‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 104 sur 225 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

d'accord, sur ce point, avec vos principes, que j'avais toujours trouvés si sévères et si durs. Ce livre, qu'ils estiment si fort, envoie dans Vabime sans fond tous les sectateurs du Pape. L'auteur a apprécié quel en pouvait être le nombre, à partir du temps des apôtres. Le résultat de ses calculs est, ce me semble, que la plus grande partie des êtres qui ont vécu doit être plongée dans ce lieu d'horreur. Oh ! mon Dieu, les chères âmes que j'ai connues à Livourne et Yadorateur des images, et l'/fomwe dépêché, diilèrent tellement, que, sur ce point, je n'ai aucune inquiétude. Je sais si bien qui vous adorez, mon Amabilia! Cependant, il m'est resté dans le cœur une impression si pénible, si triste, que tout en est assombri, troublé. Je dis les psaumes de la pénitence, sinon dans l'esprit du prophète royal, du moins avec ses larmes. Elles se mêlent réellement à ma nourriture ; elles baignent la couche de votre pauvre amie. En même temps , je sens en moi une telle confiance en Dieu, qu'il me semble qu'il n'a jamais été si véritablement mon Père et mon tout, et à chacun des instants de ma vie. A notre prière du soir, Anna me caresse doucement, pour obtenir que je dise le Je vous salue, Marie; et les autres enfants s'écrient tous ensemble: ce Oh! apprenez-lenous, apprenez-le-nous, chère maman! » —

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Jusqu'à la petite P.ebecca, qui essaie de le balbutier, elle qui peut à peine parler. Et moi, je demande à mon Sauveur : Pourquoi ne le dirions-nous donc pas? S'il est quelqu'un au ciel, assurément ce doit être sa mère. Les anges, qu'on nous représente si souvent s'intéressant si fort à nous sur la terre, sont-ils plus compatissants, plus puissants qu'elle ne l'est? 0 Marie, notre mère! oh! non, il n'en peut être ainsi. C'est pourquoi, avec la tendresse et la confiance d'une de ses enfants, je la supplie d'avoir pitié de nous, et de nous conduire à la vraie foi si nous n'y sommes pas. Je la supplie d'obtenir la paix pour ma pauvre âme, afin que je sois une bonne mère pour mes pauvres chéris enfants; car je sais bien que si Dieu m'abandonnait à moi-même après toutes mes offenses, il serait justifié dans ses jugements. Depuis que j'ai lu ces livres, ma tête est toute bouleversée de la pensée du petit nombre de ceux qui seront sauvés; aussi, je baise l'image de Marie que vous m'avez donnée, et je la supplie d'être une mère pour moi. »

ELIZABETH A ANTONIO FILICCHI

8 septembre 1804.

« Jour de la Nativité de la sainte Vierge : j'ai fait mon possible pour le sanctifier : j'ai prié

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