‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 184 sur 226 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

de Notre-Seigneur, le plus joyeusement. Que seulement mon Richard se conduise bien, je n'ai pas d'autre souci. William, pendant le temps qu'il a passé ici, a édifié et charmé tous les amis de ses jeunes années , par sa conduite , des plus sage et des plus chrétienne. Kitty, mon unique fille maintenant, est appréciée et chérie de tous pour sa piété et pour sa bonne conduite. Vous voyez donc, cher Antonio, que je puis bien dire, et de tout mon cœur: Que ta volonté soit faite/

« Tendresses et bénédictions de votre dévouée petite sœur.

WILLIAM SETON A SA MERE

A bord du Macedonian.

Boston, 18 novembre 1818.

(( Ma mère chérie, j'ai reçu hier votre chère lettre, juste comme le bâtiment se préparait à appareiller; l'équipage sur le pont, pour hisser les perroquets et carguer les amarres , par une belle brise. Avant la nuit, je devrai dire adieu aux États-Unis. L'endroit le meilleur pour m'adresser vos lettres sera, je le pense, Valparaiso , dans la province du Chili.

« Mère bien-aimée , si vous pouviez voir en mon cœur, vous n'y trouveriez rien que votre

cher vous-même, avec ces êtres bien-aimés qui sont groupés autour de vous. J'ai le cœur gros; mais il faut que je fasse effort pour empêcher les pensées décourageantes de se faire jour dans un moment comme celui-ci... 11 faut que je me rende à mon poste sur le pont; je ne puis rien ajouter... Que Dieu vous bénisse, et nous accorde de nous retrouver encore ensemble!... Je vous écrirai par toutes les occasions. Le pilote se charge de cette lettre. Adieu.

Votre cher William. »

WILLIAM SETON A SA MERE

Valparaiso, 13 mars 1819.

« Sitôt notre arrivée ici, je vous ai écrit par un brick anglais, en partance pour Rio-Janeiro ; et depuis lors , aucune occasion ne s'est offerte. Ceci va partir par un baleinier du Nantuket. Que Dieu accélère son voyage, et le ramène, lui, sain et sauf, en sa maison, près de sa femme et de ses petits enfants ! Cette espérance d'un prompt retour en son pays, combien je la lui envie! Je puis bien vous l'assurer, mes pensées, nuit et jour, sont constamment avec vous et ma chère Kit. Quelquefois, pendant mes quarts de nuit, je m'imagine que le Macedonian est arrivé à bon port aux Etats-Unis. Le voici, salué

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