‹ Elizabeth Seton (volume 2)Chapitre 64 sur 225 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

lui. Tout ce qu'il peut souhaiter, il l'a maintenant à sa portée. Nous avons lu, causé, comparé le passé avec le présent , parlé des espérances célestes ; puis nous avons eu quelques bonnes heures avec notre cher Carleton, qui était venu ici pour nous donner quatre jours. Tout annonçait que nous pouvions espérer une bonne nuit: mais, à peine avais-je arrangé les coussins du sopha qui me sert de lit, que je l'ai entendu qui m'appelait pour le soutenir. A partir de ce moment, les derniers symptômes, ceux que le docteur Tutilli m'a dit devoir être les derniers, se sont manifestés. »

21 décembre.

« Une sorte de langueur s'est emparéede son esprit en même temps que de son corps. Pourtant il a dit qu'il devait sortir, qu'il voulait sortir en voiture. Le docteur Garlelach m'a dit tout bas que rien qu'à l'essayer il pourrait y rester. Mais lui refuser ce qu'il désirait était presque impossible. D'ailleurs, le docteur a dit que rien ne pouvait être pire que de le contrarier. On l'a descendu dans un fauteuil, appuyé sur des coussins que soutenaient mes bras tremblants... Nous sommes partis. 0 mon Dieu ! vous avez bien fait de me soutenir à

cette heure... Au bout de cinq minutes, nous avons été forcés de revenir, de le sortir de la voiture et de le porter sur son fauteuil, dans l'escalier et à son lit... Je ne trouve plus de paroles. »

22 décembre.

« Jour voilé de sombres nuages, mais calme. »

23 décembre.

<r La souffrance a semblé diminuer un peu. Il a encore voulu essayer d'une nouvelle sortie en voiture. J'ai pris avec moi M™^ de Tott — la dame qui nous loue la maison. — Nous sommes revenus mieux que nous n'étions partis. Il semblait mieux se soutenir. J'ai commencé vraiment à croire que ces sorties lui seraient bonnes... C'était la dernière... »

24 décembre.

« Souffrances continuelles. Pour la première fois, il ne peut plus du tout quitter son lit. Il a parlé avec tendresse de ses chers petits enfants; remercié Dieu de lui avoir donné le temps de réfléchir, de l'avoir soutenu par de si grandes consolations goûtées dans sa parole

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