‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 6 sur 225 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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nom est le même nom que le sien. On les appelle les Marie de la reine ; l'une d'elles est Marie Selon. Dans un de ses brillants récits où s'allient la fiction et la vérité historique, Walter Scott, le grand chroniqueur, s'est heureusement inspiré du souvenir de cette Marie, qui demeura jusqu'à la fin, et au péril de sa vie, dévouée à l'infortunée Marie Stuart K La fidélité à des princes malheureux se transmet parmi les Seton comme un héritage d'honneur; ils défendent la cause royale, dont ils partagent les revers; l'un d'eux, Georges, quatrième marquis de Dumferline, courtisan du malheur, dépouillé de ses biens, privé de ses titres, suit le roi Jacques dans l'exil, et meurt près de lui à Saint-Germain *.

Celle qui , par son mariage avec un descendant de ces nobles Écossais, devait donner à

1 Dans le récit de Walter Scott, le principal personnage après Marie Stuart est Marie Seton. Pour éviter la confusion qu'aurait pu faire naître la rencontre de ces deux noms, Walter Scott, puidé par sa fantaisie, a donné à Marie Seton le nom de Catherine.

2 Les Seton sont aujourd'hui représentés en Angleterre par le comte de Wiuton, pair héréditaire du Royaume-Uni, fils du feu lord Fglington, pair héréditaire d'Ecosse et pair héréditaire d'Angleterre. Les Eglington sont des Montgomery par voie de femme ; ils descendent de Henry Seton , fils du ciuquicme lord Selon, époux de l'héritière deMontgomery.

leur nom une illustration si sainte , Elizabeth- Anna Bayiey , naquit à New - Yoriv , le 28 août 1774. Son père, Richard Bayiey, cadet d'une bonne famille de la gentry d'Angleterre ', et sa mère, Catherine Charlton, fille d'un ministre de l'Église épiscopalienne -, étaient nés en Amérique tous les deux. Un malheur qu'elle ne connut point lorsqu'elle l'éprouva, atteignit dès sa tendre enfance la petite Elizabeth : la mort lui enleva sa mère vers la fin de l'année 1777. Dieu, qui la destinait à tant d'épreuves, lui infligea cette perte irréparable à un âge qui ne comprend pas la douleur. Il épargnait la sensibilité de l'enfant encore faible, pour faire la femme forte plus tard. Elle grandit ; toutes ses affections se reportèrent sur son père. Elle, et Mary, sa jeune sœur, étaient tout ce qui restait à Richard Bayiey de son mariage avec M^'^ Charlton ; mais il s'était marié une seconde fois , et il avait eu plusieurs autres enfants. Son affection et son dévouement pour les deux orphelines semblaient augmenter à mesure que sa nouvelle famille s'accroissait. A le voir si attentif et si soigneux auprès d'elles, on sentait bien qu'il espérait

1 De temps iaimémorial, les Bayky ont eu pour armes d'argent à trois tourteaux de gueules , au chef d'azur.

2 Épiscopalienne ou anglicane. Voir l'Introduction.

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