‹ Elizabeth Seton et les commencements de l'église catholique aux Etats-UnisChapitre 21 sur 226 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

jusqu'à quel point vous voulez nous donner votre concours.

Il faut encore que je vous dise que l'idée du bâtiment projeté comporterait rétablissement de deux maisons distinctes : une pour les enfants riches, qui demandent à recevoir une éducation complète; l'autre pour les pauvres et pour les personnes qui pourraient être em-

s dans la manufacture, et aussi pour les infirmes. Il est inutile de vous dire combien je sens que je suis téméraire, mon cher Filicchi, en disant tout ceci. Mais vous en savez le motif, qui explique tout.

'est M. Matignon, de Boston, auquel Antonio m'a dit de m'adresser en toute occasion, ainsi qu'à M. de Cheverus, renommé, qui a suggéré l'idée de ce plan pour

bien avant que la personne en question ' y eût jamais songé. Pour ma part, je tare suis invariablement tenue sur la réserve . évitant même d - nger volontairement à aucun projet de cette nature: car je sais bien que si le projet qu'on a doit vraiment se réaliser, ce ne sera que par Dieu seul. Mon père spirituel, M. du Bourg, a toujours dit la même chose: - yêz tranquille. Dieu manifestera ses intentions à son heure, i Que la sainte et bien-

1 If. Cooper.

heureuse volonté soit faite!... Dans ma lettre précédente, je vous demandais si vous ne pourriez pas assurer la garantie de votre propriété, et faire bâtir quelque chose sur les terrains donnés par M . du Bourg , des terrains de grande étendue. Si vous vous y décidiez , ces Messieurs pourvoiraient aux dépenses nécessaires pour nous établir, et pour entretenir celles des personnes âgées et des enfants qui ne seraient pas en état de s'entretenir elles-mêmes. M. Malignon donnerait un directeur à rétablissement. Si vous pouviez savoir quelles bonnes et excellentes âmes soupirent déjà pour l'avoir; si vous pouviez les voir et les connaître, elles exciteraient l'intérêt de votre cœur, toujours si vif à désirer la gloire de Dieu.

« Mais tout ceci lui est remis !... Si j'étais appelée à faire un choix, si ma seule volonté pouvait tout décider en un moment, je resterais silencieuse entre ses mains. Oh ! qu'il est doux d'y reposer dans une parfaite confiance ! Toutefois, à la messe de chaque jour et à la communion, je lui demande de préparer votre cœur et celui de notre cher Antonio à disposer de moi et des miens, de quelque manière que ce soit qui puisse lui plaire. Vous êtes nos pères en Dieu. C'est de vos mains que nous avons reçu cette vie nouvelle et précieuse, qui est en réalité la vie véritable. Puissiez-vous , à

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