‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 151 sur 225 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

du Sea-maid, capitaine Havard. Mais cela n'était pas absolument décidé. Il répète qu'il se flatte toujours que vous les accompagnerez, et finit en disant que c'est le plus grand désir de M. et M"'° Belain que vous sachiez combien ils souhaitent votre compagnie , combien ils souhaitent vivement de vous connaître. Ils savent très-bien, disent-ils , quel est votre caractère, par ce qu'ils ont entendu d'une de vos intimes amies. Vous savez quelle est la partialité des amis , Tonino .'.,.

« Imaginez combien j'ai été heureuse cette semaine sous la direction de notre très-cher évéque, favorisée le dimanche après Pâques, de la grâce que je désirais depuis si longtemps '. Votre présence seule manquait pour que tant de bonheur fût complet. M. Tisserant n'a pu se trouver là. C'est M. Kelly - qui a été parrain, par procuration, à sa place, et qui a ajouté à mes noms d'Elizabeth-Anna, celui de Marie. Ces trois noms, ainsi réunis, éveillent les pensées les plus encourageantes, et sont comme le Mémento des mystères de notre salut.— Revenez-vous? Oh! hâtez-vous, avant que notre évéque ne nous quitte, cher Antonio. Je ne vous retrouverai que pour vous voir par-

1 La grâce du sacrement de Confirmation.

2 Un des prêtres de la congrégation catholique à New- York.

tir, et après nous ne nous verrons plus jamais sur cette terre.... Il faut que cette lettre parte. Je suis forcée de me hâter, sans quoi vous me feriez encore des reproches par le prochain courrier. L'évèque Carroll dit que vous devez vous hâter autant que possible, atin qu'il paisse vous voir. »

ELIZABETH A ANTONIO FILICCHl

10 août 1806.

« Mon cœur vous a suivi à travers le passage de l'Atlantique ; et que de prières , que de prières, n'a-t-il pas offertes à Dieu, avec ferveur, pour demander votre heureuse arrivée !

c( J'ai traversé une véritable mer de chagrins et d'inquiétudes, depuis que vous m'avez quittée ; mais l'étoile pour me guider n'a pas cessé d'être brillante ; et le Maître qui commande à la tempête n'a pas cessé d'être visible. La colère des S"*, T"*, etc., en voyant que Cecilia était non-seulement catholique, mais aussi ferme que le roc sur lequel elle avait bâti, ne peut se décrire. Ils menacèrent de la faire expulser du pays, de me réduire à la mendicité, moi et mes enfants,, et encore bien d'autres menaces, — des absurdités, comme

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