par les tribus Osages. M. Rosati mourut en 1843.
JkaxTf.ssier, né en 1758, à la Chapelle-Blanche, dans le diocèse d'Angers, prêtre de la Compagnie de Saint-Sul[»ice, professeur au séminaire de Viviers, fut un des compagnons de MM. Nagot, Garnier et Levadoux, lorsqu'ils s'embarquèrent poui' l'Amérique en 1791. Fixé avec eux à Baltimore, il fut d'abord professeur de théologie au séminaire de Sainte-Marie, puis il y eut la charge du temporel. En 1810. il succéda comme supérieur au vénérable M. Nagot. Il continua de gouverner le séminaire jusqu'en 1829. Pendant son administration, le ministère extérieur l'avait occupé très-activement; il s'était particulièrement dévoué aux hommes de couleur. Après avoir pris sa retraite, il ne cessa de leur montrer le même intérêt jusqu'à sa mort, qui arriva en 1840.
John Thaver, né à Boston, dans le Massachusetts. Élevé par les calvinistes, puis affilié à la secte des puritains, il exerça pendant deux ans les fonctions de ministre dans sa ville natale. En 1790, visitant l'Italie et se trouvant à Rome, l'impression qu'il reçut de plusieurs guérisons miraculeuses obtenues par l'intercession du B. Joseph Labre détermina le commencement de sa conversion. Il devint catholique à Rome, prêtre à Paris, et missionnaire en Amérique, au lieu même où il avait naguère enseigné l'erreur. Ses discours et ses écrits opérèrent un grand nombre de conversions. Il prêcha la parole de Dieu au Canada, séjourna comme missionnaire dans le Kentucky, et parcourut tous les États-Unis. Il quitta l'Amérique en 1S03, et mourut « chéri et vénère » à Limerick, en Irlande.
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Jacques Olivier Van de Veldk, de la Compagnie de Jésus, né dans la province d'Anvers, en 1793. Missionnaire au Missouri à partir de Tannée 1<S17, avec ses confrères et ses compatriotes, les PP. Vax Qlickenbor.n , N. de Thelx, VerhjEGEn, Jean- Antoine Elet, Van Assche , etc., évêque de Chicago en 1848: puis évéque des Natchez en 185:2, il mourut en cette ville, atteint par la fièvre jaune, en 1853.
On remarquera [)eut-étre que nous n'avons fait mention d'aucun missionnaire pour l'État de Virginie. Il nous suffira pour expliquer ce silence, de citer ce qu'écrivait, en 1830, M. Whilfield, l'archevêque de Baltimore : « Si le Maryland est l'État le plus favorisé en ce qui regarde la religion, la Virginie, qui est aussi sous ma juridiction, est l'État qui l'est le moins. Sa population, d'après le recensement de 1820, s'élève à un million soixantecinq mille habitants , sur un territoire de soixante-quatre milles carrés. Néanmoins nous n'avons que quatre prêtres en cet État , et il ne fournit pas les moyens suffisants pour y en envoyer un plus grand nombre. A Richmond, — capitale de l'État de Virginie , — nous n'avons qu'une petite église construite en planches, où se rend le peu de catholiques qui se trouvent en cette ville. Norfolk a une église et deux prêtres. Le nombre des catholiques dans ces deux villes est d'environ six cents. »
Aux noms des missionnaires que nous avons cités , nous ajouterons ceux des pères trappistes : Urbain Guillet, J. Dixand et Thomas Flvn, émigrés aux États-Unis en 1803, avec vingttrois autres religieux de leur ordre , Pères ou Frères lais. Ils se fixèrent successivement dans la Pennsylvanie à Florissant, dans le Missouri, et à Sainte-Marie dans le comté de Charles, desservant les congrégations catholiques , et répandant autour d'eux la consolation et l'édification. Malheureusement, en peu d'années la maladie décima leurs rangs. Les survivants d'entre eux retournèrent en France à l'époque de la Restauration. Les Trappistes ont actuellement deux établissements aux États-Unis : l'un proche Dubuque dans l'Iowa ; L'autre proche New-Haven, à environ dix milles de Bardstown, dans le Kentucky.
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NOTK 17
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THUSCIS LITTORIBUS INVEXIT
INDICI KOEDERIS CONSULATUM LABRONE GESSIT
GRAVISSIMIS ITALLE TEMPESTATIBIIS
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1.ATIMS ITALIS ANGLICIS HISPANICIS GALLICIS LITTERIS ERtOITLS
RELIGIONE PRl'DENTIA COMITATE CONSPICILS