‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 208 sur 225 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

nommé , qui a suggéré l'idée de ce plan pour moi, bien avant que la personne en question ' y eût jamais songé. Pour ma part, je me suis invariablement tenue sur la réserve, évitant même de songer volontairement à aucun projet de cette nature; car je sais bien que si celui qu'on a doit vraiment se réaliser, ce ne sera que par Dieu seul.. Mon père spirituel, M. du Bourg, a toujours dit la même chose : « Soyez tranquille, Dieu manifestera ses intentions à son heure. » Que la sainte et bienheureuse volonté soit faite!... Dans ma lettre précédente , je vous demandais si vous ne pourriez pas assurer la garantie de votre propriété, et faire bâtir quelque chose sur les terrains donnés par M. du Bourg, des terrains de grande étendue. Si vous vous y décidiez, ces Messieurs pourvoiraient aux dépenses nécessaires pour nous établir, et pour entretenir celles des personnes âgées et des enfants qui ne seraient pas en état de s'entretenir elles-mêmes. M. Matignon donnerait un directeur à l'établissement. Si vous pouviez savoir quelles bonnes et excellentes âmes soupirent déjà pour l'avoir; si vous pouviez les voir et les connaître , elles exciteraient l'intérêt de votre cœur, toujours si vif à désirer la gloire de Dieu.

1 M. Cooper.

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« Mais tout ceci lui est remis!... Si j'étais appelée à faire un choix, si ma seule volonté pouvait tout décider en un moment, je resterais silencieuse entre ses mains. Oh ! qu'il est doux d'y reposer dans une parfaite confiance ! Toutefois, à la messe de chaque jour et à la communion, je lui demande de préparer votre cœur et celui de notre cher Antonio à disposer de moi et des miens de quelque manière que ce soit qui puisse lui plaire. Vous êtes no? pères en Dieu. C'est de vos mains que nous avons reçu cette vie nouvelle et précieuse , qui est en réalité la vie véritable. Puissiez-vous à votre tour être récompensés par la plénitude de la divine bénédiction ! Amen un millier de fois. »

Quand nous voyons chez notre Elizabeth ce passionné désir de se dévouer aux intérêts de la religion et de la charité , joint à tant de fidélité pour faire remonter vers Dieu toutes ses pensées . inspirées par Dieu , uniquement préoccupées de Dieu, l'image ne vient -elle pas s'ofFrir à notre esprit, de cette échelle mystérieuse qui allait de la terre au ciel, avec ces anges au vol silencieux, au vol tranquille et soutenu , qui montaient sans cesse et redescendaient'?

Elle aspirait depuis longtemps à se consa-

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