‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 142 sur 226 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Si la portée de tout acte doit se mesurer au résultat qui Ta suivi, nous dirons, sans hésiter, qu'on ne saurait trop estimer l'importance de cet acte constitutionnel. John Garroll, qui, sans y avoir attaché son nom, y contribua pour une si grande part , a exposé dans un de ses écrits les motifs qui concoururent à le produire. Ce qu'il n'a pas dit, ce que lui seul, assurément, n'a pas vu, c'est combien l'autorité de son caractère et l'influence de sa parole éloquente eurent d'effet pour persuader et pour éclairer les hommes les plus éminents dans les conseils du pays : les Franklin et les Washington , liés d'amitié avec lui 1, aussi bien que les Garroll de Carrollton et les Fitz - Simmons ,

d'indépendance,— Thomas Fitz- Simmons, membre du congrès alors réuni pour la revision de la constitution; George Me,ade, et Dominick Lynch.

1 From his exalted worth as a minister of God, his stainless char acier as aman, and, above^all, his disiinguished services as a patriot of the révolution, DT Carroll stood high, very high, in the esteem and affections of the pater patrle. « A cause de son mérite éminent, comme ministre de Dieu; de son caractère sans tache, comme homme privé; et surtout à cause de ses services signalés, comme patriote, à l'époque de la révolution, M. Garroll tenait un rang élevé, très élevé, dans l'estime et dans les affections du père de la patrie.» — Lettre adressée par feu l'honorable George Washington Parke Gustis , neveu de Washington, au Rev. G. J. White, l'auteur de Sketch of the origin andproh. 9

ses parents ou ses amis, et ses coreligionnaires.

Lorsqu'il avait commencé à conduire son Église, John Carroll l'avait trouvée pauvre, persécutée, à peine organisée; il la laissait florissante, en pleine vitalité et progrès, avec ses évêques, son clergé déjà nombreux, sa population plus que décuplée, ses couvents, ses séminaires , ses collèges. Il avait bien travaillé, cet ouvrier de la première heure, parvenu maintenant à sa quatre-vingt-unième année; sa vigne abondait en fruits. Le temps était venu pour lui d'aller recevoir son salaire. Une longue maladie le préparait à paraître devant son Juge miséricordieux. Ses souffrances, devenues très grandes, ajoutaient à ses mérites; elles n'altéraient ni sa patience ni même sa sérénité. Il aperçut, sans qu'on l'eût averti, l'approche de sa dernière heure. Il demanda alors qu'on retendît par terre ; et c'est ainsi qu'il expira, dans l'attitude de la plus profonde humilité. Il avait

gress ofthe calholic Church in the U. S. of America .Voir ce livre, déjà cité.

L'éloge de Washington fut prononcé, après la mort de ce grand homme, par John Carroll, dans la cathédrale de Baltimore. C'est là qu'on peut trouver l'expression des sentiments que de son côté le père de la patrie avait inspirés à l'évêque catholique. Voir Biographical Sketch of the most Rev. John Carroll, by John Carroll Brent.

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