CHAPITRE XXIV
qui dormait. Elle s'approcha doucement, posa la fleur sur l'oreiller, à côté de sa fille endormie, et se retira sans faire de bruit. Quelques moments plus tard, on lui remit un petit billet tracé au crayon. Elle y trouva ces stances qui lui étaient adressées :
« The morning was beautiful , mild and serene, AU nature had waked from repose :
Maternai affection came silently in, And placed on my bosom a rose.
« Poor nature was weak and almost prevailed
The wearied eyelids te close ; But the soûl rose in triumph and joyfully hailed
The sweet queen of flovers, the rose.
« Whitsuntide was the time, 't was the season of love, Methought the blessed Spirit had chose
To leave for a while the sweet form of a dove , And come in the blush of the rose.
« Come, heavenly Spirit, descend on each breast,
And hère let thy blessings repose As thou once didst on Mary, the temple of rest;
For Mary 's our mystical rose.
« 0 pray every rose that springs forth evermore
Enkindle the hearts of ail those Who wear it or see it, to bless and adore
The hand that created the rose ! * »
L'occupation la fatiguait. Elle ne lisait presque plus, elle qui eût retrouvé dans son inac-
i « Le jour était brillant, paisible et radieux, Le ciel de ses rayons se parait, et la terre
tion tout le temps de lire. Quelquefois, elle parcourait des pages qu'elle connaissait par cœur. Nous l'avons vue, du temps qu'elle
Chantait en s'éveillant sa joyeuse prière , Quand l'amour maternel, d'un pas silencieux,
A mon chevet dépose ,
En passant une rose!
« Longtemps j'avais langui sur mon lit de douleurs, Et déjà je sentais ma paupière brûlante S'abaisser sous le poids de l'âme défaillante; Mais soudain j'aperçois cette reine des fleurs.
De mes pleurs je l'arrose,
La douce et fraîche rose!
« Venais-tu remplacer la colombe, en ce jour *? L'Esprit-Saint t'aurait-il à ce dessein choisie ? Éclose au doux matin de la saison fleurie , Ton éclat, tes parfums, proclament son amour.
Oh! dis-moi s'il repose,
Fleur, sous ton voile rose?
« Descends, céleste Esprit , demeure auprès de nous; Répands sur nous tes dons de grâce et de lumière, Comme au jour où tu vins vers Marie, notre mère; Vierge, mystique fleur du jardin de l'Époux,
Dont le regard se pose
Toujours sur cette rose!
Et toi, fleur d'ici-bas, pourpre, suave odeur, D'amour et de piété dans nos cœurs sois l'image. Adorons l'Éternel en voyant son ouvrage. Lui, l'auteur de tout bien, le divin Créateur,
A l'aimer nous dispose ,
En nous donnant la rose! »>
i Un des jours de la Pentecôte.