‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 62 sur 225 · CHAPITRE V loi · texte numérisé non relu

CHAPITRE V loi

L'humidité qui règne autour de nous, on la trouverait dangereuse pour une personne en bonne santé: qu'est-ce donc pour un malade comme mon William?... Ah! je sais bien que Dieu est là-haut... Commandant, qu'ai-je besoin que vos regards silencieux et le signe de votre main me montrent toujours le ciel? Si je considérais notre situation comme l'œuvre d'un homme mortel , bien loin d'être une Madeleine en pleurs, comme il vous plaît de m'appeler gracieusement, vous verriez en moi une lionne furieuse, prête à mettre, s'il se pouvait, le feu, sous vos yeux, à votre lazaret, pour en tirer mon prisonnier et lui faire respirer l'air du ciel en quelque lieu moins fatal... Emprisonner un pauvre être qui vient demander la vie à votre pays! Le garder trente jours entre ces murailles humides, avec la fumée et le vent qui souffle de tous côtés, enlève les rideaux de son lit, pénètre jusqu'à la moelle de ses os, et le fait trembler de froid, s'il veut se tenir debout seulement quelques minutes, pâle comme l'ombre de la mort! — Il faut qu'il aille à Pise pour sa santé! Ah! aujourd'hui, elles sont bien loin de Pise, ses pensées!... Mais, ô mon Père céleste, je sais que tous ces maux viennent de votre volonté ; de votre volonté, qui est toute sagesse et lumière. Nous sommes ici plongés dans les ténè-

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bres ; et nous devons vous bénir, car les desseins que vous avez sur nous sont toujours saints et parfaits, si obscurs qu'ils nous paraissent. Soyez toujours présente à notre esprit, miséricorde infinie , qui , tandis que vous permettez les souffrances de nos corps mortels, consolez et nourrissez si largement nos âmes, afin de les faire arriver à cette vie éternelle, où nous verrons très -certainement que tout ici -bas avait été disposé pour notre profit , et pour affermir notre confiance en Dieu.

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c( Achevé de lire le Nouveau Testament, que j'avais commencé le 6 octobre. Avancé la lecture de ma Bible jusqu'à Ézéchiel. Je l'ai toujours lue seule, par ordre, chapitre par chapitre. Avec William, je lis seulement les leçons marquées dans mon livre de prières. Aujourd'hui, j'ai choisi pour lui plusieurs passages d'Isaïe : il les a goûtés tellement, que pendant quelques minutes il s'est trouvé déhvré de toute souffrance et de tout souci. Vraiment, ces lectures nous sont d'un secours infaillible. William dit qu'il se sent comme quelqu'un qui serait amené à la lumière, après avoir passé plusieurs années dans l'obscurité. Jusqu'à ce jour, il regardait les Écrituy es comme

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