CHAPITRE XXÏII
et ceux encore qui ont été bons pour moi. N'oubliez pas de présenter mes respects à la sœur Sarah, Ellen et Rosaline. Je ne saurais maintenant penser avec indifférence à aucune des personnes que j'aie jamais vues près de vous; à plus forte raison à celles qui, je le sais, sont aimées de vous. Rappelez-moi aussi à mes amis de la montagne, si vous en avez occasion, à MM. Hickey, Doyle, G. Elder, E. Elder, Heyden, etc. — Je vais essayer d'écrire à Richard, si je le puis, par cette même occasion. Je vais commencer une lettre, dans tous les cas. Si j'ai à la finir une autre fois, elle sera plus longue. Rappelez-moi à lui le plus tendrement. »
ELIZABETH SETON A ANTONIO FILICCHI
29 juin 1819.
« Mon Antonio, à jamais cher,
« Mes remerciements les plus reconnaissants pour votre lettre au sujet de Richard. Vos paroles sont un vrai baume au cœur d'une mère. Je ne vous dis pas ceci pour vous forcer de m'é-
des fonctions de supérieur du collège ecclésiastique de l'Amérique du Nord. C'est en 1878 qu'il a été appelé de Rome à l'Indiana. R. de B.
crire encore dans mon barbare anglais, comme vous l'appelez; mais seulement pour dire à votre cœur un seul mot, entre les mille tendresses que votre pauvre petite sœur voudrait lui dire, pour le remercier de ces bontés sans fin, qui ne diminuent pas à mesure que marche le temps; mais qui, au contraire, vont augmentant, augmentant toujours, véritable trésor pour l'éternité, je l'espère !
« Ce matin, à mon heureuse communion du jour de saint Pierre et saint Paul , tant de réflexions et d'affections ont rempli mon cœur, que le seul moyen qu'il a trouvé d'exprimer sa gratitude et son amour pour la glorieuse foi à laquelle vous m'avez amenée, — il y a quinze ans maintenant, en 1804, — a été de demander à Notre -Seigneur, non seulement de récompenser pleinement mon Antonio de ses soins et de ses peines pour moi, mais encore de m'accorder, — ah ! avec quelle ferveur je lui ai fait cette demande! — de m'accorder de souffrir à votre place tout châtiment que vous auriez pu encourir pour quelque péché que ce fût en votre vie; afin que je puisse au moins vous rendre quelque chose de cette dette immense que je vous dois, et sous tant de formes.
« J'ai écrit ce que vous désiriez à notre saint évêque de Boston. Il m'a parlé souvent de